Tiens, voilà l’elfe !

Il y a quelques temps, considérant les capacités de concentration de Gussette, sa faim jamais assouvie d’histoires et une grosse envie de ma part de faire avec elle un premier pas dans l’univers de Tolkien, on a commencé à lire Le Hobbit (nouvelle traduction of course)*. A raison de 10 minutes de lecture chaque soir, c’était plutôt parti pour durer un bon moment, mais je ne me faisais guère d’illusion. A considérer que Gussette accroche, ce qui n’était déjà pas gagné car le texte est autrement plus complexe que ce à quoi on a habitué nos enfants, elle lâcherait l’affaire au bout d’une semaine maxi. Eh ben je me suis royalement plantée ! Je ne me souviens plus quand est-ce qu’on a commencé mais ça date. Ça doit même faire plusieurs mois parce que là, on est en plein épisode avec Smaug (page 301 quand même). Elle a bien eu un petit relâchement au niveau de Béorn, et je n’insistais pas car je pensais qu’elle avait saturé. Jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’en fait, elle ne voulait pas que Gandalf s’en aille.

Et puis début avril, on a embarqué les enfants à Libourne, pour la convention du Dragon Libournais. Au départ c’est une convention de jeu de rôle, mais depuis quelques années, ils se diversifient pas mal, notamment autour du jeu de société, d’où la balade familiale.

Mais quand même, pour se mettre en condition, j’ai mis un album du Naheulband en fond sonore dans la radio. Et là c’est le drame ! Les enfants ont adoré. Gussette passe son temps à chanter le Nanana de l’Elfe et Alcide chante « Crôm ».

Pire ! Il a fallu lui (Alcide) mettre la chanson pour calmer une crise de nerfs l’autre jour. Jérôme est désespéré, il est en train de faire une overdose de Naheulbeuk !!!

Pour sauver la situation, Gussette nous a quand même annoncé qu’elle n’aimait pas du tout les aventures en MP3. Mais elle parle d’elfes en permanence et admire des heures durant la boîte de jeu de société éponyme.


* A ne pas faire avec n’importe quel enfant, ça risquerait de le décourager plus qu’autre chose.

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Pourquoi un « livre de bébé », ça n’existe pas ?

Comme il faut bien meubler un peu ce malheureux blog sur lequel j’ai l’impression de n’avoir plus rien à raconter, je vais tenter une formation à la lecture.

Alors ce n’est plus un constat depuis longtemps, c’est juste une évidence : la très très grande majorité des parents estiment que la lecture pour les enfants, c’est important puisque les enseignants le disent. Mais pour eux, beaucoup moins. Même pire, c’est une perte de temps*. Donc on va parler de la lecture des enfants, ce sera plus mobilisateur. Et puis surtout, c’est le sujet que j’avais envie d’aborder, na.

Je suis arrivée à la bibliothèque de Lacanau en 2005. A l’époque j’étais jeune, innocente, je ne connaissais rien du métier de bibliothécaire puisqu’en fait j’étais supposée être chargée de com’ et je me suis fiée les yeux fermés à Mme J. J’ai de la chance là-dessus, Mme J. quand elle forme son équipe, a beaucoup de choses à transmettre, et notamment sur la lecture des enfants.

Donc l’une des premières choses que j’ai apprises, c’est que les « livres de bébés », ça n’existe pas.

On le constate en moins d’une journée en bibliothèque, ces parents qui disent à leurs enfants : « Tu ne vas pas prendre ça, c’est un livre de bébé, voyons ! » **. A vrai dire, c’est un discours que j’entends aussi en permanence chez les enseignants, même les plus ouverts. J’ai même ma collègue Faërim qui l’a sortie à ma fille il y a moins d’un mois (j’ai soudain eu des envies de meurtre).

Concrètement, que se passe-t-il quand on dit à un enfant qu’il a choisi un livre de bébé ?

On lui inculque qu’il n’est pas capable de choisir par lui-même, que ses goûts ne sont pas les bons. Donc on lui arrache un peu de confiance en lui.

On lui inculque qu’il y a des bons et des mauvais livres. Pour information, les livres jeunesse sont tous certifiés par une commission, vous ne trouverez pas Mein Kampf dans le rayon jeunesse de votre librairie ou de votre bibliothèque. Donc là, logiquement, il devrait pouvoir y aller tranquille.

Il intègre la crainte de mal choisir sa lecture et donc la crainte d’en choisir une tout court. Il intègre aussi le regard de l’autre (un regard critique). Et avec tout ça, tout ce qu’on fait, c’est l’éloigner de la lecture.

Un enfant qui choisit un livre, que celui-ci soit destiné à un public plus jeune ou non, choisit un sujet, une illustration, un discours, qui lui parle. Qui sommes-nous pour dire que son choix n’est pas légitime ?

Pour un enfant qui apprend à lire, les « livres de bébé » sont complètement déstressants. Ils paraissent plus faciles d’accès. L’enfant gagne de la confiance en lui, et si on le laisse faire et choisir les livres qu’il aime (et ce dès les premiers accès au livre, sous réserve de sécurité pour le livre et pour l’enfant 😉 ), il progressera spontanément vers des lectures « plus grandes ». Il continuera à lire pour le plaisir, et non pas « parce qu’il faut lire » et en tirera le plus grand bénéfice.

J’ai pour habitude de dire « Je lis des livres pour bébés à mon âge. Pourquoi un enfant de 6, 7, 8, 9, 10 ans ou plus encore n’aurait pas le droit d’en faire autant ? »

Petite astuce de plus : il n’est pas interdit de continuer à lire une histoire à son enfant quand ce dernier apprend à lire. Bien au contraire.

A tout âge on aime à écouter une lecture, même si souvent on ne se dit pas « tiens, je suis en train de me faire lire une histoire ».

Chez nous, nous tenons à ce que la lecture du soir soit lue par Papa ou Maman. Gussette peut lire autant de livres qu’elle veut dans la journée, et parfois elle nous propose spontanément de nous lire quelque chose à nous au moment du coucher. Mais la lecture du soir par un parent fait partie du rituel du coucher. Je ne suis pas inquiète, je sais bien que dans quelques années, elle nous foutra à la porte de sa piaule, mais je tiens à ce que ça vienne d’elle. L’histoire du soir doit rester un plaisir et jamais une contrainte.

Le jour où Mme J. est allée lire un roman à des grandes de 12 ans. Elles sont venues chercher la suite pendant une semaine. On aime entendre les histoires à tout âge ! (oui un dessin, parce que je ne peux pas utiliser la photo…)

 


* Étude faite par une sociologue de Toulouse qui avait observé les usages de lecture des mamans dans les zones rurales, et observation confirmée d’expérience sur mon propre quotidien à la maison (non non, même pas besoin d’aller jusqu’à la médiathèque pour le constater !)

** Ou sa variante BD : « Tu ne voudrais pas aussi prendre un vrai livre ? ». Genre une BD, c’est pas un vrai livre ? Les pages sont en fait des tartines de Crevetolla peut-être ?

Le réveil de l’espoir

Évidemment nous ne pouvions pas passer à côté de l’événement cinématographique de l’année, nous y avons donc consacré notre sortie ciné annuelle : nous avons été voir Star Wars : le réveil de la Force.

Contre toute attente, j’en suis sortie somme toute ravie s’il faut comparer avec la préquel qu’avait pondu George Lucas il y a quelques années. J’ai toutefois deux gros bémol à y opposer :

  • Il est bien connu que les Stormtroopers n’ont pas de pensée propre et que leur cerveau est passablement allégé côté neurones. Comment ont-ils pu faire de l’un d’eux le héros de cette histoire ??? Heureusement, la scène de la fuite en chasseur avec Poe remonte le niveau : Finn est au canon, il tire partout SAUF sur le câble qui les empêche de partir. L’honneur est sauf.
  • Il est bien connu également qu’un sabre laser ne peut être activé que grâce à la Force (un simple bouton n’y suffit pas, non non). Pourquoi un Stormtrooper arrive à en manier un ? That’s the big question !

Pour le reste, pas de soucis, j’ai revu Un nouvel espoir. Résumé garanti sans spoil (sauf pour ceux qui n’ont jamais vu le premier opus de la saga) :

  • Dès le début, Leïa remet un message à R2D2.
  • L’Empire débarque sur Tatooïne pour récupérer le robot.
  • Le Faucon Millenium est tracté par l’Étoile Noire.
  • Han et Chewbacca boivent un verre à la cantina.
  • L’Étoile Noire détruit une planète. Ou deux. Ou trois. Ou plus… Bref, là où se trouvent les tenants de la diplomatie républicaine.
  • Han Solo, Chewbacca et Luke délivrent Leïa des mains de Darth Vador.
  • La résistance attaque l’Étoile Noire en bombardant le cœur de la machine, sa seule faiblesse, avec des X-Wings. Évidemment, l’arme est détruite juste avant qu’elle n’entre en action pour faire sauter la planète où se trouve le QG de la Résistance.
  • Darth Vador avoue à Luke qu’il est son père sur une passerelle au milieu du vide. HEIN ??? Mais c’est pas dans le bon film ça !!!!
  • Cliffhanger de la mort qui tue : Luke retrouve Yoda pour devenir un Jedi.

Je ne sais plus qui m’a dit l’autre jour que les rumeurs étaient fausses : Le réveil de la Force n’avait rien à voir avec Un nouvel espoir. Ah bon ? Je suis certaine d’en avoir oublié, mais à part l’ordre qui est un peu aléatoire, avouez qu’il est difficile de ne pas penser au film originel.

Mais sinon j’insiste, c’est un très bon moment. Faudra juste que Disney envisage de s’équiper d’un conseiller spécialisé dans l’univers Star Wars à défaut de consulter George Lucas lui-même.

Les petits plats d’Éléonore

Il s’est passé un truc de fou cette semaine : j’ai réussi à lire un roman en moins de 24h. Un exploit pour moi, si si.

Quel est l’objet d’un tel miracle me demanderez-vous ? Il s’agit un roman local par un auteur local chez un éditeur local, le tout méritant de devenir national parce que c’est un régal : Éléonore ou les menus plaisirs de Jean-François Lhérété chez Confluences. Petit message personnel pour la sorcière Grenadine qui hante parfois ces lieux : ce livre est pour toi !!!

Oui, car ce n’est pas un simple roman, c’est un roman qui parle de bouffe. De bonne bouffe. Un roman savoureux, gustatif, gastronomique, épicurien… Tout ça tout ça.

Il y a longtemps que je n’avais pas parlé de littérature, alors ouvrez bien vos papilles.

G_Eleonore_gdeDans le Périgueux des années 1950, le procureur Croquignol du Failly, cinquantenaire facho, méprisant et méprisable (il a toutes les qualités) est contraint par sa tante de prendre épouse et de procréer pour pouvoir toucher le monumental héritage qu’elle laissera derrière elle à sa mort. La jeune et innocente Éléonore est la malheureuse élue. Elle a tout pour elle : elle est naïve, discrète, vierge, bonne chrétienne, bonne ménagère, économe, jolie et surtout, surtout, elle est une excellente cuisinière. Mais elle n’a pas la moindre idée de comment on fait un bébé, et ce n’est pas son époux qui l’aide sur cette voie.

Outre qu’il vous donne l’eau à la bouche, ce roman est drôle et subtil. Et en plus, Lhérété vient nous voir à Lacanau parce qu’il a réussi à séduire les neuf dixièmes de notre lectorat et qu’il est en passe de conquérir le dixième restant, avis au voisinage !!!

Évidemment, ce livre se trouve ou se commande dans toutes les bonnes librairies, et peut-être même dans votre bibliothèque municipale si vos bibliothécaires ont eu le nez fin. Non parce que pour que j’ai réussi à le lire en si peu de temps, c’est qu’il est vraiment bon, délicieux même (et aussi parce que sinon j’allais devoir le rendre sans le finir) !

Voyage au centre du Pont Tournant

Pour mon Noyël, mon cher et tendre avait prévu de m’offrir des places pour l’Euro Basket en France en septembre prochain, mais manque de bol, j’ai appelé à table au moment où la vente des places a été ouverte (chuis vache quand même) et du coup c’était loupé. Il a donc voulu se rabattre sur des places au Grand Théâtre pour Le Casse-Noisette ou Le Lac des Cygnes et en fait c’était complet depuis perpet’. Alors il a cherché une autre idée très très chouette, et c’est là qu’il a appris que notre idole Thierry Rémi (bien sûr vous vous souvenez, il est mentionné et pour La Contrebasse) jouait en ce moment au Théâtre du Pont Tournant une mise en scène en 3D de Voyage au centre de la Terre par Stéphane Alvarez et Olivier Sir John.

L’idée en soi est surprenante et titille la curiosité. Pour la pratique, il s’agit en fait d’un « ciné-théâtre » (concept qui mélange cinéma et théâtre) avec un décor projeté en 3D. Pour regarder la pièce, il est donc nécessaire de chausser ses lunettes rouges et bleues.

Le décor a été dessiné au Bic (9 stylos Bics en l’occurrence) par Olivier Sir John, co-metteur en scène et co-médien (c’est qu’il en a des casquettes, maintenant il est même maître ès histoire du Bic) dans l’esprit des gravures qui illustraient autrefois les ouvrages de Jules Verne, et il est absolument magnifique pour être honnête.

Une bonne partie de la pièce se déroule sur grand écran (les comédiens se sont momentanément transformés en acteur de cinéma et ont tourné devant un fond vert. C’est aussi la première fois que j’assiste à une pièce de théâtre avec des figurants). Pour la partie jouée, un jeu de lumière permet de voir les acteurs à travers l’écran sur lequel est projeté le décor en 3D.

Quant au contenu, c’est tout simplement désopilant. Le texte de Verne a été rudement résumé mais néanmoins pas sacrifié. Les personnages prennent une dimension littéralement rocambolesque.

Finalement, seulement deux bémols :

  • Une paire de lunettes et un écran s’insèrent entre l’oeil et la scène. L’effet altère le côté humain de la pièce de théâtre (alors que de simplement retirer les lunettes lui rend toute sa place).
  • Les lunettes sont assez inconfortables à la vision, créant une tache sombre à l’oeil gauche. Le défaut s’estompe avec le temps. Sans doute s’y habitue-t-on car chaque fois que j’y repensais ça me gênait à nouveau.

La pièce a connu un tel succès qu’elle a été prolongée, vous pouvez donc courir la voir au Théâtre du Pont Tournant à Bordeaux Bacalan jusqu’au 18 janvier, les informations sont . Si vous n’êtes pas bordelais (ce qui est assez nul, avouez-le 😛 ), elle devrait être jouée pour le Festival d’Avignon cet été. Je ne doute pas qu’elle devrait s’expatrier. Vers Paris plutôt m’est avis, car Brest n’est toujours pas une destination de rêve : désolée pour les Bretons.

Jérôme nous livre ses impressions sur Bedea Jacta Est (tiens, je ne crois pas avoir signalé le déménagement de Ben Dis vers un format blog et son changement de nom parce que le précédent me sortait par les trous de nez… Un travail de longue haleine effectué aux 3/4 par Jérôme parce que je suis une grosse feignasse, consistant à copier-coller chaque article manuellement puisque Ben Dis n’était initialement pas conçu pour être déménagé).

J’espère au passage satisfaire Stich qui râle parce qu’il y a trop de couture ici parait-il (et pourtant je suis loin de mettre tout !)

Ah et au fait : bonne année 2015 bien sûr !

Adishatz 2014

2014 s’en va, c’est l’heure du bilan annuel (celui que je n’ai pas fait l’en dernier parce que j’avais la flemme de poster…). Pour l’occasion, WP nous livre son habituel feu d’artifesse, prenez-en plein les mirettes :


Cliquez ici pour voir le rapport complet.

 En vrai de vrai de la vraie vie, cette année :

  • J’ai optimisé mon nouveau téléphone que j’aime (j’en ai même offert un à Jérôme pour qu’il aime aussi le sien mais je crois qu’il n’est pas aussi accro)
  • J’ai joué à Ingress et rencontré plein de gens sympas, mais j’ai aussi fait une cure de désintox forcée : Jérôme a une dent contre Ingress et j’ai préféré sauver mon couple plutôt que mes moments de détente
  • Jérôme a perdu son patron (pour de vrai, pas comme la grand-mère de Kara), ça l’a beaucoup attristé et ça a été (et c’est encore) très compliqué. Depuis septembre, deux de ses collègues sont parties. Jérôme est sur le pont : on ne le voit plus.
  • En plus il a galéré avec des problèmes de justice. Ça s’est bien terminé mais ça a coûté bonbon en avocat pour se libérer d’une amende injustifiée. Pour se retourner pour fausse déclaration, faudrait encore y mettre le double, on a laissé tomber : on aimerait bien avoir notre terrasse avant 2025. L’avocat a dit à Jérôme que son problème avait été d’être trop honnête : CQFD.
  • On a enfin lancé l’asso au niveau local. C’est dur de se faire une place dans le paysage associatif de Lacanau, surtout avec une ludothèque qui arrive sur le même créneau au même moment.
  • On a lancé les Irréelles, c’était très chouette même si le succès n’était pas celui escompté. Jérôme a pourtant fait un très gros travail de communication auprès des assos de jeu du coin. Mais on y a tous pris beaucoup de plaisir et c’est ça qui compte !
  • Ma collègue Joie n’est plus ma collègue : elle est partie pour d’autres horizons… Bosser dans le spectacle en l’occurrence. Une belle opportunité pour laquelle on lui souhaite de la réussite. On croise les doigts bien fort pour elle, mais on lui en veut quand même de nous avoir lâché : elle était un élément important dans l’équipe et on l’appréciait beaucoup (pour se faire pardonner, elle est venue nous apporter des chocolats l’autre jour mais je ne suis pas sûre que ça suffise). On attend son remplacement pour janvier. Peut-être.
  • Gussette a fait sa première rentrée. Elle adore l’école et nous surprend chaque jour par ses progrès. On nous l’avait dit, mais quand même, on ne s’attendait pas à ça !

Dans les bonnes nouvelles :

  • On a marié la Barbade cet été.
  • Didou a eu un petit bébé cet été aussi.
  • Bouguibouga, Cadorette et Ärf attendent un bébé. Pour Bouguibouga, le retour de couche n’a pas été évident mais je crois qu’à présent elle couve avec amour. Pour Ärf, on lui souhaite que tout se passe au mieux tant il lui a été difficile d’en arriver là !

Des naissances attendues pour remplacer (ou pas) les départs, qui ont été nombreux cette année.

En BD, quelques sorties très chouettes, mais pas vraiment de pépite. Pour autant, le Prix K.BD devrait annoncer sa sélection officielle d’ici une dizaine de jours si on n’est pas trop à l’arrache. L’année a été globalement compliquée et la fin d’année particulièrement difficile principalement pour des raisons d’indisponibilités suivies. On souhaite beaucoup de courage aux personnes concernées.

Question jeux, en début d’année on a flashé sur Splendor et – dans un registre différent – on a aimé Concept qui permet de faire des parties informelles originales. Le très attendu Le lièvre et la tortue édité par le camblanais Purple Brain a ébloui le public ludophile français dès sa sortie en septembre. On applaudit Benoît Forget pour ce succès. Abyss, Colt Express et Parade nous ont aussi beaucoup séduit. Jérôme a eu le coup de foudre pour Five Tribes. Pour ma part, je crois qu’une deuxième partie dans de meilleures conditions seront nécessaires pour mieux appréhender la chose.

Pour le reste, je vous souhaite un excellent réveillon et une bonne crise de foie, et à l’année prochaine si tout va bien !

Des livres pour vos enfants : Eliott rentre à l’école

Eh oui, ça ne vous a sans doute pas échappé : ici ça sent la rentrée à plein nez. Et pas n’importe quelle rentrée, juste la première, celle pour laquelle Gussette n’est clairement pas prête*. Elle a hâte, elle a fait la journée de « passerelle » avec Mme Nounou, les maîtres l’ont trouvée très attentive et très concentrée, en plus elle rentre en même temps que son copain T. de chez Mme Nounou, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais au lieu de profiter des deux mois d’été pour progresser là où il y avait des manques (propreté et langage en particulier), elle a régressé.

Donc là maintenant, à une semaine de la rentrée, nous avons une petite fille

  • qui n’est toujours pas capable de demander à aller au pot quand elle en a besoin (mais si on l’y met, elle fait pipi, et vu que les enfants passent leur journée aux toilettes, tout va bien),
  • qui fait systématiquement la grosse commission à l’endroit qui n’est pas prévu à cet effet,
  • qui porte donc toujours une couche pour la sieste,
  • qui se met à baragouiner nain-porte-quoi au lieu de s’exprimer de façon intelligible,
  • et en prime qui se met à faire des crises de nerfs terribles dès qu’on la contrarie.
  • (Et qui est pleine de poux aussi… Qu’est-ce que je la sens bien cette rentrée !!!)

Bref, y’a urgence, la demoiselle va devoir vite comprendre un truc ou deux !

Donc on en revient aux bonnes vieilles méthodes classiques : on prend des bouquins !

Justement, Eliott rentre à l’école me faisait un peu de l’œil, et quand je l’ai feuilleté je me suis exclamée : « Mais c’est E-XA-CTE-MENT ce dont j’ai besoin !!!« 

En général, les livres sur l’école, ça chiale dans tous les sens, et ça ne m’intéresse pas. Gussette est plutôt enthousiaste à l’idée d’aller à l’école, alors lui montrer que d’autres enfants ont peur et lui filer les chocottes, c’est pas exactement mon idée. En cela, Eliott marque un point, parce qu’Eliott, il est bien content d’aller à l’école lui aussi « il a un peu peur, et très envie en même temps« . Bref, il est dans le même cas de figure que Gussette. J’aime.

C’est Papa qui l’emmène à l’école. Dans notre cas, ce sera moi, mais j’apprécie qu’on montre aux enfants que ce n’est pas systématique. J’aime.

On suit Eliott et son papa sur le trajet jusqu’à l’école. On ne passe pas direct de la maison à la porte de l’école, on compare les différences avec ce qu’on faisait avant. J’aime.

Le papa n’est pas grand, fort et immuablement zen. Lui aussi il est un peu perdu, pas inquiet mais perdu, il cherche la salle de classe et ne sait pas trop où il va. Bref, on prépare l’enfant au fait que le jour de la rentrée, les parents peuvent aussi avoir des ratés. J’aime.

D’ailleurs au même moment, un petite fille pleure. Ce n’est pas mentionné dans le texte, mais c’est dans l’image. On ne dit pas à l’enfant qu’il doit avoir peur, mais on le prépare à l’idée que d’autres enfants peuvent pleurer. Mais pas le héros. J’aime.

L’instit est un homme. Ben oui, à Lacanau Ville, les deux instits de Petite Section sont des hommes, et l’un d’eux (probablement celui qu’elle aura comme maître) aurait dû faire carrière dans le basket, alors l’image de la dame toute gentille, ça va deux minutes. Le maître est gentil et rassurant, mais c’est quand même un homme. J’aime.

La séparation se passe tout en douceur, avec un gros bisous et un « mon grand ». J’aime.

On décortique la journée et les activités. On énonce les règles (on lève le doigt, et on ne met pas de couche donc on demande pour aller aux toilettes, ça c’est très important pour mon problème). On parle de la sieste et de la cantine, bien sûr. J’aime.

On revient demain, c’est très clair. J’aime.

Il y a peu d’élèves a priori. Dans la classe de Gussette, il seront 32, j’aime moins.

Le style graphique est chouette et original. La peau des personnages est faite à la peinture mais tout le reste est au crayon de couleur, l’effet est très sympa. J’aime.

Je ne connaissais pas l’auteure, Juliette Boulard. D’ailleurs elle semble avoir assez peu écrit, mais j’apprécie vraiment ce petit Eliott et sa rentrée scolaire. Gussette vient de me l’arracher des mains alors je vous laisse imaginer ce qu’elle en pense…

La fiche de Eliott rentre à l’école sur Ricochet

Le site de Juliette Boulard

Vu de dehors
Vu de dehors
Vu de dedans
Vu de dedans

*D’ailleurs, message personnel à Elanie : je suis désolée, je n’ai toujours pas réussi à répondre à ton mail !!! Trois semaines que je l’ai reçu… Tout va bien !

Des livres pour vos enfants : Trois petits riens

Le dernier venu à la maison : Trois petits riens par Michaël Escoffier et Kris di Giacomo. Vous en trouverez la chronique sur Ben Dis !…

J’en profite pour vous orienter vers la page Ricochet de Michaël Escoffier (un auteur prolixe et toujours magique) et de Kris di Giacomo, ainsi que vers le blog de Michaël Escoffier.

Bonne lecture à vous et à vos loupiots !

Des livres pour vos enfants : Émile Jadoul

Je saute sur ma chaise à l’idée de vous parler d’Émile Jadoul tant sous univers est chouette.

Sur l’auteur en lui-même, je vous annonce tout de go que, à part qu’il nous vient du pays des frites et des blagues, y’a pas grand-chose à en dire, alors attardons-nous  plutôt sur ses publications.

La première chose pour laquelle on aime Émile Jadoul, c’est le dessin. Normal, c’est la première chose qu’on voit. Ses illustrations à la peinture donnent vraiment de la matière au bouquin.

La seconde raison pour laquelle on aime Émile Jadoul, c’est la façon qu’il a d’aborder de façon originale des thèmes qui parlent vraiment aux tout-petits. Dans À l’eau, Petit Loup sort tout un équipement pour aller au bain. Dans Poule mouillée, c’est Papa qui a peur et Édouard qui l’aide à passer le pas. Dans Tout le monde y va, un panel incroyable de personnalités va aux toilettes. Des thématiques bien connues de nos chères têtes blondes (ou pas encore) qui les rassure tout en les amusant.

La plupart des albums de Jadoul peuvent être ouverts dès 18 mois.

La fiche d’Émile Jadoul sur Ricochet et le site d’Émile Jadoul

jadoul-caster

aladouche

poulemouillee

Préparez Halloween, lisez des BD

Ah tiens, et si pour une fois je prenais la peine de faire suivre l’info ?

LA NEUVIÈME CASE – LE JEUDI 31 OCTOBRE À 20H

Bon alors ce n’est pas compliqué et ça n’a rien à voir avec les maisons de la brousse africaine. Ça se passe tous les derniers jeudis du mois (sauf en décembre, c’est un autre jeudi parce que les chroniqueurs n’ont pas dessoûlé / crèvent d’indigestion / préparent le réveillon suivant… Barrez les mentions inutiles… Ou aucune d’ailleurs) au petit resto bio L’oiseau cabosse à Bordeaux, rue Sainte Colombe. Au passage vous pouvez y manger, c’est super bon, ce n’est pas cher, l’ambiance est sympa, la déco a été faite par Stento et il ne prennent pas les tickets resto.

Revenons à La neuvième case qui est quand même le sujet du jour. Le principe est un genre de K.BD en vrai, variante corrigée du Raging Bulles qui commençait à bloquer sur Bordeaux (d’ailleurs ça se passe au même endroit, au même moment, avec globalement les mêmes gens) : des chroniqueurs (souvent des pros de la BD : libraires, auteurs, éditeurs, bibliothécaires… blogueurs [keuf keuf]) échangent autour d’une sélection de BD pour offrir un panorama hétéroclite de l’accueil qui peut être réservé à un titre.

Et donc le prochain c’est le 31 octobre, et pour l’occasion, on vous propose de mettre le nez dans Elmer (que c’est une BD géniale que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps), Cross Game, Là où vont nos pères (que c’est une BD géniale qui m’a fait vibrer toutes les tripes de mon corps) et Norton Gutiérrez. Évidemment, l’entrée est gratuite et c’est ouvert à toute personne de bonne compagnie (donc vous, non ?) et qui pue pas trop des dessous de bras parce que le succès de La neuvième case fait qu’on est un peu à l’étroit en fait…

Et pour rebondir sur le joli titre de mon article, je vous rappelle (puisque vous y allez régulièrement, vous le savez déjà, hein ?) qu’en ce moment, c’est le mois des monstres sur K.BD !