Considérations ménagères

« Gussette-chériiiiie…
Ouiii ?
Il me manque 6 épingles pour finir d’étendre le linge.
Okaaaaaay !« 

Sur quoi, Gussette file dans sa chambre et revient 20 secondes plus tard avec 6 épingles à linge. J’imagine que s’il m’en avait manquait 7, je les aurais eu aussi… Quant à savoir ce que ces épingles à linge font dans sa chambre, je laisse libre court à votre imagination !

Playlist pré-électorale

Je n’ai pas pour habitude de faire de la politique sur Internet pour plusieurs raisons :

  • d’abord je trouve que ce n’est pas le lieu ;
  • ensuite parce qu’il me semble que dans liberté-égalité-fraternité, il y a égalité, et que toutes les opinions politiques sont égales.

Enfin presque, et c’est la raison pour laquelle je mets le boxon aujourd’hui. Oui on a le droit de penser certaines choses, bien sûr, mais je n’arrive pas à considérer que ces pensées puissent aller à l’encontre du principe-même de notre démocratie française. Vous savez ? Ces fameux Liberté-égalité-fraternité.

Parce que dans ce crédo, il y a un mot qu’on oublie trop souvent : fraternité. Fraternité, ça veut dire que les Français sont tous frères. J’ai envie d’ajouter : tous ceux qui vivent sur le sol français sont frères. Tous ceux qui vivent sur notre planète.

Nous sommes à une semaine du premier tour des Présidentielles, et une montée en puissance des fascismes inégalée depuis la fin de la Troisième République ne peut que m’inquiéter. Je crois en la démocratie. Je crois que mes enfants pourront eux aussi profiter de ce beau projet.

Alors je propose d’en parler en poésie :

Ou en prénoms

Ou en version rock

Et si vous n’avez pas encore compris le message, vous vous rappellerez ce qui s’est passé en 2002 et la trouille qu’on a eu à ce moment-là. J’ajouterais même qu’à l’époque, c’était encore gentillet, au moins on ne l’avait pas vu venir. Là maintenant, y’a même plus de doute possible.

Et sinon, joyeuses Pâques !!!

Esteban, Zia et tout le tralala

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Gussette a fort récemment découvert Les mystérieuses cités d’or. J’assure n’y être pour rien, ce qui me permet de râler tout mon saoul quand elle me chante le générique en boucle (imaginez ma joie…), du moins ça me change de Trois petits chats et de toutes ses variantes. D’ailleurs pour la peine… je vous laisse en profiter aussi !

Dans le cas des Mystérieuses cités d’or, je pense néanmoins pouvoir faire porter le chapeau à Beau-Papa, si j’en crois le témoignage (fort partial au demeurant) de ladite Gussette, mais vu qu’elle y a passé le week-end dernier, je dois pouvoir m’y fier. Quant au fait que le héros porte le même nom que son copain Petit Prince, ça n’est absolument pour rien dans cette soudaine passion, promis juré !

Au final, la demoiselle – justement en vacances – se fait l’intégrale en vidéo sur Internet. Eh ben croyez moi, les scénaristes ne se sont pas foulés !!!

Pour vous rafraichir un peu le pitch :

Esteban est un jeune orphelin de 12 ans qui habite Barcelone en 1532. On le surnomme « Le fils du soleil » car on croit qu’il a le don de faire apparaitre le soleil, même dans les moments les plus critiques. Après avoir découvert qu’il serait en fait originaire du nouveau continent, Esteban s’embarque à bord de l’Esperanza aux côtés de Mendoza.

A mesure des péripéties, il rencontre ses deux compagnons, Zia, une jeune fille Inca, et Tao, dernier descendant du peuple de Mu. Ensemble ils partent en quête des sept mystérieuses cités d’or que tout le monde recherche.

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Première interrogation au passage : comment en quelques mois, 3 mioches de 12 ans en découvrent plus au sujet de ces cités d’or que les Incas eux-mêmes qui sont là depuis des siècles ? Vachement fortiches les morveux !!!

Et très franchement, des incohérences, y’en a plein le scénar.

  • Genre on est en 1532. Pizarro vient tout juste de soumettre les Incas, mais ses lieutenants ont déjà eu le temps de revenir en Europe, de livrer une prisonnière Inca et de l’enlever et de repartir avec elle. Bon allez, vu qu’on nous dit qu’il y a 5 mois de voyage, on va miser sur le fait que Pizarro a peut-être soumis les Incas entre le 1er janvier et le 28 février… Ah ben non en fait, un tour rapide sur Pédia nous apprend qu’il a fait ça au mois de novembre. Loupé.
  • Genre on envoie en expédition un bateau complètement pourri pour traverser l’Atlantique, le Détroit de Magellan et remonter le long de la Côte Pacifique… Ce n’est pas crédible, vu le danger que représentait l’Océan à lui tout seul à l’époque. On ne s’amusait donc pas à faire traverser l’Atlantique à des coques de noix toutes pourrites.
  • Genre Mendoza qui obtient de ses supérieurs qu’Esteban ne soit pas jeté par-dessus bord en arguant que tous les marins savent que son pouvoir peut les protéger de n’importe quelle tempête sur cette épave flottante… Alors pour le passage du Détroit de Magellan, Esteban reste bien à l’abri dans sa cale tout le long pour bien laisser Mendoza affronter une météo difficile à la barre pendant 96 heures en continu. Et pis l’Esperanza finit par couler après avoir affronté un cyclone. Mais c’est quand tout est réglé qu’on pense à faire appel aux pouvoirs d’Esteban.
  • Genre au passage, le cyclone est suffisamment puissant pour soulever le bateau (de plusieurs dizaines de mètres quand même), mais les voiles et le bateau sont à peine endommagés et aucun homme n’est porté disparu. Enfin si… quand le bateau retombe mais le cyclone lui, il est gentil. A propos d’homme disparu je tairai cet épisode drôlissime où Gaspard manque de passer par-dessus bord dans le Détroit de Magellan… Personne ne s’émeut une demi-seconde pour cet homme qui, lui, fait bien un joli plongeon du haut de sa vergue et disparait dans les eaux du Détroit sans un regard.
  • Genre « c’est un iceberg ». Merci Zia, d’où te vient ce savoir, toi qui n’a quitté ta montagne que pour te faire enlever par les Espagnols ? Un apprentissage express lors du trajet aller peut-être ? Ça expliquerait sans doute sa méconnaissance sur la question, car après un instant de surprise en pensant au Titanic qui était passé nettement moins près que ça de son iceberg, on s’aperçoit que ce n’est ni plus ni moins qu’un glacier bien rattaché à son petit bout de continent.
  • Genre quand l’Esperanza se casse en deux, la proue ne coule pas et les héros poursuivent leur voyage comme ça. Ce sont finalement de mystérieux courants qui achèvent l’épave.
  • Genre quand Pizarro demande à Zia de lire son quipu, cette grosse cruche se contente de refuser  d’en révéler le contenu au lieu de lui sortir un gros bobard que personne n’aurait pu vérifier. Et finalement, cette andouille déballe tout quand ses amis sont menacés, mais là encore, il ne lui vient pas à l’esprit de mentir. Mieux, à aucun moment Mendoza ne lui suggère cette idée pour les sortir du pétrin. Au moins l’éducation de nos enfants est sauve… contrairement à la première cité d’or dont l’emplacement vient d’être vendu par une gamine sans cervelle.
  • Genre Zia arrive dans son village vidé de ses habitants. Dès lors, elle ne se préoccupe plus du tout de retrouver son père. Elle a retrouvé son village, y’a personne mais ce n’est pas grave.
  • Genre les Espagnols, qui ne connaissent pas les lieux et n’ont pas de guide, sont constamment plus rapides que les indigènes qui savent où ils vont et connaissent les pièges. Ce qui fait que les uns se font systématiquement devancer par les autres qui sont pourtant partis après sur un terrain qui leur est hostile et qu’ils ne connaissent pas. C’est formidable !
  • Genre à ce propos, quand les Espagnols cherchent un guide pour rejoindre le Vieux Pic, c’est Mendoza qui se propose, prétextant qu’il a l’habitude de guider les bateaux sans repère, alors la montagne, c’est tout pareil !!! Forcément !!!

Grosso modo, on en est à l’épisode 12, la suite promet d’être réjouissante. Au moins, les scénaristes ne sont pas étouffés par la honte à prendre les mioches pour des blaireaux. J’ai une petite pensée pour Bédéchris dont le hobby est justement de chasser les incohérences scénaristiques. Le jour où j’ai besoin de me débarrasser d’un collègue encombrant, je le colle devant Les mystérieuses cités d’or et le tour est joué !!!

Juste pour modérer cet accès soudain de mauvaise foi, je suis au regret d’annoncer qu’en comparaison avec certains autres dessins animés des années 1980 (genre Jayce et les conquérants de la lumière… un grand moment !!!), celui-ci est d’assez bonne qualité.

C’est à se demander comment on a pu s’en sortir dans la vie avec de telles âneries !!!

Petit essai sur l’art du foutage de tête

Depuis plusieurs années, à la médiathèque, nous râlons déjà très très fort sur les économies de personnel des groupes d’édition des magazines qui ont pour effet principal un suivi des abonnements absolument catastrophique. A titre d’exemple : les réabonnements pas pris en compte (mais avec le virement qui a bien été encaissé, lui), l’interruption chaotique des abonnements en plein milieu de l’année, les rachats intempestifs par des groupes divers et variés sans qu’on soit prévenus (ce qui donne des effets secondaires assez rigolos aussi), etc. etc. etc.

Cette semaine, en plein préparation pour un événement fort prochain sur le thème des États-Unis, mes collègues ont mis le nez dans les magazines jeunesse en quête de titres correspondant au thème. En particulier dans Je lis des histoires vraies auquel nous fûmes autrefois abonnés à la Ville et auquel nous sommes toujours abonnés à l’Océan. La résultante, c’est que nous avons toujours de vieux numéros à la Ville (alors que normalement nous effectuons un pilon régulier) et que Merveille a découvert l’art du copié-collé (ou comment faire des économies sur le dos de ses abonnés – les gens qui payent leur abonnement la peau du derrière, vous savez ? – sans aucun scrupule).

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Mot pour mot, image pour image, le dossier est strictement identique. Seule change la maquette. Et les années.

Comme si l’arnaque n’était pas assez grosse, les petits jeux qui accompagnent le dossier sont exactement les mêmes.

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Mais ce n’est pas tout !

Je veux dire, ils auraient pu faire ça de façon exceptionnelle, genre on a un gros problème momentané et pour dépanner on ressort un vieux numéro. Mais non, c’est en fait une habitude récurrente…

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Et admirez au passage l’usage non modéré de notre ami Toshop pour ajouter quelques flocons supplémentaires hystoire que notre Abbé Pierre national se pèle bien les miches !!!

Alors ? C’est qui le dindon de la farce ? C’est le gentil parent qui casque plus de 50€ chaque année pour l’abonnement des ses adorables têtes blondes !!!

Alors juste une suggestion pour le gentil parent. S’il veut casquer le même prix pour un magazine de qualité, je lui suggère Le petit Léonard qui a certes une maquette immonde, mais qui est très sérieux et initie ses adorables têtes blondes à l’art sous des formes extrêmement variées. Et l’art c’est important pour ouvrir l’esprit de ses adorables têtes blondes !!!

De quoi je me mêle ???

Jusque là, j’estimais avoir été assez épargnée mais hier j’ai été interloquée par la réaction d’un monsieur à vélo tandis que nous revenions, avec Gussette, d’aller chercher Alcide chez Mme Nounou en poussette. Gussette était épuisée, venait de se fader 1.5km à pied et la moitié d’autant sur le retour et était en train de partir en vrille.

Pour ma part, j’ai deux enfants, un boulot (et voui, ça y est, j’ai repris), des nuits jamais assez longues et une aînée qui me pousse à bout (et voui, ça y est aussi… ça fait un petit moment qu’elle a compris… dommage… disons que j’ai bien profité du répit). Moi aussi j’ai le droit d’être fatiguée, faudrait dire à ce monsieur d’arrêter de croire que les parents arrêtent d’avoir des émotions ou de la fatigue à l’instant même où ils deviennent parents.

Bref, Gussette en train de partir en vrille au bord de la route… une rue moyennement sécurisée pour les piétons et les vélos au passage… et j’ai un bébé dans la poussette… J’essaie tant bien que mal de la récupérer avant que ça ne tourne à la crise et là, ce monsieur, arrêté, me regarde. Circonspecte mais polie, je lui dis « bonjour« , plutôt histoire de lui faire comprendre « kestufoulatoa ?« 

Et le monsieur me répond genre il est le monsieur le plus adorable de la Terre : « Vous devriez être plus indulgente, Madame« .

NON  MAIS DE QUOI JE ME MÊLE ???

J’avoue… je lui aurais bien mis mon poing dans sa petite tronche. Mais le bon point c’est que Gussette, aussi interloquée que moi (ah oui, critiquer les parents devant les enfants, c’est la meilleure des idées au passage) en a oublié sa crise.

Un jour, les gens comprendront que juger les parents, c’est loin d’être la solution. Oui je sais, c’est illusoire.

Pourquoi la maternité me donne envie de devenir asociale

C’est connu : être maman vous expose au point de vue de toute personne se jugeant plus experte que vous en terme de parentalité, mais ceci est plus vrai encore quand votre progéniture peut encore se targuer du titre de « bébé ».

J’aimerais savoir en quoi mes choix éducatifs concernent le reste de la planète. Je veux dire en dehors du papa bien sûr. Si je me sens plus à l’aise avec les principes de maternage qu’avec les méthodes de mes grands-parents, si je suis physiquement incapable de laisser mon bébé pleurer, si je préfère mettre à profit les vertues apaisantes de l’allaitement pour soulager les angoisses de mon petit, si je préfère qu’il s’endorme sereinement plutôt que complètement angoissé et épuisé par ses propres hurlements… en quoi ça regarde les gens ? Je ne me permets pas de juger de leur pédagogie, chacun voit midi à sa porte, chacun fait comme il veut et comme il peut.

Alors quand je m’entends sortir texto « il parait qu’il prend tes seins pour une tétine« *, j’ai juste une envie : couper les ponts avec la Terre entière, arrêter de parler aux gens, de passer du temps avec eux et ne plus donner de nouvelle à personne.

Non je ne le nourris pas toutes les 4h (Gussette perdait du poids en têtant toutes les 2h au passage). Non il ne mange pas à heure fixe (en même temps, il y a 4 semaines, il était nourri en continu par cordon ombilical interposé). Non il ne tête pas 10 minutes de chaque côté et puis c’est tout (vous voulez décidément l’affamer, cet enfant). Oui il est souvent dans nos bras (après 9 mois dans mon ventre, il a encore besoin de contact, et alors ?). Ça ne regarde que ses parents, c’est-à-dire Jérôme et moi.

Bis prend du poids correctement (en moyenne 23g par jour, ce n’est pas non plus excessif), il se développe bien et il a même l’air plutôt heureux. Il sera toujours temps de le réguler quand il grandira, s’il ne le fait pas de lui-même comme sa soeur avant lui.

* Notez le « il parait » histoire que je sois incapable d’identifier l’origine du ragot et que je ne sois plus capable de faire confiance à aucun de mes amis…

Des paillettes sinon rien

En maman fiante, je me démène pour que ma fille ait des super trucs sans que ce soit complètement stéréotypé, moche et genré. Globalement, Gussette semble apprécier, en tous cas tant que ça vient de moi. Si je lui colle un jean au lieu d’une robe ça passe moins bien (mais c’est comme ça ma fille… On ne met pas de robe tous les jours de la semaine, surtout en plein hiver), mais si c’est un truc que j’ai cousu exprès pour elle ou si c’est un t-shirt qu’on a choisi ensemble au magasin (genre le t-shirt Lapins Débiles que j’ai réussi à négocier en lieu et place de Minnie Souris), elle est très enthousiaste.

C’est comme ça que cette année pour cette satanée journée des princes et princesses, Gussette avait un super costume  de princesse oui, mais pas n’importe laquelle !!!

Cette année, Zelda a débarqué à la journée des princes et princesses

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Tant de mal pour un effet ruiné en deux minutes chrono.

  • Pour son anniversaire, Mamisa lui a offert un costume de ballerine (ah ben oui, si elle est fan de Casse-Noisette, plutôt que de lui offrir le CD qui aurait fait plaisir à Gussette et à sa mère, on sort le truc gnangnan, c’est mieux).
  • Et là, Gussette passe la semaine chez son Papy alors pour l’occasion, il lui a acheté un déguisement de princesse. Rose. Et argenté. Chuis sûre qu’il est horrible.

Est-ce que quelqu’un a la solution pour gérer les co***ies des grands-parents ??? (oui non parce que je ne me fais pas d’illusion, Bis aura des costumes de cow-boy et de pompier, lui hein !)