Bye bye 2017

Cette année n’a certes pas été intense en activité sur ce blog, mais elle a été intense en vraie-vraie-vie-de-la-vrai-vie quand même.

Alcide :

  • a 21 mois ;
  • a appris à faire ses nuits ;
  • bouffe comme 25 ;
  • grandit grandit grandit (il a commencé à enfiler des fringues en 3 ans à seulement 20 mois) ;
  • court court court grimpe court saute court…
  • fait 100 bêtises à la minute ;
  • bavarde – en même temps avec une sœur aussi bavarde que la sienne, il a un bon exemple à suivre, alors il discute – en ce moment on est à une moyenne de 1 à 2 nouveaux mots par jour et il commence à s’exprimer vraiment ;
  • est passé à la chaise de grands il y a tout juste quelques jours, ce qui n’est pas sans nous causer quelques frayeurs ;
  • peut passer un temps fou à se concentrer sur un livre, un jeu, un puzzle, un dessin ;
  • aime chanter et danser ;
  • danse comme un dieu d’ailleurs (et j’exagère à peine… à peine j’ai dit !) ;
  • sait compter jusqu’à « quac’ » mais pas jusqu’à 1 (néanmoins, quand je compte 1,2, 3, il complète « quac’« ) ;
  • aime mettre le boxon dans la chambre de sa sœur ;
  • adoooooOOoOoooOore sa sœur ;
  • a fait son premier pipi au pot le 22 décembre chez Mme Nounou mais est incapable de rester assis sur celui de la maison plus de 4,5 secondes.

 

Gussette :

  • a 6 ans ;
  • est rentrée en CP ;
  • apprend à lire, à écrire et à compter avec un soif inextinguible ;
  • est une élève qui étonne ses enseignantes (« Mais Maîtresse, pourquoi tu demandes de colorier à l’intérieur ? On verra pas quand ce sera collé ! » ou encore à se disputer avec son camarade Polo, fils de l’instit des CM2 « C’est Casse-Noisette » / « Non c’est Tchaïkovsky » / « Non c’est Casse-Noisette » / « Non c’est Tchaïkovsky« ) ;
  • parle, parle, parle, parle, parle, parle,  parle toujours, parle, parle, parle, parle,  parle encore, parle, parle, parle… etc.
  • dessine, dessine, dessine, crée, dessine, dessine,  dessine toujours, crée, crée, dessine, dessine,  dessine encore, dessine, crée, dessine… etc. Les poubelles sont remplies des dessins et bricolages de Gussette, mais chut, faut pas lui dire ;
  • adore jouer avec son frère mais n’a pas intégré que l’âge de ce dernier n’est pas toujours compatible avec ses projets ;
  • n’aime rien tant que passer du temps avec ses copains/copines ;
  • a été voir son premier concert ;
  • est une méga-pétocharde qui a besoin de prendre confiance en elle, on a donc décidé de profiter de l’hiver pour la laisser prendre ses repères et baisser la pression sur le vélo et la trottinette au grand dam de Beau-Papa (que j’emmerde au passage, merci, ça soulage) qui ne comprend pas qu’un enfant de 6 ans ne sache pas faire du vélo.

 

Jérôme :

  • travaille ;
  • ne parvient pas à convaincre ses patrons de refaire du télé-travail malgré ses appels du pied (du 53 fillette à ce stade) répétés ;
  • fait du basket :
  • gère l’asso ;
  • gère le festoche de l’asso ;
  • s’est lancé dans la création de jeux de société et a présenté un proto au Trophée Créateur du FLIP ;
  • entretient toujours notre bédéthèque comme il peut.

 

Angélique :

  • travaille ;
  • gère 2 mioches de 7h à 9h et de 18h30 à 20h/20h30 du mardi au jeudi + lundi complet avec Alcide + mercredi après-midi avec Gussette et pète un plomb à force ;
  • a décidé de se révolter au boulot à défaut de se révolter à la maison ;
  • a fait grève pour la première fois de sa vie ;
  • s’est syndiquée ;
  • a refait grève ;
  • s’apprête à recommencer si ses patrons ne changent pas d’attitude ;
  • est représentante du personnel à la mairie pour 1 an ;
  • va voir un sophro-analyste 2 fois par mois ;
  • fait du yoga 1 fois par semaine ;
  • n’a plus le temps de lire ;
  • n’a plus le temps de coudre ;
  • n’a pas le temps de broder ;
  • n’a pas le temps de dessiner ;
  • a tenté de se mettre au crochet mais n’a pas le temps de crocheter ;
  • s’est mangé dans la gueule qu’elle ne s’occupait pas assez de ses enfants et passait trop de temps à lire (spéciale dédicace à Beau-Papa qui va finir par se prendre un retour de bâton un jour…)
  • alors s’est remise à lire… massivement… par rébellion pure et simple ;
  • rumine contre Beau-Papa depuis 2 mois quand même ;
  • pense avoir enfin mis la touche finale à sa crèche de Noël… un jour elle vous en parlera peut-être ;
  • redécouvre occasionnellement l’usage de la bicyclette ;
  • a *ENFIIIIIIIN* trouvé des médecins qui acceptent de s’inquiéter de ses problèmes de santé apparus à la naissance de Gussette… il y a 6 ans donc !

 

Et sinon, on a profité de nos vacances de Noyël pour :

  • jouer avec notre nouveau joujou familial : la Switch !
  • jouer le deuxième scénario de notre Escape Game local, j’ai nommé Tête Chercheuse qu’il est trop bien, faudra en parler un jour aussi !

Bref, si on devait résumer l’année 2017, je la qualifierais de CHIAAAAAAAAANTE, s’il n’y avait pas les enfants à regarder grandir.

Je ressens un très grand besoin de passer du temps seule pour moi (et je ne sais plus faire… quand ça m’arrive miraculeusement, je ne sais plus quoi faire), en famille (à 4 j’entends) et sans gens, mais aussi du temps en amoureux et sans enfant ou du temps avec les copains sans contrainte. En même temps, il n’y a qu’au boulot que j’arrive à restée centrée. Bref, je suis pleine de contradictions, pleine de manques, je suis trop pleine de mon quotidien étriqué et je fatigue de tout ça. Je lutte comme je peux puisque je ne peux rien changer (sauf à changer radicalement de vie… suis-je prête à le faire ? en ai-je vraiment envie ? sous quelle forme ?)

Vierge

Au cours d’une discussion sur les signes astrologiques…

Moi je suis bélier
Et moi, je suis quoi ?
Toi, tu es vierge
C’est quoi, verge ?

Hum… No comment

De retour ?

Ces derniers mois ont été plutôt du genre difficile et mon blog franchement mis de côté. J’essaie de rattraper un peu parce que du coup, j’ai loupé le Gussethon. Alors je triche. Déjà, j’ai posté le 9 novembre un article commencé (et presque terminé) le 18 août. Et bien sûr je l’ai posté en date du 18 août parce que je le vaux bien, c’est comme ça et c’est pas autrement.

Alors quoi de neuf docteur ?

Je n’en ai pas parlé ici, il me semble, mais depuis le printemps, je fais de la sophro-analyse (et vu que je fais des analyses de ma tête, j’ai moins besoin de mon blog-psy je suppose ?). Au départ parce que j’étais tellement en stress avec les enfants que je me sentais péter un plomb et que j’avais de moins en moins de contrôle sur moi. J’étais mal, j’étais horrible avec les enfants et j’avais peur de leur faire encore plus de mal si je ne faisais rien. Faut dire que Alcide a attendu d’avoir passé sa première année pour seulement commencer à dormir à peu près correctement. Le coucher a été apocalyptique et les nuits aussi d’ailleurs jusqu’à sa première année. Ce n’est que passé ce cap qu’il a commencé (commencé seulement oui) à progresser dans le bon sens. Il est bien connu que la fatigue n’aide pas à gérer les situations de crises, qui d’ailleurs se multiplient lorsque bébé lui-même est fatigué. Donc toutes les 2-3 semaines, c’est sophro et ça m’a vraiment fait du bien mais je ne peux pas me contenter de ça.

C’est pourquoi, depuis la rentrée, je fais aussi du yoga. Le premier cours est arrivé juste à temps pour me sauver du burn-out. En septembre, au taf, on nous a demandé de travailler nous-mêmes au pourrissement maximal de nos conditions de travail. Le sophrologue toutes les deux semaines, c’était vraiment trop lèdj’ et de toutes façons, j’avais besoin de trouver une activité physique. Je cherchais depuis des mois un truc qui mobilise aussi bien mon corps que mon esprit et qui soit miraculeusement compatible avec mon emploi du temps de fou-fou. Ben ouais, je n’ai plus du tout de temps libre, sauf le soir après le coucher des enfants. J’habite Lacanau, trouver une activité physique passé 20h30, ça tient du miracle. Et le miracle a eu lieu, j’ai trouvé un cours de yoga à 21h ! Whouhou !!!

A côté de ça, je poursuis mes petits exercices entrepris cet été suite à ma prise de conscience couturesque. J’en ai ajouté quelques uns, j’arrive à les faire environ 3-4 fois par semaine. Ça me prend 5-10 minutes chaque jour, sauf les vendredi, samedi et dimanche. Y’a du monde à la maison. Et pas toujours le lundi aussi, pour les mêmes raisons, même s’il y a juste Alcide. Je me surprends moi-même : ça fait 3 mois que je tiens, je ne pensais pas passer 1 semaine !

Et pour régler mes problèmes avec mon cher employeur, et bien c’est en cours. Ça a commencé début octobre et c’est en train de se concrétiser. Il est en train de se passer un truc de malade que j’ai jamais vu ça à mon travail de moi. Rien que de me mobiliser là-dessus, ça me rend en joie et je retrouve de la sérénité.

Les enfants ? Et bien les enfants grandissent, comme des enfants quoi.

Gussette a fait sa rentrée en CP et commence à bien maîtriser. Elle lit les livres de son frère, c’est génial ! Elle, elle est fière. Les petits albums cartonnés ont peu de texte, c’est moins flippant que les Premières Lectures, ça la rassure et ça lui donne confiance en elle. Alcide lui, il est mort de rire. Il adore quand sa sœur lui lit ses histoires, il voit bien qu’elle est dans l’apprentissage et qu’elle y arrive. Bref, il est fan. Ça les rapproche encore plus (même si bon, ils sont déjà très proches) et nous ça nous fait des vacances.

Alcide… Alcide n’arrête pas. Il a fait ses premiers pas à 13 mois, suite à ça, il ne lui a pas fallu longtemps pour galoper. Il adore aller dehors pour jouer, pour se promener. Contrairement à sa sœur, il aime prendre l’air. Mais tout comme elle, il se passionne pour la lecture. Il passe son temps à nous courir après, un livre à la main (il est é-pui-sant !). Ça fait 6 mois qu’il dort *ENFIIIIIN* !!! Et là on est passé du coq à l’âne. De couchers+nuits abominables, on a eu des couchers super-faciles et des nuits de sommeil complètes. Petit relâchement sur le sujet la semaine dernière. J’espère que ce n’était que passager. Il s’exprime de plus en plus, même si pour l’instant ce sont des mots seuls. Il commence aussi à s’intéresser à ce qui se passe dans sa couche… ou plus exactement dans les toilettes. Ça fait des semaines qu’il me montre le pot en disant « pô » mais qu’il ne veut pas s’asseoir dessus. J’ai compris : il préfère le réducteur. Il n’y fait rien mais il est très fier de lui et moi je suis bien contente qu’il montre un tel intérêt pour la question de la propreté. A 20 mois, je trouve ça tôt, mais si lui ça lui parle, c’est le principal. Puis bon, ça n’empêchera pas de stresser dans 2 ans quand il rentrera à l’école parce qu’il n’est pas encore propre à la sieste, genre

Gussethon : sixième étape

Nous sommes le 9 décembre, je triche éhontément et j’assume complètement. Oui, ma petite chérie a fêté son anniversaire il y a 2 mois 1/2… ET ALORS ???

Bon du coup, je donne des nouvelles de décembre, tant qu’à faire.

Donc à ce jour, Gussette a fait sa rentrée en CP avec deux maîtresses puisqu’elle est dans la classe de Madame la Directrice (YEEEEES !!! Danse de la joie !!!). Deux maîtresses tip-top avec lesquelles elle est manifestement très à l’aise. Madame la Directrice m’a annoncé lundi alors que je lui lâchais une Gussette passablement insolente (comme chaque fois qu’elle est un peu fatiguée) que « Je ne sais pas comment ça se passe à la maison, mais avec moi, elle est toujours adorable« . Bon alors on va continuer à encaisser, si elle se tient à carreau à l’école, c’est toujours ça de gagné.

A côté de ça, on la lui raconte pas quand ça ne lui parait pas logique*, ce qui a valu à Jérôme un « Gussette est une élève très étonnante » de la part de Madame la Directrice, ce que je prendrai pour un compliment.

Elle ne cesse de faire des progrès faramineux en lecture et en écriture (et en dessin aussi, mais à 25 dessins par jour, le contraire serait étonnant). Elle manque un peu de confiance en elle par moment (comme pour tout d’ailleurs) mais elle est extrêmement curieuse sur le sujet, alors sauf exception, elle fonce.

Elle fonce beaucoup moins quand il s’agit de trucs plus physiques. Comme je le disais, elle manque de confiance en elle. C’est ma faute, ma très grande faute, je suis comme ça aussi et je lui ai filé le virus. C’est à dire que, concernant sa sécurité physique, je lui ai pas mal mis la pression. J’ai toujours peur pour elle et ça ne l’aide pas à prendre confiance. Du coup depuis le début y’a des trucs qui sont longs à se mettre en place : la draisienne, le vélo avec les petites roues (ma fille arrive quand même à se gaméler avec les roulettes faut dire) et la trottinette à trois roues…

Du coup le passage au vélo sans roulette : FAIL. On a préféré la laisser prendre confiance, on a remis les roulettes, mais du coup, grosse régression, elle flippe à nouveau avec les roulettes. Et le passage à la trottinette de grand : FAIL aussi. Je ne comprends pas mais j’encaisse, il faut qu’ELLE trouve ses repères.

Ce qui m’embête un peu plus c’est que les déplacements en deux-roues dans le bourg de Lacanau, c’est beaucoup plus compliqué à gérer alors que j’ai maintenant tous les outils pour me passer au maximum d’un moteur polluant sur mes trajets quotidiens (par temps clément, faut pas abuser).

Bref, si on me trouve un truc miraculeux pour lui donner confiance en elle, je prends, mais en attendant, Gussette a 6 ans 2 mois et 19 jours.


* Sauf pour le Père Noël. J’avais l’espoir de voir enfin cette pantalonnade prendre fin cette année (avec l’arrivée massive de « grands » dans son entourage quotidien) mais l’autre jour elle m’a dit : « Aujourd’hui, j’ai appris que -pour de vrai- en ben -en fait- le Père Fouetteur, eh ben il existe pour de vrai. »

La phrase du jour

« La médiocrité va se jouer entre nous » dixit Jérôme, qui perd sa partie, à Nykos, qui perd aussi la sienne.

La blouse de la loose

Après deux mois d’inactivité couturesque complète, j’ai profité d’un moment de miracle sans enfant pour me lancer dans un projet qui attendait depuis lurette dans mon atelier. Trois ans. Trois ans que j’avais le projet en tête, le tissus (un joli lin vert pomme offert par Mamette), l’envie, tout ça tout ça. Je l’ai même vu en haut de grossesse, puis en haut d’allaitement, pour finalement revenir à un haut tout court…

Il y a 10 jours, je me suis donc lancée. Je me suis installée dehors, sur la table de jardin pour profiter de la chaleur et du beau temps. J’ai découpé mes pièces de tissus, en taille L, comme j’en ai l’habitude dans le commerce ou sur mes patrons.

J’ai ensuite assemblé le devant avec un curieux pressentiment tout du long. Ce n’est que lorsque j’ai plaqué le haut sur moi que ce fichu pressentiment s’est confirmé : trop petit. Mais FRANCHEMENT trop petit. Grmlmlml. Je cherche le tableau des mensurations, taille L. Poitrine : 89 , taille : 73 , hanches : 96 . Et le must, la stature : 160.

Alors faudra expliquer à l’éditeur français qu’en France, les nanas qui font 1,60m de stature ne sont pas la majorité, contrairement au Japon, et qu’il serait opportun d’ajuster les patrons en conséquence.

Bon pour finir j’ai vérifié mes propres mensurations, même si je savais déjà qu’on avait un écart monumental concernant la poitrine (j’allaite toujours hein) et les hanches.

J’ai pris une décision : j’ai recommencé à faire des exercices chaque jour. Et j’ai ajusté comme j’ai pu tout en gardant à l’esprit que, quand on bidouille, faut pas le cacher, faut le mettre en valeur.

J’ai donc finalement ajouté 11 cm aux épaules avec un petit biais contrasté et ouvert le dos avec le tissu contrasté déjà choisi pour la ceinture et j’ai assuré comme une bête.

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Par contre, j’avais initialement prévu d’intégrer un jersey pour masquer le décolleté – vu que même les mannequins du bouquin ne l’assument pas – plutôt que de mettre un t-shirt en dessous à chaque fois. Bon ben vu tout ce que j’ai dû bidouiller, j’ai préféré assurer le montage plutôt que de risquer les conneries. J’en suis donc réduite à porter un débardeur en dessous.

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Patates douces et légumes du soleil

Tous les parents savent à quel point avoir des enfants double le rythme des lessives. Tous les parents savent combien il est dangereux d’habiller Petite Bichette avec un adorable chemisier blanc et à quelle vitesse ce dernier peut être pourri par le chocolat du petit déj’ (pour les novices : moins de 10 minutes après avoir été enfilé)*. Tous les parents savent à quoi je fais allusion quand je parle de la nappe de la salle à manger qui tient debout toute seule.

Je vous laisser imaginer que l’arrivée du petit frère, sa diversification et – pire ! – son autonomie alimentaire aggrave sérieusement les choses. Et encore, nous on est pas fous, on a plutôt l’intention de s’arrêter à 2.

Eh bien Alcide a décidé d’innover, de battre les records, de faire pâlir d’envie tous les marmots cradots de la Terre, du Système Solaire et même de la Voie Lactée.

Alcide a renversé sa purée du soir sur la nappe… celle qui sortait de la machine et qui séchait sur l’étendoir… derrière lui !

Ou comme dit le philosophe Jérôme : « Cette nappe commence avec un sérieux handicap dans la vie, elle est déjà sale en sortant de la machine« .


* Mais je n’ai pas encore abandonné cette option, folle que je suis !