Tiens, voilà l’elfe !

Il y a quelques temps, considérant les capacités de concentration de Gussette, sa faim jamais assouvie d’histoires et une grosse envie de ma part de faire avec elle un premier pas dans l’univers de Tolkien, on a commencé à lire Le Hobbit (nouvelle traduction of course)*. A raison de 10 minutes de lecture chaque soir, c’était plutôt parti pour durer un bon moment, mais je ne me faisais guère d’illusion. A considérer que Gussette accroche, ce qui n’était déjà pas gagné car le texte est autrement plus complexe que ce à quoi on a habitué nos enfants, elle lâcherait l’affaire au bout d’une semaine maxi. Eh ben je me suis royalement plantée ! Je ne me souviens plus quand est-ce qu’on a commencé mais ça date. Ça doit même faire plusieurs mois parce que là, on est en plein épisode avec Smaug (page 301 quand même). Elle a bien eu un petit relâchement au niveau de Béorn, et je n’insistais pas car je pensais qu’elle avait saturé. Jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’en fait, elle ne voulait pas que Gandalf s’en aille.

Et puis début avril, on a embarqué les enfants à Libourne, pour la convention du Dragon Libournais. Au départ c’est une convention de jeu de rôle, mais depuis quelques années, ils se diversifient pas mal, notamment autour du jeu de société, d’où la balade familiale.

Mais quand même, pour se mettre en condition, j’ai mis un album du Naheulband en fond sonore dans la radio. Et là c’est le drame ! Les enfants ont adoré. Gussette passe son temps à chanter le Nanana de l’Elfe et Alcide chante « Crôm ».

Pire ! Il a fallu lui (Alcide) mettre la chanson pour calmer une crise de nerfs l’autre jour. Jérôme est désespéré, il est en train de faire une overdose de Naheulbeuk !!!

Pour sauver la situation, Gussette nous a quand même annoncé qu’elle n’aimait pas du tout les aventures en MP3. Mais elle parle d’elfes en permanence et admire des heures durant la boîte de jeu de société éponyme.


* A ne pas faire avec n’importe quel enfant, ça risquerait de le décourager plus qu’autre chose.

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La fausse-couche

Non, je n’ai pas fait ma troisième fausse-couche, et à vrai dire je n’ai pas l’intention de retenter l’aventure de la grossesse.

Simplement, aujourd’hui j’ai catalogué à la médiathèque le dernier Causette (n°88 pour les intéressés) qui comprend une double page sur la fausse-couche. Rien de neuf à l’horizon, mais il pointe quand même une vérité vraie : la fausse-couche est taboue, personne n’ose en parler. La preuve : quand j’ai rentré le mot-clef dans mon logiciel, il m’a clairement exprimé qu’il n’avait rien sur le sujet. Ce qui démunit d’autant plus les femmes lorsque ça leur tombe dessus.

Ce constat n’a rien d’exceptionnel, c’est juste une vérité.

Trop souvent, les heureuses futures mamans n’osent pas l’annoncer avant la fin du fameux premier trimestre, au cas où ça ne tiendrait pas. Bon moi je suis très mauvaise en cachotteries et grand bien m’en a pris. Je ne l’ai certes pas crié sur les toits (ce n’est pas non plus ma méthode), mais il y avait toujours un cercle de personnes au courant et si je puis me permettre, je ne peux qu’encourager les futures mamans à en faire autant. Pourquoi ? Parce que quand la fausse-couche vous tombe sur la tête, vous êtes bien contente de pouvoir pleurer sur l’épaule de quelqu’un… d’en parler… et de découvrir que vous n’êtes pas seule en fait. Parce que le pire dans ce tabou, c’est que malgré les chiffres, on voit bien qu’il n’y a pas (ou très peu) de fausse-couche dans son entourage. Ça, ou alors la maman n’a pu confier son malheur qu’à son oreiller. Je m’orienterais plutôt vers cette dernière hypothèse.

Ne nous leurrons pas, malgré tout ce que peuvent dire les médecins sur le sujet (« ce n’est pas encore un bébé formé » / « s’il n’a pas tenu c’est qu’il n’était pas viable » / etc. – toutes sortes d’arguments que je suis tout à fait capable d’entendre, là maintenant derrière mon PC avec mes deux enfants qui grandissent sainement), la fausse-couche est une terrible épreuve.

Votre fœtus (puisque ce n’est pas encore un bébé, qu’ils disent les médecins), vous l’attendez, vous l’espérez, vous le protégez et vous l’aimez déjà. Même quand vous savez au plus profond de vous-même qu’il ne vivra pas.

Je parle par expérience hein.

C’est pour moi l’occasion de dire ce qui s’est passé, et peut-être de donner écho à une ex-future maman en larmes qui, malgré toutes les explications très rationnelles des professionnels de santé, ne comprend pas pourquoi ça lui arrive à elle.

Il faut savoir que les chiffres (variant d’une référence à l’autre au demeurant), on nous les assène. Dans l’article de Causette, on pointe du doigt l’absence d’information. Moi je dis : « FAUX ! » . Une femme qui tombe enceinte connait ce risque mais elle n’a pas envie d’y penser. Une femme qui tombe enceinte est joie, bonheur, avenir. Elle passe tout son temps libre sur Doctibobo et Maman Magique pour comprendre ce qui se passe dans son ventre (et aussi à vomir, dormir debout, crever la dalle et tous ces adorables petits plaisirs du premier trimestre que je crois avoir déjà allègrement décris ici).

Elle y pense aussi aux chiffres : dans mon entourage, il n’y a pas de fausse-couche. Statistiquement, ça devrait donc me tomber dessus… Si si je vous jure que j’y ai pensé, à ma deuxième grossesse… juste avant ma future première fausse-couche donc. Mais concrètement ? Elle n’y croit pas. Elle n’a pas envie d’y croire. Et elle retourne sur Doctibobo et Maman Magique découvrir comment bébé grandira la semaine prochaine.

Mes fausse-couches : épisode 1

Au printemps 2013, Jérôme et moi nous disons que ce serait pas mal le moment de passer au numéro 2. J’arrête donc la pilule et on se met au taf. Pas le temps de s’entrainer vraiment, parce que BIM ! je tombe enceinte direct dans la foulée. C’était pas exactement prévu que ça aille si vite.

J’en parle avec mes collègues (mon ex-collègue Joie avait le don de deviner ce genre de choses).

J’en parle avec mes parents (et mon père en parle avec sa mère).

J’en parle avec Gussette.

J’en parle à Mme Nounou, qui décommande illico le bébé qu’elle doit accueillir dans les mois qui viennent.

Sauf qu’au mois de juillet, pendant mes vacances (chouettes vacances tiens…), je commence à avoir de très légers saignements. Je ne suis pas DU TOUT inquiète, vu que je connais le phénomène de spotting*. C’est Jérôme qui me met la pression et je finis par appeler la sage-femme. Elle m’envoie fissa faire une échographie d’urgence. C’est à ce moment-là que ça tourne mal pour moi. J’ai compris que le risque est réel et je commence à paniquer.

A l’hosto (alors que Jérôme garde Gussette dans le jardin de l’hôpital), réussir à obtenir mon échographie relève du parcours du combattant. Il faut que je fonde en larmes pour qu’on s’intéresse à mon cas. Et j’y passe une journée complète à me balader d’un service à l’autre.

La nana qui a fait l’échographie est une véritable porte de prison. Je me prend l’information en pleine poire et sans aucune empathie avec un jargon semi-scientifique pour que mon esprit embrouillée de patiente paniquée comprenne – ou pas.

Puis je suis renvoyée aux urgences, puis chez un gynéco, puis aux admissions, puis aux urgences à nouveau. Et tout ce temps là je suis SEULE, parce qu’on est juste venus faire une échographie, que Jérôme gère une petite fille de deux ans, son « repas » improvisé, sa « sieste » et tout le tralala (moi j’ai mangé à la fin de la journée seulement). Je lui donne des nouvelles par téléphone.

Le lendemain, j’ai droit à un curetage. Suivi d’une cystite à cause des conditions de l’opération trop sensibles pour moi, sinon c’est pas drôle.

Quelques semaines plus tard, ma gynéco me reçoit avec le courrier de l’hôpital pour vérifier que tout va bien. Et la voilà qui note sur sa fiche IVG au lieu d’ISG (interruption spontanée de grossesse). C’est la dernière fois qu’elle me voit.

De son côté, ma sage-femme s’est contentée d’une conversation téléphonique. A mon initiative.

Autant dire que mon entourage s’est avéré précieux vu l’inhumanité du corps médical.

La conclusion, pour cette fois-là, c’est que je suis sans doute tombée enceinte trop vite après avoir arrêté la pilule. Ce qui me fait une belle jambe au demeurant, mais je me raccroche à ça, c’est tout ce qui me reste.

Mes fausse-couches : épisode 2

Un an après, je retombe enceinte. Je laisse trainer la chose vu mes déboires de la fois précédente. Je n’en parle pas à Mme Nounou, mais mes collègues sont au courant (encore un coup de Joie !) ainsi que mes parents et les amis avec lesquels on a passé nos vacances. Je suis intimement persuadée que si grossesse il y a, elle ne tiendra pas. Finalement, après 1 mois, je contacte une nouvelle sage-femme. Cette dernière est en vacances mais me propose un rendez-vous pour la semaine suivante.

3 jours après, en pleine permanence à la médiathèque, je perds un flot de sang abondant. Je n’ai aucun doute sur ce qui m’arrive et je reste très pragmatique sur la gestion de crise. Il y a beaucoup de monde à la médiathèque et je suis seule.

Cette fois je ne vais pas à l’hôpital. Je SAIS que j’ai fait une fausse-couche, pas besoin d’échographie pour le confirmer. Je ne veux plus vivre ce que j’ai vécu la fois précédente.

Le lendemain matin, je laisse un message à la sage-femme pour lui annoncer l’événement et – par conséquent – l’annulation de mon rendez-vous. Celle-ci s’empresse de me rappeler. Je fonds en larmes au téléphone. Elle donne mon contact à sa remplaçante pour les soins médicaux urgents et maintient mon rendez-vous de la semaine suivante. Pour parler. Uniquement pour parler et évacuer le trop plein.

La conclusion cette fois-là, c’est qu’on ne sait pas. Pour moi, de toutes façons, c’était juste évident que ça arriverait.

Mes fausse-couches : la suite

Il m’a fallu encore un an pour retomber enceinte (cette fois la bonne). J’ai flippé tout le long de ma grossesse. Le premier trimestre a été abominable. D’un côté les nausées – ce truc horrible – que j’essaye de soulager comme je peux et de l’autre la hantise, dès que les nausées s’apaisent, que ça y est, c’est encore la fausse-couche.

J’avais complètement perdu confiance dans ma capacité à faire un enfant. Je disais même : « Si je perds encore celui-là, c’est fini, je ne retente plus, c’est trop dur à vivre » .

Je sais à quel point cette épreuve est difficile parce que je l’ai vécue. Je sais à quel point le corps médical est incapable de gérer le côté psychologique de la chose et même ajoute du stress là où ce n’est pas la peine d’en rajouter (sauf pour ma deuxième sage-femme qui a su être pro. OUF !).

Et je sais à quel point on a besoin d’en parler avec son entourage !!! Mesdames, vous venez de découvrir que vous êtes enceinte ? N’hésitez plus à en parler. Vous venez de faire une fausse-couche ? Parlez-en, exprimez-vous et ne laissez plus le tabou s’installer. Ne laissez pas croire à vos amies que ça n’arrive qu’aux autres, ça ne rendra service ni à elles, ni à vous.


* Et là j’entends une toute petite voix qui demande : « c’est quoi le spotting ? »

Le spotting, c’est un terme qui désigne populairement des saignements légers qui peuvent avoir lieu au début de la grossesse et peuvent être confondus avec des règles ou avec une fausse-couche. Ou inversement.

Pourquoi un « livre de bébé », ça n’existe pas ?

Comme il faut bien meubler un peu ce malheureux blog sur lequel j’ai l’impression de n’avoir plus rien à raconter, je vais tenter une formation à la lecture.

Alors ce n’est plus un constat depuis longtemps, c’est juste une évidence : la très très grande majorité des parents estiment que la lecture pour les enfants, c’est important puisque les enseignants le disent. Mais pour eux, beaucoup moins. Même pire, c’est une perte de temps*. Donc on va parler de la lecture des enfants, ce sera plus mobilisateur. Et puis surtout, c’est le sujet que j’avais envie d’aborder, na.

Je suis arrivée à la bibliothèque de Lacanau en 2005. A l’époque j’étais jeune, innocente, je ne connaissais rien du métier de bibliothécaire puisqu’en fait j’étais supposée être chargée de com’ et je me suis fiée les yeux fermés à Mme J. J’ai de la chance là-dessus, Mme J. quand elle forme son équipe, a beaucoup de choses à transmettre, et notamment sur la lecture des enfants.

Donc l’une des premières choses que j’ai apprises, c’est que les « livres de bébés », ça n’existe pas.

On le constate en moins d’une journée en bibliothèque, ces parents qui disent à leurs enfants : « Tu ne vas pas prendre ça, c’est un livre de bébé, voyons ! » **. A vrai dire, c’est un discours que j’entends aussi en permanence chez les enseignants, même les plus ouverts. J’ai même ma collègue Faërim qui l’a sortie à ma fille il y a moins d’un mois (j’ai soudain eu des envies de meurtre).

Concrètement, que se passe-t-il quand on dit à un enfant qu’il a choisi un livre de bébé ?

On lui inculque qu’il n’est pas capable de choisir par lui-même, que ses goûts ne sont pas les bons. Donc on lui arrache un peu de confiance en lui.

On lui inculque qu’il y a des bons et des mauvais livres. Pour information, les livres jeunesse sont tous certifiés par une commission, vous ne trouverez pas Mein Kampf dans le rayon jeunesse de votre librairie ou de votre bibliothèque. Donc là, logiquement, il devrait pouvoir y aller tranquille.

Il intègre la crainte de mal choisir sa lecture et donc la crainte d’en choisir une tout court. Il intègre aussi le regard de l’autre (un regard critique). Et avec tout ça, tout ce qu’on fait, c’est l’éloigner de la lecture.

Un enfant qui choisit un livre, que celui-ci soit destiné à un public plus jeune ou non, choisit un sujet, une illustration, un discours, qui lui parle. Qui sommes-nous pour dire que son choix n’est pas légitime ?

Pour un enfant qui apprend à lire, les « livres de bébé » sont complètement déstressants. Ils paraissent plus faciles d’accès. L’enfant gagne de la confiance en lui, et si on le laisse faire et choisir les livres qu’il aime (et ce dès les premiers accès au livre, sous réserve de sécurité pour le livre et pour l’enfant 😉 ), il progressera spontanément vers des lectures « plus grandes ». Il continuera à lire pour le plaisir, et non pas « parce qu’il faut lire » et en tirera le plus grand bénéfice.

J’ai pour habitude de dire « Je lis des livres pour bébés à mon âge. Pourquoi un enfant de 6, 7, 8, 9, 10 ans ou plus encore n’aurait pas le droit d’en faire autant ? »

Petite astuce de plus : il n’est pas interdit de continuer à lire une histoire à son enfant quand ce dernier apprend à lire. Bien au contraire.

A tout âge on aime à écouter une lecture, même si souvent on ne se dit pas « tiens, je suis en train de me faire lire une histoire ».

Chez nous, nous tenons à ce que la lecture du soir soit lue par Papa ou Maman. Gussette peut lire autant de livres qu’elle veut dans la journée, et parfois elle nous propose spontanément de nous lire quelque chose à nous au moment du coucher. Mais la lecture du soir par un parent fait partie du rituel du coucher. Je ne suis pas inquiète, je sais bien que dans quelques années, elle nous foutra à la porte de sa piaule, mais je tiens à ce que ça vienne d’elle. L’histoire du soir doit rester un plaisir et jamais une contrainte.

Le jour où Mme J. est allée lire un roman à des grandes de 12 ans. Elles sont venues chercher la suite pendant une semaine. On aime entendre les histoires à tout âge ! (oui un dessin, parce que je ne peux pas utiliser la photo…)

 


* Étude faite par une sociologue de Toulouse qui avait observé les usages de lecture des mamans dans les zones rurales, et observation confirmée d’expérience sur mon propre quotidien à la maison (non non, même pas besoin d’aller jusqu’à la médiathèque pour le constater !)

** Ou sa variante BD : « Tu ne voudrais pas aussi prendre un vrai livre ? ». Genre une BD, c’est pas un vrai livre ? Les pages sont en fait des tartines de Crevetolla peut-être ?

Mes nuits que j’aime (2)

Bon alors voilà, Alcide a dormi correctement pendant un an. Il était temps d’en finir, non ? Faudrait quand même pas qu’on s’endorme* sur nos lauriers. Bon alors tout va bien, Alcide nous fait, en ce moment – et je prie pour que ce ne soit qu’en ce moment – une bonne vieille régression de derrière les fagots.

Donc rebelote, on pensait en avoir fini, mais le dodo c’est à nouveau ballot !


* Hi hi hi, un jeu de mot involontaire

Alcidothon : deuxième étape

Alcide n’a pas attendu de souffler sa deuxième bougie pour entamer son Terrible Two. Ca fait même plusieurs mois qu’il l’expérimente. On se le mange en pleine face celui-là… Merci Alcide !

Donc au programme, des NON !, des crises, des BWAAAAAAAAAAAAA !!! et autres joyeusetés. Je prie pour que ça ne s’éternise pas !!!

Mais comme c’est le cas depuis le début avec ce bonhomme (sauf pour les dents et les nuits*), il n’est en retard sur pas grand chose. Donc Alcide :

  • a commencé à aller au pot depuis 1 mois 1/2 ;
  • fait les puzzles du RAM  les yeux fermés sans les avoir jamais fait avant ;
  • a appris à dire le prénom de sa sœur, ça a été long mais c’est vrai que ce n’est pas facile** ;
  • a appris la couleur « beue » mais a du mal avec le « chouche » ;
  • veut son histoire avant d’aller se coucher, comme sa sœur ;
  • ouvre les portes et – attention les doigts !!! – les ferme aussi ;
  • est fasciné par les « cak » – après quelques premières frayeurs, on lui a accordé de jouer avec celles du Crazy Cup en constatant qu’il y faisait attention ;
  • essaie de passer par-dessus à peu près tout à notre grande frayeur ;
  • mais s’installe tranquillement dans le lit de sa sœur quand on lui demande d’aller à la sieste*** ;
  • sait faire le check avec son père ;
  • apprend la politesse (on est pas mal pour le « merci », pour le « pardon » faut un peu insister, pour le « s’il te plait » faudra repasser) ;
  • fait ses premiers pas en trottinette ;
  • épuise sa mère ;
  • etc.

Comme on pouvait s’y attendre depuis un moment, cet enfant est difficile à maîtriser. Il pique les jouets de ses camarades (et se fait mordre par Bonnie qui n’a pas l’intention de se laisser faire, elle !). Il court dans tous les sens. Il refuse l’autorité (mais bon, ça c’est le Terrible Two, faut juste pas le laisser faire).

Mais il est TROOOOOOP mignon !

Depuis qu’on lui a coupé les cheveux, il l’est même encooooore plus.

Bon allez, deuxième étape de l’Alcidothon : check !


* Les nuits, on oublie vite comment c’est, mais je me souviens quand même que ça a été abominable looOoOOOoong (plus d’un an quand même hein ! Et avec des périodes vraiment difficiles à dormir moins de 2h par nuit et même pas en continu)

** D’ailleurs il articule tellement bien que chaque fois qu’il veut dire « neige », je crois qu’il appelle Gussette !!!

*** Penser à acheter un sommier et un matelas pour le passer dans un « lit de grand » sécurisé (avec la barrière restante)

Bye bye 2017

Cette année n’a certes pas été intense en activité sur ce blog, mais elle a été intense en vraie-vraie-vie-de-la-vraie-vie quand même.

Alcide :

  • a 21 mois ;
  • a appris à faire ses nuits ;
  • bouffe comme 25 ;
  • grandit grandit grandit (il a commencé à enfiler des fringues en 3 ans à seulement 20 mois) ;
  • court court court grimpe court saute court…
  • fait 100 bêtises à la minute ;
  • bavarde – en même temps avec une sœur aussi bavarde que la sienne, il a un bon exemple à suivre, alors il discute – en ce moment on est à une moyenne de 1 à 2 nouveaux mots par jour et il commence à s’exprimer vraiment ;
  • est passé à la chaise de grands il y a tout juste quelques jours, ce qui n’est pas sans nous causer quelques frayeurs ;
  • peut passer un temps fou à se concentrer sur un livre, un jeu, un puzzle, un dessin ;
  • aime chanter et danser ;
  • danse comme un dieu d’ailleurs (et j’exagère à peine… à peine j’ai dit !) ;
  • sait compter jusqu’à « quac’ » mais pas jusqu’à 1 (néanmoins, quand je compte 1,2, 3, il complète « quac’« ) ;
  • aime mettre le boxon dans la chambre de sa sœur ;
  • adoooooOOoOoooOore sa sœur ;
  • a fait son premier pipi au pot le 22 décembre chez Mme Nounou mais est incapable de rester assis sur celui de la maison plus de 4,5 secondes.

 

Gussette :

  • a 6 ans ;
  • est rentrée en CP ;
  • apprend à lire, à écrire et à compter avec un soif inextinguible ;
  • est une élève qui étonne ses enseignantes (« Mais Maîtresse, pourquoi tu demandes de colorier à l’intérieur ? On verra pas quand ce sera collé ! » ou encore à se disputer avec son camarade Polo, fils de l’instit des CM2 « C’est Casse-Noisette » / « Non c’est Tchaïkovsky » / « Non c’est Casse-Noisette » / « Non c’est Tchaïkovsky« ) ;
  • parle, parle, parle, parle, parle, parle,  parle toujours, parle, parle, parle, parle,  parle encore, parle, parle, parle… etc.
  • dessine, dessine, dessine, crée, dessine, dessine,  dessine toujours, crée, crée, dessine, dessine,  dessine encore, dessine, crée, dessine… etc. Les poubelles sont remplies des dessins et bricolages de Gussette, mais chut, faut pas lui dire ;
  • adore jouer avec son frère mais n’a pas intégré que l’âge de ce dernier n’est pas toujours compatible avec ses projets ;
  • n’aime rien tant que passer du temps avec ses copains/copines ;
  • a été voir son premier concert ;
  • est une méga-pétocharde qui a besoin de prendre confiance en elle, on a donc décidé de profiter de l’hiver pour la laisser prendre ses repères et baisser la pression sur le vélo et la trottinette au grand dam de Beau-Papa (que j’emmerde au passage, merci, ça soulage) qui ne comprend pas qu’un enfant de 6 ans ne sache pas faire du vélo.

 

Jérôme :

  • travaille ;
  • ne parvient pas à convaincre ses patrons de refaire du télé-travail malgré ses appels du pied (du 53 fillette à ce stade) répétés ;
  • fait du basket :
  • gère l’asso ;
  • gère le festoche de l’asso ;
  • s’est lancé dans la création de jeux de société et a présenté un proto au Trophée Créateur du FLIP ;
  • entretient toujours notre bédéthèque comme il peut.

 

Angélique :

  • travaille ;
  • gère 2 mioches de 7h à 9h et de 18h30 à 20h/20h30 du mardi au jeudi + lundi complet avec Alcide + mercredi après-midi avec Gussette et pète un plomb à force ;
  • a décidé de se révolter au boulot à défaut de se révolter à la maison ;
  • a fait grève pour la première fois de sa vie ;
  • s’est syndiquée ;
  • a refait grève ;
  • s’apprête à recommencer si ses patrons ne changent pas d’attitude ;
  • est représentante du personnel à la mairie pour 1 an ;
  • va voir un sophro-analyste 2 fois par mois ;
  • fait du yoga 1 fois par semaine ;
  • n’a plus le temps de lire ;
  • n’a plus le temps de coudre ;
  • n’a pas le temps de broder ;
  • n’a pas le temps de dessiner ;
  • a tenté de se mettre au crochet mais n’a pas le temps de crocheter ;
  • s’est mangé dans la gueule qu’elle ne s’occupait pas assez de ses enfants et passait trop de temps à lire (spéciale dédicace à Beau-Papa qui va finir par se prendre un retour de bâton un jour…)
  • alors s’est remise à lire… massivement… par rébellion pure et simple ;
  • rumine contre Beau-Papa depuis 2 mois quand même ;
  • pense avoir enfin mis la touche finale à sa crèche de Noël… un jour elle vous en parlera peut-être ;
  • redécouvre occasionnellement l’usage de la bicyclette ;
  • a *ENFIIIIIIIN* trouvé des médecins qui acceptent de s’inquiéter de ses problèmes de santé apparus à la naissance de Gussette… il y a 6 ans donc !

 

Et sinon, on a profité de nos vacances de Noyël pour :

  • jouer avec notre nouveau joujou familial : la Switch !
  • jouer le deuxième scénario de notre Escape Game local, j’ai nommé Tête Chercheuse qu’il est trop bien, faudra en parler un jour aussi ! [Edit du 19/03 : non mais faut vraiment que je prenne du repos moi ! J’en ai déjà parlé, et c’est ]

Bref, si on devait résumer l’année 2017, je la qualifierais de CHIAAAAAAAAANTE, s’il n’y avait pas les enfants à regarder grandir.

Je ressens un très grand besoin de passer du temps seule pour moi (et je ne sais plus faire… quand ça m’arrive miraculeusement, je ne sais plus quoi faire), en famille (à 4 j’entends) et sans gens, mais aussi du temps en amoureux et sans enfant ou du temps avec les copains sans contrainte. En même temps, il n’y a qu’au boulot que j’arrive à restée centrée. Bref, je suis pleine de contradictions, pleine de manques, je suis trop pleine de mon quotidien étriqué et je fatigue de tout ça. Je lutte comme je peux puisque je ne peux rien changer (sauf à changer radicalement de vie… suis-je prête à le faire ? en ai-je vraiment envie ? sous quelle forme ?)

Vierge

Au cours d’une discussion sur les signes astrologiques…

Moi je suis bélier
Et moi, je suis quoi ?
Toi, tu es vierge
C’est quoi, verge ?

Hum… No comment

De retour ?

Ces derniers mois ont été plutôt du genre difficile et mon blog franchement mis de côté. J’essaie de rattraper un peu parce que du coup, j’ai loupé le Gussethon. Alors je triche. Déjà, j’ai posté le 9 novembre un article commencé (et presque terminé) le 18 août. Et bien sûr je l’ai posté en date du 18 août parce que je le vaux bien, c’est comme ça et c’est pas autrement.

Alors quoi de neuf docteur ?

Je n’en ai pas parlé ici, il me semble, mais depuis le printemps, je fais de la sophro-analyse (et vu que je fais des analyses de ma tête, j’ai moins besoin de mon blog-psy je suppose ?). Au départ parce que j’étais tellement en stress avec les enfants que je me sentais péter un plomb et que j’avais de moins en moins de contrôle sur moi. J’étais mal, j’étais horrible avec les enfants et j’avais peur de leur faire encore plus de mal si je ne faisais rien. Faut dire que Alcide a attendu d’avoir passé sa première année pour seulement commencer à dormir à peu près correctement. Le coucher a été apocalyptique et les nuits aussi d’ailleurs jusqu’à sa première année. Ce n’est que passé ce cap qu’il a commencé (commencé seulement oui) à progresser dans le bon sens. Il est bien connu que la fatigue n’aide pas à gérer les situations de crises, qui d’ailleurs se multiplient lorsque bébé lui-même est fatigué. Donc toutes les 2-3 semaines, c’est sophro et ça m’a vraiment fait du bien mais je ne peux pas me contenter de ça.

C’est pourquoi, depuis la rentrée, je fais aussi du yoga. Le premier cours est arrivé juste à temps pour me sauver du burn-out. En septembre, au taf, on nous a demandé de travailler nous-mêmes au pourrissement maximal de nos conditions de travail. Le sophrologue toutes les deux semaines, c’était vraiment trop lèdj’ et de toutes façons, j’avais besoin de trouver une activité physique. Je cherchais depuis des mois un truc qui mobilise aussi bien mon corps que mon esprit et qui soit miraculeusement compatible avec mon emploi du temps de fou-fou. Ben ouais, je n’ai plus du tout de temps libre, sauf le soir après le coucher des enfants. J’habite Lacanau, trouver une activité physique passé 20h30, ça tient du miracle. Et le miracle a eu lieu, j’ai trouvé un cours de yoga à 21h ! Whouhou !!!

A côté de ça, je poursuis mes petits exercices entrepris cet été suite à ma prise de conscience couturesque. J’en ai ajouté quelques uns, j’arrive à les faire environ 3-4 fois par semaine. Ça me prend 5-10 minutes chaque jour, sauf les vendredi, samedi et dimanche. Y’a du monde à la maison. Et pas toujours le lundi aussi, pour les mêmes raisons, même s’il y a juste Alcide. Je me surprends moi-même : ça fait 3 mois que je tiens, je ne pensais pas passer 1 semaine !

Et pour régler mes problèmes avec mon cher employeur, et bien c’est en cours. Ça a commencé début octobre et c’est en train de se concrétiser. Il est en train de se passer un truc de malade que j’ai jamais vu ça à mon travail de moi. Rien que de me mobiliser là-dessus, ça me rend en joie et je retrouve de la sérénité.

Les enfants ? Et bien les enfants grandissent, comme des enfants quoi.

Gussette a fait sa rentrée en CP et commence à bien maîtriser. Elle lit les livres de son frère, c’est génial ! Elle, elle est fière. Les petits albums cartonnés ont peu de texte, c’est moins flippant que les Premières Lectures, ça la rassure et ça lui donne confiance en elle. Alcide lui, il est mort de rire. Il adore quand sa sœur lui lit ses histoires, il voit bien qu’elle est dans l’apprentissage et qu’elle y arrive. Bref, il est fan. Ça les rapproche encore plus (même si bon, ils sont déjà très proches) et nous ça nous fait des vacances.

Alcide… Alcide n’arrête pas. Il a fait ses premiers pas à 13 mois, suite à ça, il ne lui a pas fallu longtemps pour galoper. Il adore aller dehors pour jouer, pour se promener. Contrairement à sa sœur, il aime prendre l’air. Mais tout comme elle, il se passionne pour la lecture. Il passe son temps à nous courir après, un livre à la main (il est é-pui-sant !). Ça fait 6 mois qu’il dort *ENFIIIIIN* !!! Et là on est passé du coq à l’âne. De couchers+nuits abominables, on a eu des couchers super-faciles et des nuits de sommeil complètes. Petit relâchement sur le sujet la semaine dernière. J’espère que ce n’était que passager. Il s’exprime de plus en plus, même si pour l’instant ce sont des mots seuls. Il commence aussi à s’intéresser à ce qui se passe dans sa couche… ou plus exactement dans les toilettes. Ça fait des semaines qu’il me montre le pot en disant « pô » mais qu’il ne veut pas s’asseoir dessus. J’ai compris : il préfère le réducteur. Il n’y fait rien mais il est très fier de lui et moi je suis bien contente qu’il montre un tel intérêt pour la question de la propreté. A 20 mois, je trouve ça tôt, mais si lui ça lui parle, c’est le principal. Puis bon, ça n’empêchera pas de stresser dans 2 ans quand il rentrera à l’école parce qu’il n’est pas encore propre à la sieste, genre

Gussethon : sixième étape

Nous sommes le 9 décembre, je triche éhontément et j’assume complètement. Oui, ma petite chérie a fêté son anniversaire il y a 2 mois 1/2… ET ALORS ???

Bon du coup, je donne des nouvelles de décembre, tant qu’à faire.

Donc à ce jour, Gussette a fait sa rentrée en CP avec deux maîtresses puisqu’elle est dans la classe de Madame la Directrice (YEEEEES !!! Danse de la joie !!!). Deux maîtresses tip-top avec lesquelles elle est manifestement très à l’aise. Madame la Directrice m’a annoncé lundi alors que je lui lâchais une Gussette passablement insolente (comme chaque fois qu’elle est un peu fatiguée) que « Je ne sais pas comment ça se passe à la maison, mais avec moi, elle est toujours adorable« . Bon alors on va continuer à encaisser, si elle se tient à carreau à l’école, c’est toujours ça de gagné.

A côté de ça, on la lui raconte pas quand ça ne lui parait pas logique*, ce qui a valu à Jérôme un « Gussette est une élève très étonnante » de la part de Madame la Directrice, ce que je prendrai pour un compliment.

Elle ne cesse de faire des progrès faramineux en lecture et en écriture (et en dessin aussi, mais à 25 dessins par jour, le contraire serait étonnant). Elle manque un peu de confiance en elle par moment (comme pour tout d’ailleurs) mais elle est extrêmement curieuse sur le sujet, alors sauf exception, elle fonce.

Elle fonce beaucoup moins quand il s’agit de trucs plus physiques. Comme je le disais, elle manque de confiance en elle. C’est ma faute, ma très grande faute, je suis comme ça aussi et je lui ai filé le virus. C’est à dire que, concernant sa sécurité physique, je lui ai pas mal mis la pression. J’ai toujours peur pour elle et ça ne l’aide pas à prendre confiance. Du coup depuis le début y’a des trucs qui sont longs à se mettre en place : la draisienne, le vélo avec les petites roues (ma fille arrive quand même à se gaméler avec les roulettes faut dire) et la trottinette à trois roues…

Du coup le passage au vélo sans roulette : FAIL. On a préféré la laisser prendre confiance, on a remis les roulettes, mais du coup, grosse régression, elle flippe à nouveau avec les roulettes. Et le passage à la trottinette de grand : FAIL aussi. Je ne comprends pas mais j’encaisse, il faut qu’ELLE trouve ses repères.

Ce qui m’embête un peu plus c’est que les déplacements en deux-roues dans le bourg de Lacanau, c’est beaucoup plus compliqué à gérer alors que j’ai maintenant tous les outils pour me passer au maximum d’un moteur polluant sur mes trajets quotidiens (par temps clément, faut pas abuser).

Bref, si on me trouve un truc miraculeux pour lui donner confiance en elle, je prends, mais en attendant, Gussette a 6 ans 2 mois et 19 jours.


* Sauf pour le Père Noël. J’avais l’espoir de voir enfin cette pantalonnade prendre fin cette année (avec l’arrivée massive de « grands » dans son entourage quotidien) mais l’autre jour elle m’a dit : « Aujourd’hui, j’ai appris que -pour de vrai- en ben -en fait- le Père Fouetteur, eh ben il existe pour de vrai. »

La phrase du jour

« La médiocrité va se jouer entre nous » dixit Jérôme, qui perd sa partie, à Nykos, qui perd aussi la sienne.