Gussethon : cinquième étape

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Voilà voilà voilà… Ma grande chérie qui fait tourner Maman en bourrique a déjà 5 ans.

Ce week-end, elle fêtera son anniversaire avec ses copains et copines dans le jardin en même temps que sa copine Roulieta.

Elle a fait sa rentrée en Grande Section… la dernière ligne droite avant l’école des grands ! D’ailleurs cette année, elle m’a demandé une trousse pour l’école… ça ne sert à rien mais ça fait plus grand.

Elle ne cesse de développer un esprit créatif… comment dire ?… encombrant. Maintenant, non seulement elle fait 20 dessins par jour mais en plus, faut lui organiser des « ateliers » (parlez-en à Mme Nounou qui la gardait le mercredi matin pendant l’été… Je crois que c’est la dernière fois qu’elle me dépannait).

Elle est bavarde. Très bavarde. TRÈS TRÈS TRÈS bavarde. J’ai honte mais je n’écoute même plus, elle m’épuise trop.

Elle ne tolère la réponse « non » qu’une fois qu’elle s’est transformée en « oui ».

Elle a une patience proche du néant.

Elle gagatise devant son frère. Toujours. Tant mieux, son frère est mort de rire quand il la voit. Ils sont trop choux tous les deux. Du coup c’est moi qui gagatise.

Bref, Gussette a 5 ans. Je sais que je me répète chaque année mais bon… c’est un âge de grande.

 

J’ai essayé les couches lavables

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C’est un truc qui me trottait dans la tête depuis très longtemps. Depuis la période couches de Gussette en fait. Mais je n’ai pas su franchir le pas pour plusieurs raisons.

  • Le système tant vanté des TE1 et des TE2 m’effrayait beaucoup, en particulier sur l’entretien. Un change complet + tous les inserts à laver à raison de beaucoup de couches par jour, c’est assez dissuasif.
  • Le coût à l’investissement est très important, même sur les kits d’essai. Mettre autant d’argent dans un truc pour m’apercevoir que ça ne me convient pas, ça  ne fait pas partie de ma philosophie.
  • J’aurais pu en réaliser moi-même ou avec Mamisa, mais n’ayant aucune pratique de la chose, je craignais un plantage en règle.

Finalement je m’y suis mise presque sans faire gaffe un dimanche où je craignais d’être à court de couches avant le lendemain matin. J’ai réfléchis à toute vitesse en regardant les 25000 langes qui traînent partout dans la maison et je le suis posée la question suivante : « comment nos aïeules utilisaient-elles ces trucs ?« 

Un rapide coup sur mon ami Gogol m’a indiqué qu’utiliser des langes comme couches lavables, c’est franchement pas idiot. C’est même une très bonne idée mais ça nécessite l’utilisation plus moderne et plus efficace de culottes de protection en PUL*. Contrairement aux TE1 et TE2, la culotte de protection n’étant là que pour éviter les fuites, il n’est pas indispensable de la changer systématiquement. J’ai donc commandé une culotte de protection taille unique réglable pour la somme astronomique de 15€ et tenté l’expérience du lange. On trouve partout sur Internet des méthodes de pliage, c’est très simple. J’ai d’ailleurs pris l’habitude de plier le lange dès la sortie de l’étendoir. Pour les flippés, il existe également des petits crochets qui permettent de fermer le lange qui doivent coûter genre 2,50€. Moi je me contente de coincer le bout du lange sous un autre bout de lange, ça tient très bien mais c’est sans doute un peu plus pénible à mettre sur un bébé qui gigote. Au final je me rends compte que c’est à peu de choses près la méthode utilisée par mes potes Ben et Mag avec leur petite Bonnie avec des langes un peu spéciaux.

Ben c’est banco. J’ai commandé une deuxième culotte de protection pour tenir sur 2 jours vu que je ne l’utilise qu’en dilettante le week-end. J’ai récupéré des tutos pour en faire moi-même vu que j ai du PUL dans mes placards. Je suis séduite par le truc.

Le seul hic, c’est que contrairement aux couches jetables qui doivent être capables d’absorber genre 1,5 litre de pisse, je ne peux pas me permettre d’oublier de changer Alcide. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour ses fesses mais vachement moins pour mon résidu de cerveau.

Pour les selles toutes liquides de bébé allaité, c’est pas compliqué. Avec les jetables, j’ai des fuites 90% du temps. Avec les langes c’est plutôt 10%.

À laver c’est génial ! Le lange passe jusqu’à 90° et sèche en un rien de temps. On en a tous une flopée et en plus on m’en refile encore. Et vraiment, au pire, ça coûte 3€ et on en trouve dans n’importe quel supermarché. Le PUL se lave à 30° mais en même temps c’est le cas de beaucoup de vêtements donc ça passe avec. Et ça sèche en un rien de temps.

Bref, je suis conquise. Je les utilise uniquement pendant mon week-end car je ne me vois pas l’imposer ni à Jérôme, ni à Mme Nounou (qui doit déjà me prendre pour une folle avec mes histoires de biberons de lait tiré). Par contre je compte développer l’expérience en nocturne après un test concluant vu que mon fiston gère déjà la propreté nocturne et que j’en ai ras le bol de jeter des couches propres le matin. Au contraire je dois bannir le lange dans l’heure qui suit son réveil sous peine de vidange intempestive de la vessie.

* Et là j’entends une toute petite voix qui demande : « pourquoi un pull ? » Alors sachez que PUL est l’abréviation de polyuréthane laminé. Il s’agit d’une sorte de tissu imperméable mais respirant utilisé en particulier dans la confection de couches lavables. Ça se trouve dans les magasins de tissu en ligne mais je n’en ai jamais trouvé dans les commerces plus traditionnels.

Purée… que ça salit !

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Non non, je ne deviens pas grossière (en fait je le suis déjà, et croyez-moi, « purée » n’entre habituellement pas dans la liste de mes jurons favoris). En fait c’est qu’Alcide tente la diversification depuis une dizaine de jours.

Non mais en fait non… « tente » n’est pas le mot adéquat pour désigner l’expérience. Il la réussit sans chercher à tenter.

Ça faisait déjà un bon mois que je repoussais l’échéance, vu que j’ai récupéré un Bébé Cuisine™ incomplet du fait d’un certain petit garçon qui aurait innocemment fouillé les affaires de sa mère et éparpillé le contenu partout dans la maison*. Du coup dès le lendemain de la réception du complétage de Bébé Cuisine™, paf, purée de haricots verts.

Alcide n’a mangé qu’une dizaine de « cuillerées »**, plus parce que j’étais épuisée pour aller plus loin. Il essayait de choper la cuillère à deux mains, se l’enfournait tout au fond du gosier, et comme il ne savait pas avaler, recrachait ce qu’il avait pris.

Mais comme on la lui fait pas à lui, il a vite compris comment on mangeait hystoire*** de pouvoir vider 1/2 petit pot tranquillou et même un pot entier aujourd’hui. Mme Nounou est obligée de le mettre à poil et de recouvrir les alentours de serviettes. Ca ne suffit pas. Déjà, la cuillère est concurrencée par les pieds du jeune homme. Ou comment retrouver de la purée entre les orteils de son bébé. Et en plus il fait des « prrrrrrrrt » tout le temps. Sans parler qu’il essaye de prendre le commandement des opérations. Bref, il me semblait que ça avait été plus tardif pour Gussette, mais du coup on mange déjà avec 2 cuillères.

Tout ça pour dire que la diversification est passée comme une lettre à la Poste. Voire même mieux… Mais que contrairement à mes espérances, il avale toujours autant de lait ! Il est dur à suivre çuilà !!! Demain, PMI : on va avoir peur de la balance et tout autant de la toise !

* Oui j’exagère. Bien sûr que j’exagère. J’exagère toujours !

** Si tant est qu’on puisse appeler ça une cuillerée

*** Non mais je sais que ça ne prend pas de y, histoire, mais c’est une vieille hystoire. Un jour je raconterai peut-être… ou pas.

Un zoo Spaycific

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Non le jeu de mots pourrave n’est pas de moi, pour une fois l’honneur est sauf. C’est vraiment le nom d’un zoo implanté sur la commune de Spay au sud du Mans. Il vaut vraiment le détour, vous pouvez me croire parce que ce n’est pas souvent que je sors d’un zoo en disant : « c’était génial !« 

D’abord parce que les zoos, on y va pour Gussette. Avec les châteaux (pour lesquels on a beaucoup plus d’intérêt d’un coup), c’est le programme incontournable pour faire lui plaisir, mais les lions et les éléphants, ça va, on s’en passerait bien.

Il y a 2 ans, en Corrèze, on était tombé sur un petit parc animalier à petit budget paumé près d’Uzerche, Les Z’animoos. Uniquement des chèvres, des moutons, des poules et des cochons de toutes sortes d’origines et de variété. La visite avait été sympa, originale et humide (pluie oblige) mais elle avait surtout présenté le parc animalier sous un nouveau jour, loin des enclos bétonnés et rutilants des zoos habituels.

Ce matin, quand on lui a parlé de zoo (on avait préalablement repéré plusieurs parcs animaliers avec une préférence pour L’Arche de la nature), Gussette voulait voir des lions. Donc a priori, direction le zoo de La Flèche. Et puis Jérôme a vu les prix et là on a expliqué à Gussette qu’elle se passerait de lion mais qu’il y avait un zoo où on pouvait entrer dans les enclos. Direction donc Spaycific’zoo, un zoo vraiment spécifique. Et un gros coup de cœur.

Ce que j’ai aimé ?

D’abord le respect des animaux. Pas un gramme de béton, les animaux évoluent dans la nature, dans des enclos suffisamment vastes pour qu’ils soient à leur aise. Alors oui, parfois, faut chercher un peu au milieu de la verdure flamboyante mais ça fait partie du jeu et c’est d’autant plus amusant. J’ai eu un peu peur à l’entrée au mot « animation ».  J’ai vu sur le moment le spectacle d’otaries dressées pour faire les clowns. Mais par animation, il faut en fait entendre qu’un type vient nourrir les animaux et donner des informations sur la race. On a ainsi appris des trucs sur les gibbons et les dingos.

Oui parce que les bestiaux qu’on y trouve sont chouettes aussi. Il y a pèle-mêle (liste non-exhaustive) :

  • des servals
  • des makis katas
  • des dingos
  • des tatous
  • des chauves-souris
  • des castors
  • des gibbons
  • des capucins
  • des biquettes
  • des tortues
  • des porcs-épics
  • des mangoustes
  • des capybaras
  • des wallabys
  • des ratons laveurs
  • des carpes coï…

Ensuite, il y a la dimension humaine et familiale. C’est un petit zoo bien agréable, ombragé et ludique. On y trouve des jeux pour les enfants régulièrement en relation avec les animaux (se glisser dans une carapace de tortue, grimper un pont de singe, un mikado en face du porc-épic…). J’avoue que Gussette était parfois plus intéressée par les jeux que par les animaux.

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En plus, à l’accueil on a pu acheter de quoi nourrir les bêtes et ça c’est un grand moment de bonheur !

Et surtout, SURTOUT, j’ai aimé le contact avec les animaux. On peut entrer dans une grande partie des enclos et des volières moyennant 2-3 règles, c’est juste génial !

A la sortie, on était tellement content, on a craqué…

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Voici Rosie, le serpent rose, qui a joué le rôle du dragon au Trésor des Lutins ce soir…

Balade à L’Épau

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Cette année, les vacances familiales prennent place dans le Grand Nord – une idée de Jérôme à 10 jours du départ, notez qu’on a été vach’ment prévoyant – à savoir en la cité du Mans.

Et on profite allègrement de la Nuit des Chimères qui plait beaucoup à toute la famille.

Arrivée hier soir à 20h avec *beaucoup* de retard et première balade aujourd’hui à l’abbaye de l’Épau, une ancienne abbaye cistercienne fondée par la veuve de Cœur de Lion et restaurée par le Département de la Sarthe.

Chouette balade en famille qui aura comblé tout le monde puisque le lieu, super beau, a perdu son côté catho et kitschissime, est complètement dépouillé et se trouve au cœur d’un parc immense. On y a aussi trouvé – bonne surprise – un atelier animé par Les Petits Débrouillards au cours duquel Gussette a été filmée par une télé locale, ainsi que plusieurs expos photos de très bonne qualité.

La visite n’a en revanche pas grand chose de didactique, on en apprend clairement plus sur Pédia mais le lieu est vraiment chouette et finalement, je le vois plus comme un immense lieu d’exposition, de détente et de découverte avec un bâtiment splendide !

Bref, un endroit à faire en famille (mais sans poussette si on veut voir ce qui se trouve à l’étage sans avoir à se relayer en bas).

Et pour bien finir cette note, recommandation spéciale pour la crêperie Le Bel’Helen qui adjoint à son accueil accueillant (oui c’est redondant si j’veux) des crêpes véritablement délicieuses, je ne m’attendais pas à régaler autant mon palais, je l’avoue. On regrettera seulement d’être passé à côté du cidre fermier, victime de son succès (oui j’allaite, si si).

De quoi je me mêle ???

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Jusque là, j’estimais avoir été assez épargnée mais hier j’ai été interloquée par la réaction d’un monsieur à vélo tandis que nous revenions, avec Gussette, d’aller chercher Alcide chez Mme Nounou en poussette. Gussette était épuisée, venait de se fader 1.5km à pied et la moitié d’autant sur le retour et était en train de partir en vrille.

Pour ma part, j’ai deux enfants, un boulot (et voui, ça y est, j’ai repris), des nuits jamais assez longues et une aînée qui me pousse à bout (et voui, ça y est aussi… ça fait un petit moment qu’elle a compris… dommage… disons que j’ai bien profité du répit). Moi aussi j’ai le droit d’être fatiguée, faudrait dire à ce monsieur d’arrêter de croire que les parents arrêtent d’avoir des émotions ou de la fatigue à l’instant même où ils deviennent parents.

Bref, Gussette en train de partir en vrille au bord de la route… une rue moyennement sécurisée pour les piétons et les vélos au passage… et j’ai un bébé dans la poussette… J’essaie tant bien que mal de la récupérer avant que ça ne tourne à la crise et là, ce monsieur, arrêté, me regarde. Circonspecte mais polie, je lui dis « bonjour« , plutôt histoire de lui faire comprendre « kestufoulatoa ?« 

Et le monsieur me répond genre il est le monsieur le plus adorable de la Terre : « Vous devriez être plus indulgente, Madame« .

NON  MAIS DE QUOI JE ME MÊLE ???

J’avoue… je lui aurais bien mis mon poing dans sa petite tronche. Mais le bon point c’est que Gussette, aussi interloquée que moi (ah oui, critiquer les parents devant les enfants, c’est la meilleure des idées au passage) en a oublié sa crise.

Un jour, les gens comprendront que juger les parents, c’est loin d’être la solution. Oui je sais, c’est illusoire.