Week-end bohème

11 mois après notre escapade improvisée, on a profité des vacances de Gussette pour partir à nouveau en week-end familial vendredi, samedi et dimanche dernier (avant le drame donc). Bon en guise de week-end, j’ai quand même dû poser 3 jours… Merci les week-ends décalés… Mais ça nous fait décidément du bien de nous éloigner un peu de Lacanau (surtout quand les touristes débarquent, que les élections nous gavent et que la forêt brûle). Bref, comme une grosse envie que ça devienne un « rendez-vous » annuel, ce petit week-end en famille.

Cette fois nous sommes partis très très près de chez nous. Nous sommes même restés en Gironde, c’est dire comme on était loin !

Comme je ne fais JA-MAIS de pub ici*, je ne vous donnerai pas le tuyau (enfin presque pas 😉 ) mais je peux vous dire dans quoi on a dormi et comment c’était chouette.

On a dormi dans une roulotte tzigane et c’était chouette très très très bien. Même qu’on a très envie de retenter la chose en mode yourte mongole, château dans les arbres (malgré mon vertige oui), cabane de trappeur avec bain nordique, la tente caïdale ou plus si affinité.

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Les gens qui gèrent le domaine sont très très accueillants et sympathiques. Ils ont une conception de l’écologie assez proche de la nôtre (il y a tout à fait moyen de faire attention à la planète avec un minimum d’effort tout en conservant un confort de vie) et l’appliquent au quotidien dans leur structure. Quant aux hébergements, il y en a pour tous les goûts, que vous veniez en famille ou que vous privilégiez un petit séjour en amoureux. Certains hébergements sont en plaine, d’autres sont parmi les arbres (dont la roulotte) et ça c’est une partie plutôt cool. L’endroit est calme – certes en avril… mais y’avait quand même du monde hein.

Quelques aménagements ne sont pas pour déplaire, j’aborderais notamment la baignade naturelle (mes orteils l’ont testée mais pas moi) et l’immense champ pour faire courir nos bambins (ou nous-mêmes) avec un trampoline notamment.

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Initialement, l’idée consistait à se faire un week-end « châteaux » (Roquetaillade et Villandraut en particulier). Justement le domaine est à juste 3 km de Roquetaillade. Pour nos prochains passages (ah ben oui hein, maintenant va falloir y retourner !), il nous reste à voir au bas mot le château de Cazeneuve et la collégiale d’Uzeste…

Pour la roulotte à proprement parler, elle est très jolie, pleine de charme et très bien aménagée quoique fort étroite, évidemment. Nous avons pu profiter du beau temps donc très très cool mais je pense que par mauvais temps, ça aurait été vachement moins la classe.

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Je craignais le froid. Le choix de la roulotte n’était à ce titre pas anodin vu qu’elle était chauffée (penser néanmoins à allumer le radiateur le soir). J’avais quand même prévu des couvertures supplémentaires au cas où. Inutile, car les couettes fournies étaient bien chaudes et l’espace couchage des parents se referme au moyen d’un volet** et promis, ça tient VRAIMENT chaud. Sachant qu’à côté de ça, et contre toute attente, la roulotte était très bien isolée thermiquement et phoniquement. Finalement, seul Alcide a eu l’utilité de son épaisseur supplémentaire (une robe de chambre pour bien lui couvrir les bras par-dessus la douillette) car il n’a pas pu profiter des wonder-couettes.

Elle contient une petite salle de bain/toilettes, une kitchenette avec micro-onde, frigo, vaisselle, évier, plaque de cuisson -le tout planqué dans du bois pour garder l’esprit authentique- un (très) grand lit pour les parents, un lit déguisé en banquette et un lit-tiroir planqué sous la banquette, des rangements dans tous les sens et même une petite table (mais pas pour 4 !). On croirait pas possible de rentrer tout ça là-dedans !!!

Il y a donc bien sûr l’électricité et l’eau courante… chaude tant qu’à faire.

Petit déj’ servi à la roulotte dans un panier déposé devant la porte et pris très confortablement sur la table extérieure à profiter du soleil. Vraiment le pied !!!

Le bémol ? Ben faut VRAIMENT savoir où on va parce que ce n’est pas DU TOUT fléché.

Bref, si vous ne savez pas quoi faire de vos prochaines vacances…


* Oui, moi aussi je sais mentir, ce n’est pas un privilège réservé à nos politiciens

** Trop glamoooour !!! En plus, d’un point de vue strictement pratique, ça nous a permis de bouquiner peinards pendant que les enfants dormaient.

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Un zoo Spaycific

Non le jeu de mots pourrave n’est pas de moi, pour une fois l’honneur est sauf. C’est vraiment le nom d’un zoo implanté sur la commune de Spay au sud du Mans. Il vaut vraiment le détour, vous pouvez me croire parce que ce n’est pas souvent que je sors d’un zoo en disant : « c’était génial !« 

D’abord parce que les zoos, on y va pour Gussette. Avec les châteaux (pour lesquels on a beaucoup plus d’intérêt d’un coup), c’est le programme incontournable pour faire lui plaisir, mais les lions et les éléphants, ça va, on s’en passerait bien.

Il y a 2 ans, en Corrèze, on était tombé sur un petit parc animalier à petit budget paumé près d’Uzerche, Les Z’animoos. Uniquement des chèvres, des moutons, des poules et des cochons de toutes sortes d’origines et de variété. La visite avait été sympa, originale et humide (pluie oblige) mais elle avait surtout présenté le parc animalier sous un nouveau jour, loin des enclos bétonnés et rutilants des zoos habituels.

Ce matin, quand on lui a parlé de zoo (on avait préalablement repéré plusieurs parcs animaliers avec une préférence pour L’Arche de la nature), Gussette voulait voir des lions. Donc a priori, direction le zoo de La Flèche. Et puis Jérôme a vu les prix et là on a expliqué à Gussette qu’elle se passerait de lion mais qu’il y avait un zoo où on pouvait entrer dans les enclos. Direction donc Spaycific’zoo, un zoo vraiment spécifique. Et un gros coup de cœur.

Ce que j’ai aimé ?

D’abord le respect des animaux. Pas un gramme de béton, les animaux évoluent dans la nature, dans des enclos suffisamment vastes pour qu’ils soient à leur aise. Alors oui, parfois, faut chercher un peu au milieu de la verdure flamboyante mais ça fait partie du jeu et c’est d’autant plus amusant. J’ai eu un peu peur à l’entrée au mot « animation ».  J’ai vu sur le moment le spectacle d’otaries dressées pour faire les clowns. Mais par animation, il faut en fait entendre qu’un type vient nourrir les animaux et donner des informations sur la race. On a ainsi appris des trucs sur les gibbons et les dingos.

Oui parce que les bestiaux qu’on y trouve sont chouettes aussi. Il y a pèle-mêle (liste non-exhaustive) :

  • des servals
  • des makis katas
  • des dingos
  • des tatous
  • des chauves-souris
  • des castors
  • des gibbons
  • des capucins
  • des biquettes
  • des tortues
  • des porcs-épics
  • des mangoustes
  • des capybaras
  • des wallabys
  • des ratons laveurs
  • des carpes coï…

Ensuite, il y a la dimension humaine et familiale. C’est un petit zoo bien agréable, ombragé et ludique. On y trouve des jeux pour les enfants régulièrement en relation avec les animaux (se glisser dans une carapace de tortue, grimper un pont de singe, un mikado en face du porc-épic…). J’avoue que Gussette était parfois plus intéressée par les jeux que par les animaux.

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En plus, à l’accueil on a pu acheter de quoi nourrir les bêtes et ça c’est un grand moment de bonheur !

Et surtout, SURTOUT, j’ai aimé le contact avec les animaux. On peut entrer dans une grande partie des enclos et des volières moyennant 2-3 règles, c’est juste génial !

A la sortie, on était tellement content, on a craqué…

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Voici Rosie, le serpent rose, qui a joué le rôle du dragon au Trésor des Lutins ce soir…

Balade à L’Épau

Cette année, les vacances familiales prennent place dans le Grand Nord – une idée de Jérôme à 10 jours du départ, notez qu’on a été vach’ment prévoyant – à savoir en la cité du Mans.

Et on profite allègrement de la Nuit des Chimères qui plait beaucoup à toute la famille.

Arrivée hier soir à 20h avec *beaucoup* de retard et première balade aujourd’hui à l’abbaye de l’Épau, une ancienne abbaye cistercienne fondée par la veuve de Cœur de Lion et restaurée par le Département de la Sarthe.

Chouette balade en famille qui aura comblé tout le monde puisque le lieu, super beau, a perdu son côté catho et kitschissime, est complètement dépouillé et se trouve au cœur d’un parc immense. On y a aussi trouvé – bonne surprise – un atelier animé par Les Petits Débrouillards au cours duquel Gussette a été filmée par une télé locale, ainsi que plusieurs expos photos de très bonne qualité.

La visite n’a en revanche pas grand chose de didactique, on en apprend clairement plus sur Pédia mais le lieu est vraiment chouette et finalement, je le vois plus comme un immense lieu d’exposition, de détente et de découverte avec un bâtiment splendide !

Bref, un endroit à faire en famille (mais sans poussette si on veut voir ce qui se trouve à l’étage sans avoir à se relayer en bas).

Et pour bien finir cette note, recommandation spéciale pour la crêperie Le Bel’Helen qui adjoint à son accueil accueillant (oui c’est redondant si j’veux) des crêpes véritablement délicieuses, je ne m’attendais pas à régaler autant mon palais, je l’avoue. On regrettera seulement d’être passé à côté du cidre fermier, victime de son succès (oui j’allaite, si si).

Cassos !!!

Après ces derniers mois assez pénibles et avec une activité associative et familiale prenante, Jérôme a décrété l’autre nuit* que ce serait chouette tiens de se prendre un week-end. Et comme ça n’a pas pris longtemps de me convaincre qu’on avait TOUS besoin de temps pour nous**, hé bien nous avons décidé de partir nous ressourcer en famille dans un endroit qu’on aime d’amour mais qu’on dira pas où. Bref, ce week-end, inutile de nous chercher : on est pas là et j’aurais tendance à dire qu’on ne répondra pas non plus au téléphone.

Alors prendre un week-end à l’arrache comme ça, vu notre emploi du temps de ministre qu’en même temps c’est pour ça qu’on se barre, ça ne se fait pas tout seul. On a donc déplacé le rendez-vous avec la maîtresse qui nous dira de toutes façons que notre fille est une championne***, on a laissé tomber la bourse aux vêtements aux trucs de mioches de Lacanau****, on a lâchement abandonné nos collègues aventuriers aux mains de Nyarlathotep et on a annulé « l’étape« ***** de Gussette.

Bref, ON SE CAAAAASSE !!!

* Oui Jérôme prend des décisions la nuit… Mme J. prend des notes (pour ne pas oublier ses idées géniales le lendemain… elle bosse même en dormant, c’est un truc de fou), Jérôme prend des décisions. Bon en fait il n’arrivait pas à fermer l’œil… Ceci explique certainement le contenu de son décret.

** Environ moins d’un quart de nano-seconde…

*** Ben oui, vu que c’est notre fifille chérie bien aimée, elle est forcément une championne.

**** En revanche on prend toute proposition d’occasion pas chère de Bébé-cuisine (le nôtre n’est plus sauvable) et de cosy en taille 1 (le 0+ sera rapidement trop petit pour notre colosse).

***** Comprendre les TAP – « Temps d’accueil périscolaire » pour les gens qui n’auraient pas d’enfant scolarisé et qui découvriraient là maintenant la merveille de patchwork improbable qu’est devenue la réforme du temps scolaire initialement motivée par un meilleur respect du rythme de l’enfant.

On applaudit au passage ce post où les notes prennent plus de place que le texte principal.

La maison rouge

« La mésson rrrouche », c’est le surnom que Gussette a donné à notre lieu de villégiature (dont nous revenons tout juste, c’était trop trop trop bien).

En vrai, ça s’appelle, La Raze et il s’agit de chambres d’hôte à un kilomètre du petit village corrézien de Collonges-la-Rouge.

Comme son nom l’indique, Collonges-la-Rouge est entièrement rouge, construite dans le grès ferrugineux de la faille avoisinante. Comme son nom ne l’indique pas, la « maison rouge » n’est presque pas rouge, exceptés les contours des portes et fenêtres, mais allez comprendre l’esprit torturé de l’enfant qui l’a nommée ainsi…

Bon c’est bien beau, mais pourquoi je vous parle de tout ça ? Eh bien parce que quand un truc me plaît, j’aime bien en parler, et il se trouve que nous avons tous les trois très grandement apprécié notre séjour. C’était la première fois que nous expérimentions la chambre d’hôte. Des amis nous ont opposé quelques arguments négatifs auxquels nous n’avons pas été confrontés à La Raze, donc tout porte à croire que ce lieu est juste extraordinaire.

Je le dis franco, je n’ai presque pas trouvé de point négatif, donc ça va tartiner des compliments dans tous les sens.

D’abord le lieu. Déjà, on est en pleine cambrousse à une borne de Collonges, sachant que ce village est interdit aux véhicules motorisés pendant la journée, que la principale route d’accès est côté colline et que nous sommes côté vallée… Soyons honnête, c’est super tranquille !!! La maison se situe sur un terrain absolument immense entièrement fleuri (parterres de fleurs, vergers, potager, poulailler, bassin de poisson… c’est juste formidable) par les courageuses mimines de la maman de notre hôte. Pour le côté champêtre de la chose, soyons honnêtes, il est difficile de faire mieux tout en gardant un minimum de confort.

Ensuite le service : tous les avantages de la location et tous les avantages de l’hôtel réunis, avec quelques bonus en prime.

  • La chambre est louée toute équipée : linge de lit et linge de toilette, savons à main, le minimum vital qui va juste alléger considérablement vos bagages.
  • Mais personne n’y entre pendant votre séjour, ce qui implique que si vous voulez dormir jusqu’à midi, concrètement vous pouvez : personne ne vous mettra dehors pour faire le ménage dans la chambre (juste le petit déjeuner est servi jusqu’à 9h30, mais vous pouvez parfaitement assumer).
  • Il y a plusieurs bâtisses : la maison principale est donc séparée du gîte, lui-même séparé de « la maison rouge » (le bâtiment des chambres d’hôtes), elle-même séparée de « la maison du petit-déjeuner » (encore une appellation d’origine gussettienne). On est vraiment tranquilles !!!
  • Le petit déjeuner est copieux. Si si, vraiment copieux, ils ont réussi à caler Jérôme plus d’une fois. En fait « à volonté » serait plus approprié. Plus on mange, plus la panière se re-remplit, et plus elle est pleine le lendemain. Et difficile de dire non : c’est juste succulent ! Pain de noix (on est sur la Route de la Noix là quand même, d’ailleurs on en a ramené), pain de campagne, baguette et brioche, accompagnés de beurre (doux, on n’est pas chez les Celtes) et d’un assortiment de confitures maison amené à varier selon les jours (et même selon les tables, donc vous pouvez aussi avoir l’affront de voler celles de la table d’à côté).
  • Une pièce commune permet d’avoir accès à un séjour et à une kitchenette à peu près équipée. Le seul point un poil sombre du séjour, c’est qu’elle ne l’est pas assez, équipée. Mais même là, difficile de faire les fines bouches : ce n’est apparemment pas systématique d’avoir une cuisine en chambre d’hôte. Donc celle-ci est commune, il s’agit de partager le frigo avec les autres résidents, la confiance y règne et on a su partager sans se marcher dessus et sans aucune sorte d’incivisme.
  • On a rien à faire ! Juste à s’occuper pour la journée… ou pas… Et à se nourrir le midi et le soir (ou pas aussi d’ailleurs, c’est vous qui voyez), ce qui peut aussi bien se faire au resto (ou snacks), ou sur place grâce à la petite kitchenette.
  • Les transats, les bancs, les tables et chaises de jardin équipés de parasols sont constamment à disposition. C’est le bonheur…
  • Une piscine (protégée pour les enfants) est en libre accès. Même nous, nous en avons profité, et ce n’est pourtant pas notre priorité ! D’ailleurs, un petit étendoir est à disposition pour faire sécher vos maillots de bain.
  • L’accueil est formidable. Les gens qui habitent là sont absolument adorables, et le gérant a une voix tellement douce et posée que de simplement l’entendre le matin au petit dej’ pendant une semaine vous rend zen pour l’année à venir. Spécial dédicace à Tom, gigantesque représentant de la race canine. Un énorme nounours après lequel Gussette a couru toute la semaine. Pourtant il est plus grand qu’elle et il est vraiment impressionnant, même face à un adulte. Un leonberg, 65kg au garrot (ah non pardon, c’est pas comme ça qu’on dit).
  • L’ambiance est vraiment sympa. Les résidents se croisent régulièrement, on partage nos découvertes, on se donne des tuyaux… C’est un truc qu’on ne trouve ni en hôtel, ni en location, mais c’est vraiment très chouette !
  • Le prix est très raisonnable. La nuitée nous a en tous cas coûté moins cher qu’une nuit d’hôtel (faut dire qu’on ne prend jamais en dessous de 3 étoiles) pour un confort équivalent. J’aimerais dire que ajouté au fait que nous sommes partis en Corrèze cette année au lieu d’aller à l’étranger, nos vacances ont été bien plus économiques (carburant, péages, tout ça). Sauf qu’en France, les visites coûtent environ deux fois plus cher qu’en Italie ou en Espagne… Du coup, ça a juste été un peu plus économique.

Ça faisait trois ans que nous n’étions pas VRAIMENT partis en vacances. Ma grossesse, puis les travaux et le déménagement, Gussette qui était un peu jeune… Nous ne sommes presque pas partis, sauf pour des mariages le temps d’un gros week-end. Parallèlement, ces trois années ont été épuisantes et difficiles et nous avions vraiment besoin de changer d’air.

En même temps, on ne fait pas la même chose avec un enfant qu’en couple. Le rythme est beaucoup plus modéré, et une sieste pour la puce s’impose en début d’après-midi (et pour moi aussi en fait). Là encore, la formule de la chambre d’hôte a rempli ses promesses. Nous avions choisi notre destination selon des critères familiaux, tout en optimisant le déplacement pour aller voir nos copains à Limoges et à Brive. Jérôme avait littéralement craqué pour La Raze, et je me félicite de lui avoir fait confiance. Je ne sais pas si nous y retournerons car on aime bien changer de destination, mais si nous décidons de faire un nouveau séjour en Corrèze, nous saurons à quelle porte frapper…

Bretagne or not Bretagne

On ne sera pas resté bien longtemps en Bretagne, mais on peut dire qu’on en aura fait le tour : Nantes – Rennes – Fougères – Rennes – Saint-Brieuc – Morlaix – Brest – Quimper – Vannes – Nantes. En route nationale. On a ainsi pu visiter les routes paumées près de Fougères (mais pas le château de Mélusine), le KFC de Saint-Brieuc et la mairie de Brest. C’est formidablement beau la Bretagne !*

Bon, mis à part les classiques (les vagues qui explosent sur les phares, les collines** bucoliques, les forêts magiques, les légendes féériques et les binious des Fest-Noz), on peut dire que la Bretagne est vraiment chouette pour rouler dedans. Elle est gratuite. Si si. Aller à Brest depuis Bordeaux coûte autant en péage que d’aller à Toulouse. 700 bornes au même prix que 300km, la mer en plus et le soleil en moins ! Et pis c’est pas des routes toutes pourrites hein, ce sont des grosses nationales presque comme des autoroutes. Ça donnerait presque envie d’y passer toutes ses vacances !

Presque. Y’a aussi des inconvénients à la Bretagne. Et ça fait partie des clichés. Il y fait VRAIMENT humide, même quand il fait beau. Deux victimes à la maison. Jérôme n’en fait pas partie évidemment, c’est toujours les mêmes qui trinquent…

* lol

** Pardon, le « Massif » Armoricain est composé de montagnes. De très vieilles montagnes. Très plates donc.

Derby du Sud-Ouest

Un « petit » week-end à rallonge se profile ? Je suis en vacances ? Jérôme ne travaille pas le vendredi ?… Mais c’est tout bonnard ça, on a justement des gens à aller voir à Toulouse… Alors on est allé les voir, et on en a même profité pour aller à la Cité de l’Espace le vendredi vu que nos hôtes étaient au choix, soit au boulot, soit à l’école. Deux parcs d’attraction en 1 mois 1/2, ça fait bourgeois mais c’est comme ça. Et comme je suis sympa, je donnerai mon avis sur la question un peu plus tard.

Tout ça pour dire que ça nous a fait un bien fou de nous changer les idées comme ça. Gussette a dormi comme un loir, a appris à faire plein de bêtises auprès de deux garçons de 4 et 7 ans (d’ailleurs, la rançon de la gloire, c’est qu’elle est tombé du canapé sur la tête toute à l’heure… en évitant la table en verre, ouf !), s’est éclatée et a refusé de manger ses légumes (après enquête, il semble que ce soit l’âge, chouette). Moi j’ai bouquiné Terra Australis (d’ailleurs Mo’, si tu passes par là, je m’excuse platement, Jérôme m’a annoncé dans la voiture que tu n’avais pas osé me le réclamer…), j’ai fait une formation Arbres à perles dont le résultat se trouve dans la barre à droite, et à part ça, j’ai l’impression d’avoir rien fichu du week-end. Mais ça fait un bien FOU !

Week-end au Futuroscope

A Noël, alors que je finalisais les tout-derniers cadeaux, mes pas me menèrent dans l’un de ces supermarchés « culturels » (hum… hum…). Oui j’ai honte, mais j’avais un bébé dans les pattes, je venais de courir les magasins pour trouver ce que je cherchais, mon dernier recours venait d’être liquidé, je n’avais plus le temps de passer commande. Voilà. Donc en passant en caisse, on me donne un ticket à gratter en même temps que mon ticket de caisse. Je fourre ça vite fait dans mon porte-feuille et je l’oublie.

Quelques temps plus tard :
« Angélique s’il te plait, j’ai besoin de tes tickets de carte bleue pour faire les comptes*.
Oh tiens un ticket à gratter… poubelle !… Oh puis par acquis de conscience on va gratter quand même« 

Voilà comment j’ai gagné (pour la première fois de ma vie) une place au Futuroscope  (même pas une arnaque) à valoir entre telle date et telle date. Et puis justement, j’avais un coffret-cadeau à utiliser qui m’avait été offert par mes deux frangines pour mon anniversaire : un week-end sans enfant quelque part en France. Une combinaison parfaite. J’ai donc posé un jour de congé pour le samedi 23 mars et réservé les grands-parents pour le week-end. Youhou !  \o/

Bon en fait, tout ne s’est pas passé comme prévu et ça nous a coûté beaucoup plus cher qu’on ne le pensait, on y reviendra plus tard. Pour l’instant, place aux réjouissances.

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Petit rappel : le Futuroscope, parc d’attraction destiné aux sciences et aux technologies, a posé sa première pierre en 1984 pour une ouverture en 1987. Il fête donc sa 26 année, ce qui n’est pas rien. Ça devait d’ailleurs faire 15 ans que je n’y avais pas mis les pieds. Un peu moins pour Jérôme puisqu’il s’y est rendu peu avant notre rencontre en tant que staff pour les championnats du monde de jeux vidéo, mais pas vraiment pour en profiter.

Donc là, on vous fait un compte-rendu d’une visite child-free et exigeante de trentenaires bourgeois.

  • D’abord quelques recommandations : si vous êtes enceinte ou en possession d’un enfant de moins d’1m20 (ou que vous mesurez vous-même moins d’1m20, ça peut arriver), si vous souffrez de douleurs dorsales ou de difficultés cardiaques, franchement, oubliez le Futuroscope : vous ne pourrez rien faire.
  • Ensuite une indication financière : 39€ la place adulte pour un jour (d’où l’intérêt de ne pas présenter l’un des désagréments précités… 40€ la journée pour regarder les autres s’amuser, c’est pas la classe). C’est un peu moins cher pour les enfants et les séniors (mais c’est cher quand même à force d’additionner), et gratuit pour les enfants de moins de 5 ans (mais un adulte se sacrifiera pour le garder sur les attractions un peu « secouées »)
  • Enfin un conseil : faites comme nous, allez-y hors saison. Pourquoi ? Pour zapper l’attente au maximum. Certaines attractions nous ont valu 3/4h d’attente pour 5 minutes d’intérêt. Imaginez ce que ça doit donner au mois d’août. Alors certes les attractions en plein air étaient fermées, mais en même temps une journée ne suffit pas pour tout faire. Alors que là, on a pu profiter un maximum. En plus ça vous permet de stationner à moins de 5 bornes du parc gratuitement si vous avez choisi l’option motorisée pour votre séjour en terres poitevines (un parking payant se situe juste à l’entrée du parc toutefois).

Voici les attractions que nous avons visité dans l’ordre chronologique.

Attraction n° 1 : Tahiti Extrême

Film documentaire en 3D sur la vague de Teahuppo, la vague la plus dangereuse du monde, en compagnie de Kelly Slater. Un reportage intéressant qui explique les particularités de cette vague sur un écran de la taille de deux terrains de tennis. Guère impressionnant mais beau à voir.
Ma note : 15/20Celle de Jérôme : 14/20

Attraction n°2 : Monstres des mers

Film documentaire en 3D projeté sur une immense coupole sur les dinosaures marins en compagnie de Maman Dolly, Dolly Dolly et Dolly Boy, trois Dolichorhynchops (garanti avec copier/coller). Très très instructif, bien fait, tout ça… Mais mais mais… En 26 ans, la coupole n’a pas super bien vieilli. Les jointures devenues apparentes gâchent la projection. Dommage. Jérôme, de son côté, a trouvé les commentaires un peu cul-cul.
Ma note : 16/20Celle de Jérôme : 13/20

Attraction n°3 : Le Petit Prince

L’attente de cette animation est plutôt plaisante avec vue sur une mise en scène de fond des mers robotisé, ce qui fait que même si c’est assez long (une vingtaine de minutes en ce qui nous concerne), ça passe plutôt bien.

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L’attraction en elle-même est intéressante du point de vue technologique : une animation dynamique et vivante très bien faite ! Mais scénaristiquement nul. Saint Exupéry doit se retourner dans sa tombe mer. Heureusement, la technologie de l’attraction est très très bien faite ! Jérôme pense tout l’opposé : une histoire chouette et un dynamisme trop mou. Quel embêteur celui-là !
Ma note : 15/20Celle de Jérôme : 16/20

Attraction n°4 : Arthur, l’aventure 4D

4D ? Pourquoi 4D ? Jérôme a émis la possibilité d’un voyage dans le temps. Il ne doit pas en être loin vu qu’on est sorti de là 50 minutes après y être entrés alors que l’attraction ne durait que 5 minutes. Mais non, 4D parce qu’en plus des 3 dimensions habituelles, on vit véritablement l’action avec ses sens. Assis dans une coccinelle d’une vingtaine de places (et il y a 2 coccinelles seulement dans la salle, d’où la disparition mystérieuse de 45 minutes en file d’attente), on prend la place d’un fabuleux pilote (« je te rappelle que tu n’as plus de points sur ton permis« ). En bref, c’est ce qui s’appelait autrefois le cinéma dynamique, mais avec vachement moins de places. Mais c’est toujours aussi bon, ça vous déride un bon coup !!! La file d’attente a quand même bénéficié d’une mise en scène soignée (et trompeuse : le coup de l’ascenseur, on a vraiment cru qu’on était arrivés au bout, mais en fait non !), même si elle ne compense pas exactement l’attente.

Ma note : 20/20Celle de Jérôme : 18/20 à cause de l’attente
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Attraction n°5 : Danse avec les robots

J’ai refusé de la faire. 45 minutes d’attente prévues. Un balcon installé haut dessus de la salle permet d’avoir un aperçu de l’animation. Outre qu’on sortait de table, j’ai purement et simplement reculé à l’idée de me retrouver la tête en bas (même avec 3 niveaux de difficulté différents), et les 45 minutes d’attente n’ont pas joué en faveur de ce truc. Mais ça a l’air bien intense pour ceux qui aiment rendre leurs tripes. Pour Jérôme, ça avait l’air chouette (il aime rendre ses tripes de toutes évidences).
Ma note : pour des raisons qui me semblent évidentes, je ne m’estime pas à même de noter cette attraction, Jérôme non plus.

Attraction n°6 : La cité du numérique

Le symbole du Futuroscope a perdu sa boule, en cours de restauration pour des raisons de sécurité. Du coup y’a rien dedans : un robot dessinateur qui, lui, a perdu le bas de son tableau, un espace Playstation 3, un espace accueil (accueillant).
Ma note : 7/20Pas de note pour Jérôme

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Attraction n°7 : 8ème continent, le jeu

Le 8° continent existe réellement. Indétectable par satellites, il est composé exclusivement de déchets au cœur du Pacifique Nord. Après une courte attente en compagnie de Maud de Fontenoy, cette attraction vous propose de chevaucher une sorte de scooter des mers – qui bouge – armés d’un trash-buster et de détruire le plus de déchets possibles. Et de vous faire défoncer au score, car vous jouez contre les autres joueurs de la salle évidemment.
Ma note : 16/20Celle de Jérôme : 3872 points (11° de la salle – ndlr)

Attraction n°8 : Les ailes du courage

Film de fiction inspiré de faits réels sur l’Aéropostale réalisé par Jean-Jacques Annaud en 3D (oui, encore !). Plus intéressant que techniquement faramineux (c’est de l’adaptation en 3D), on est pris aux tripes par l’instinct de survie de ce bonhomme. D’une durée de 40 minutes, il n’a pas forcément sa place au Futuroscope, mais sa qualité en fait une attraction bien plus intéressante que beaucoup d’autres. Elle a une grande capacité d’accueil mais est peu prisée. En attendant le début de la séance, une caméra filme la salle et la projette sur l’écran, en interaction avec des bulles qui répondent aux gestes du public (baston de bulles sur grand écran !)
Ma note : 18/20Celle de Jérôme : 19/20

Attraction n°9 : Ma maison pour agir

C’est une reconstitution de maison qui vous interroge sur vos gestes au quotidien ou au niveau des constructions pour économiser l’eau et l’énergie. Rien de transcendant. Une fois qu’on a fait un bouton ou deux, on a fait le tour. Ça ne révolutionne pas grand chose en terme de connaissances, mais ça permet d’ancrer les chiffres dans une réalité. Mais en cours de com’, on m’a toujours dit qu’on pouvait faire dire ce qu’on voulait aux chiffres alors pouêt. A l’extérieur, une petite voiture « écolo » est stationnée. Une Renault Twizy. Une voiture électrique donc. Ça se saurait si l’électricité était écologique. Par contre c’est pas une MDI qui est exposée, on sait jamais, ça pourrait lui faire de la pub…
Ma note : 5/20Jérôme quant à lui ne comprend pas ce que ce genre de truc vient faire là

Attraction n°10 : Festival du dynamique – L’attaque des drones

Vous vous rappelez Arthur et ses 45 minutes d’attente ? Le festival du dynamique fait aussi un cinéma dynamique avec autrement plus de places et pas d’attente du tout. Mais bon, faut l’admettre, la cinématique est de moins bonne qualité, on plonge beaucoup moins dans l’action. Mais ça secoue tout autant par contre.
Ma note : 17/20Celle de Jérôme : 15/20

Attraction n°11 : Chocs cosmiques

Sous une voute à 360°, un guignol du nom de Lorànt Deutsch vous commente l’histoire de notre univers avec un langage un poil trop « djeuns » pour être viable. Bon d’accord, c’est quand même pas mal tout ça, et puis finalement il est pas si ridicule ce type. Ah ah c’est assez drôle ma foi, et très très intéressant. Bon en fait c’est excellent ! Pour le détail qui tue, les fauteuils sont hyper confortables, et sont très reposants pour votre nuque que vient de souffrir le martyr au festival du dynamique.
Ma note : 20/20Celle de Jérôme : 18/20

Attraction n°12 : Voyageurs du ciel et de la terre

Une écran devant et un écran dessous, j’avais expérimenté le truc avec les papillons lors de ma dernière visite et j’avais trouvé ça très très bien. Ben là : peut mieux faire. D’abord la salle a un peu vieilli : les vitres sous les pieds auraient besoin d’un petit nettoyage. Ensuite l’utilisation de l’écran du bas n’est pas toujours pertinente sur ce film. Quand on a la même image reproduite en haut et en bas, on se demande où est l’intérêt. Bien dommage car mieux ficelés, le film comme la salle sont propices à ce voyage muet au pays de la nature.
Ma note : 13/20Celle de Jérôme : 8/20

On a aimé : les mises en scène des files d’attente, les cinémas dynamiques pertinents, la fréquentation raisonnable, les sculptures qui prennent vie dans le parc

On n’a pas aimé : les files d’attente, la gestion des sandwichs au resto où on a mangé (Studio Grill), les problèmes du week-end (promis, on en reparle), le fait que l’animation Les Yeux Grands Fermés soit payante**

* Ouaip, chez nous c’est Monsieur qui fait les comptes. Sinon on est mal.

** Cette participation de 4€ par personne est destinée à soutenir l’achat de matériel pour les personnes non-voyantes. Mais beaucoup ont été rebutés à l’idée de sortir encore des sous après avoir payé 40€ l’entrée. Une augmentation de 2€ du prix du billet d’entrée permettrait de récolter autant voire plus de fonds pour financer cette démarche et créerait moins de blocage pour le public pour découvrir cette attraction certainement très sensitive et intéressante.

Carcassonne

Ca y est, nous avons *enfin* utilisé la smartbox qu’on a eu pour le mariage. Presque un anniversaire de mariage à ce stade…

Comme d’habitude, quelques remarques viennent agrémenter notre retour :

  • J’ai toujours bêtement imaginé que le truc impressionnant dans Carcassonne, c’est qu’une ville médiévale ait pu être si bien préservée. En fait, sa seule particularité, c’est que suite à la récupération de la ville par la Couronne de France, les faubourgs, un peu trop agités aux yeux de notre bon roi, ont été déplacés sur la rive gauche de l’Aude. C’est cette bastide qui s’est finalement développée en lieu et place de la cité principale, ce qui lui a permis d’être plus ou moins sauvegardée, et remarquablement restaurée par Viollet-le-Duc, un sombre inconnu…
  • Carcassonne n’est pas en France. Non non, je vous jure ! Ca fait aussi bizarre d’entendre parler français dans la cité qu’au fin fond de l’Espagne. Une histoire de week-end pascal espagnol férié sur plusieurs jours parait-il…
  • Carcassonne, c’est petit, mais ça fait très mal aux pieds (et aux jambes, et au dos et la tête alouette). Ah ben oui, comme c’est petit, on fait tout à pied, aïe ! Ah ben oui, la cité, elle est sur une butte surélevée, ça grimpe très fort, re-aïe !
  • Il y a une maison hantée dans la cité. Non non, je n’ai rien fumé. Il y a aussi un musée de la torture, brrrr…
  • Ce n’est pas parce que l’hôtel appartient à une chaîne qu’il n’est pas agréable. Un gros plus sur l’accueil, un bémol sur l’heure de disponibilité des chambres (17h) qui ne nous a pas permis de poser le sac en arrivant. Et un directeur aimable, toujours présent pour mettre la main à la pâte. Vue sur la cité depuis la piaule : sympa.
  • Jérôme aime le cassoulet : penser à éviter le coin si je tiens au confort de mon odorat. D’une façon générale, on a très bien mangé et je vais encore me faire gronder à la prochaine pesée.
  • Décidément, faire du tourisme en France, ça coûte bien plus cher qu’en Espagne ou en Italie !
  • Un an de mariage dans 2 semaines… déjà !

De retour de voyage de noces

Rentrés de Venise tous bronzés sur un petit nuage. Je pense mettre quelques photos dans les albums en bas de cette page (je créerai sans doute plusieurs albums pour classer un peu…)

Quelques trucs très marquants qu’on ne voit pas forcément dans les guides touristiques :

– La circulation des bateaux sur les canaux est digne d’une heure de pointe sur les boulevards. Et oui : les véhicules terrestres ne sont admis que sur la Piazzale Roma, place sur laquelle on arrive depuis la terre ferme et d’où partent tous les vaporetti, véritables bus flottants. Le dédale de ruelles de Venise n’est fréquenté que par les piétons, donc tout ce qui est transport passe par les diverses barques, barges, vaporetti et autres bateaux. D’ailleurs, les premiers trajets en vaporetto ne sont pas très rassurants quand on accoste aux arrêts…

– Le nombre d’églises au mètre carré est véritablement impressionnant. D’ailleurs on en a parfois vu deux sur une même place. Chose curieuse : prendre des photos dans une église, même sans flash, est considéré comme un manque évident d’éducation. Par contre on n’est pas capable de reprocher à quelqu’un d’y faire du bruit, et visiter l’église pendant la messe n’a rien de choquant. On n’a manifestement pas la même conception du respect de la prière.

– Les gondoliers sont plus nombreux et plus nuisibles que les pigeons (qui se font de toutes façons chasser par les goélands, qui a dit que Venise était la ville des pigeons ?)

– Contrairement aux idées reçues, Venise est une ville relativement propre. La seule odeur marquante est celle de la marée (quoi de plus normal ?). Nous avons bien traversé une ou deux ruelles (par ailleurs très étroites) où l’odeur de l’urine était prépondérante, mais considérant le nombre de ruelles que nous avons traversé… J’aimerais qu’il y ait autant de rues puantes à Bordeaux, ça sentirait bien meilleur.

– A part les rues les plus fréquentées par les touristes, les maisons et les palais mériteraient bien souvent une bonne petite rénovation. Jérôme et moi avons bien envisagé d’acheter une maison là-bas (plusieurs sont en vente), mais nous n’avons pas pris la peine de nous renseigner sur les tarifs : un nombre important de critères nous rendent difficile de quitter la région bordelaise. D’ailleurs, en arrivant à la maison, un petit courrier de la mairie de Lacanau nous attendait, nous sommes virtuellement les heureux propriétaires d’un charmant terrain de 1144m² à Lacanau Ville (il nous reste à prendre le prêt, confirmer l’achat à la mairie et payer)

– Certes les puits sont nombreux, mais apparemment pas autant qu’ils ont pu l’être. Elément indispensable à la survie des Vénitiens d’autrefois, ils ont un fonctionnement extrêmement élaboré, mais se raréfient considérablement depuis l’arrivée de l’eau courante et n’ont plus qu’un rôle strictement décoratif.

– Venise compte un nombre incalculable de ruelles appelées « calle del forno ». Manifestement, ce nom est aussi original que « allée des érables » en France !

-A 17h, tous les monuments ferment ! Que c’était bien Tarragone, avec ses monuments ouverts de 9h à 21h…