Tarragona !

Petite modification sur ma note d’hier, concernant les spécialités servies uniquement en entrée. En fait, c’est que les tapas sont surtout servies le midi, parce que le midi, il fait tellement chaud, qu’on a pas faim et qu’on mange léger. Le soir, on favorise un repas plus consistant. En bref : on a enfin trouvé le quartier des restos : le même que celui où sont les touristes, ni plus ni moins. Le bar Kunnan, plaça du forum, est d’ailleurs très agréable. 

Nous n’avons toujours pas mis les pieds dans l’eau, bien que la ville donne directement sur la Méditérranée et qu’il fasse extrêmement chaud.

Première journée touristique donc : visite de Tarragone, que nous avons terminé à 21h, puisqu’ici, les monuments sont ouverts de 9h à 21h. Elle fut bien remplie, partagée entre les deux périodes importantes de la ville : l’ère romaine et l’ère médiévale. Seul regret : nous n’avons pas pu tout, faire, forcément, et il a fallu faire des choix. Nous avons donc sacrifié la nécropole paléo-chrétienne et les monuments à l’extérieur de la ville. Pour l’instant du moins.

Nous avons tout de même visité les murailles, la catédrale et son cloître, le musée archéologique, le prétoire (encore une petite tour juste pour entretenir mon vertige au cas où je l’oublierais !), le cirque romain, l’amphithéâtre romain et le forum romain, ainsi que deux maisons de familles importantes du XVIII-XIX° siècle.

Jérôme a accidentellement déniché un exemplaire du Black Tarot de Luis Royo, introuvable en France… Ca commence à dévier ^^

Petite anecdote tarragonaise : nous étions surpris de voir constamment des chats dans les ruines. Une aimable tarragonaise venu leur donner à manger nous a généreusement expliqué que ces chats étaient abandonnés et qu’ils vivaient dans les ruines et les arbres alentour. Pourquoi les ruines ? Peut-être parce que là-bas, ils y sont un peu moins dérangés ? Nous en avons trouvé 8 dans une toute petite partie des ruines du cirque romain ce soir. Pour les amoureux des matous malheureux, rassurez-vous, ces chats sauvages s’en sortent très bien : s’ils ne sont pas exceptionnellement gras, ils sont loin d’avoir la peau sur les os, et ne se battent pas pour manger, signe qu’ils sont bien nourris. Il semble que plusieurs habitantes pleines de compassion leur donne régulièrement à manger. Leur poil n’est pas irsute comme celui des chats sauvages qu’on trouve à la campagne, mais bien propre et bien entretenu. Petit détail curieux : cezs chats deviennent sociables et vivent en groupe, ce à quoi ne m’ont jamais habitué les chats que j’ai pu rencontrer par ailleurs. Y’a un Nephilim de la Lune là-dessous 😀 (private joke de rôliste, désolée).

A propos de ruines, cette ville est assez impressionante. En tant que première ville romaine de la péninsule ibérique et capitale romaine de cette même région, la cité romaine était très étendue et possédait des infrastructures de luxe : forums, cirque, amphithéâtre, temple dédié à l’Empereur, etc. Tout ça prenait effectivement beaucoup de place, de sorte qu’aujourd’hui, on ne peut plus détruire un bâtiment ou un morceau de rue sans compter sur d’importantes recherches archéologiques. Certains des bâtiments aujourd’hui visitables n’ont été ouverts que très récemment au public, et le théâtre romain, vient tout juste d’être mis à jour, ainsi qu’un morceau du cirque (celui occupé par les chats). En effet, la partie visitable du cirque ne constitue qu’une partie d’une des deux extrémités de l’édifice, le reste se trouvant sous les maisons. Néanmoins, les archéologues semblent se faire une idée bien précise de l’aspect de la ville à l’époque romaine avec les quelques éléments mis à jour (il semble qu’ils connaissaient l’emplacement du théâtre avant sa mise à jour).

Dernière période intéressante de l’histoire de Tarragone : notre ami Napoléon, celui-là même qui traumatisa Francisco Goya. Il a effectivement bien marqué les esprit. A Tarragone, dans le cas qui nous intéresse, il a pris la ville suite à un très long siège en 1811, et y a laissé « quelques » traces de poudre… Certains bâtiments jusque là très bien préservés en ont fait les frais. Alors qu’en Toscane, nous avions été marqués par le traumatisme laissé par la Peste Noire, il me semble qu’ici, c’est véritablement le passage de Napoléon qui a laissé de mauvais souvenirs dans l’histoire locale (bien que la Peste Noire ait églament sévi ici, bloquant complètement le développement de la ville).

Suite de l’exposé demain, sur Barcelone normalement.

Buenas noche !

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