Playlist pré-électorale

Je n’ai pas pour habitude de faire de la politique sur Internet pour plusieurs raisons :

  • d’abord je trouve que ce n’est pas le lieu ;
  • ensuite parce qu’il me semble que dans liberté-égalité-fraternité, il y a égalité, et que toutes les opinions politiques sont égales.

Enfin presque, et c’est la raison pour laquelle je mets le boxon aujourd’hui. Oui on a le droit de penser certaines choses, bien sûr, mais je n’arrive pas à considérer que ces pensées puissent aller à l’encontre du principe-même de notre démocratie française. Vous savez ? Ces fameux Liberté-égalité-fraternité.

Parce que dans ce crédo, il y a un mot qu’on oublie trop souvent : fraternité. Fraternité, ça veut dire que les Français sont tous frères. J’ai envie d’ajouter : tous ceux qui vivent sur le sol français sont frères. Tous ceux qui vivent sur notre planète.

Nous sommes à une semaine du premier tour des Présidentielles, et une montée en puissance des fascismes inégalée depuis la fin de la Troisième République ne peut que m’inquiéter. Je crois en la démocratie. Je crois que mes enfants pourront eux aussi profiter de ce beau projet.

Alors je propose d’en parler en poésie :

Ou en prénoms

Ou en version rock

Et si vous n’avez pas encore compris le message, vous vous rappellerez ce qui s’est passé en 2002 et la trouille qu’on a eu à ce moment-là. J’ajouterais même qu’à l’époque, c’était encore gentillet, au moins on ne l’avait pas vu venir. Là maintenant, y’a même plus de doute possible.

Et sinon, joyeuses Pâques !!!

Économique et écologique (3)

Il y a environ 1 an, après de nombreuses recherches sur Internet pour en examiner au mieux la pertinence et tout et tout, j’ai fait l’acquisition de gourdes lavables pour mes compotes.

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Genre ça.

A l’origine de cette idée, une certaine frustration :

  • de ne pouvoir faire profiter ma fifille chérie des bonnes compotes maison de sa môman-qu’elle-aime tout en bénéficiant de l’avantage indéniable que représentent les gourdes de compote : pouvoir les emmener partout ;
  • le fait qu’elles ne sont pas recyclables (c’est bête mais vu comment elles sont fichues, ça coûte trop cher à laver pour pouvoir les recycler ensuite) et constituent donc une catastrophe écologique à laquelle je participais allègrement ;
  • le nombre de bras limité que possède tout corps humain normalement constitué*.

Donc quand j’ai découvert l’existence de gourdes réutilisables, j’ai mené ma petite enquête. Comme d’autres l’avaient fait avant moi, ça a été très rapide de faire la part des choses par rapport à mes propres besoins. A l’époque il n’en existait que 3 marques, à noter que d’autres modèles sont apparus depuis.

A l’usage, j’en suis ravie. Environ 15€ les 3 gourdes dans lesquelles je peux mettre – au choix – de la compote maison ou de la compote industrielle en grands pots qui coûtent moins chers. Bonne conservation de l’engin (une cinquantaine d’utilisations par gourde). Nettoyage à la main facile – possible en machine mais durée de vie abaissée. Ça nous donne environ du 10 centimes par utilisation. Design au top : Gussette les A-DO-RE !!! Et il y en a pour tous les goûts en fonction du modèle choisi.

Ma frayeur ? Et bien comme ce n’est malheureusement pas une pratique très répandue et malgré l’inscription (néanmoins discrète) indiquée dessus et signalant qu’il ne faut pas les jeter, je suis toujours inquiète quand Gussette les emmène en pique-nique avec sa classe à l’idée qu’une maman, une maîtresse ou une ATSEM trop zélée ne me les envoie à la poubelle.

* Pour exemple, sur des marques de consommation courante : ma compote de pommes « Ça c’est fort de fruit » me coûte 1.65€ le kilo si je l’achète en pot de 650g, 2.18€ le kilo si je l’achète en pots individuels de 100g ou encore 4.42€ le kilo si je l’achète en gourde « Pom’copains » de 90g. Chiffres récoltés ce jour sur Driverapide.com

Échappatoire à Lacanau

Aujourd’hui, c’est session copinage. J’en fais pas beaucoup alors pour une fois que ça arrive, on arrête de râler, les deux du fond à-bas !

Il y a un an, un couple de copains s’est mis en tête de créer une escape room* à Lacanau. Vous imaginez bien que nous, les joueurs canaulais, on était à fond et qu’on attendait le lancement avec impatience… Beaucoup de boulot et d’investissement plus tard, ils s’apprêtent à ouvrir au public… tadaaaaam… samedi prochain !!! Ouais nous à Lacanau, on a le surf, la mer, 4600 habitants et une escape. Na.

Tête chercheuse, ça s’appelle. C’est une entreprise familiale (le papa, la maman et la fille aînée quand ses grandes études parisiennes lui laissent un peu de temps) et 100% locale (qui a mis à contribution les artisans du coin pour les murs et les créateurs du coin pour la déco).

A Tête chercheuse, il y a 3 salles dont 2 identiques pour tout-petits groupes qui permettent de jouer en affrontement. Aujourd’hui, nous étions réquisitionnés pour tester justement ce scénario. A l’issue de cette phase de test, nous sommes sortis (oui, on a réussi à sortir, c’est plutôt pas trop mal non ?) en-chan-tés. Sans en dire trop, le scénario est vraiment original et surprenant. Au final, il va falloir qu’on se cale une date avec les copains pour faire l’autre salle, cette fois à titre de clients, car ce scénar-là nous a vraiment mis l’eau à la bouche. J’avoue être bien contente d’avoir pu aider sur la phase test, mais je suis aussi bien heureuse à l’idée de venir en temps que cliente. Participer à cette aventure tant au niveau du développement que d’un point de vue financier, franchement je trouve ça chouette !

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Bref, avis aux Canaulais, aux Médocains, aux Bordelais, aux Girondins : dans une semaine, Tête chercheuse ouvre ses portes, et si vous voulez être un peu « in », faudra y être !!!

* Et là j’entends une toute petite voix qui demande : « C’est quoi une escape room ? »
Une escape room, c’est un jeu très à la mode en ce moment. Tes potes et toi, vous vous retrouvez enfermés dans une pièce. Pour en sortir, vous devez résoudre les énigmes. Sinon, vous restez enfermés jusqu’à mourir de faim et de soif, dans vos excréments et vos cadavres restent là pendant des mois en décomposition. Non je plaisante. Si tu ne résous pas l’énigme dans le temps imparti, ben la porte s’ouvre et t’as juste l’air d’un schtroumpf parce que t’as perdu.

La loi des séries

Au cours de ses premières années de vie, Gussette a été franchement épargnée par les différentes bactéries s’invitant (sans y être invitées) dans son petit système digestif. Ça a bien failli une fois, quand elle avait à peu près 1 an 1/2 ou 2 ans : réveil très très ronchon qui débouche finalement sur un gerbage en règle -> Allo docteur -> Madame, c’est la gastro. Et en fait, du moment où elle a eu vidé ses tripes, elle s’est mise à sauter partout. Tu parles d’une gastro… Elle a évacué ce qui la gênait et pis voilà.

Bref, sa première vraie gastro, elle a dû la faire y’a genre 9-10 mois.

Puis elle en a fait une autre début septembre, ramenée par son papa à la maison. Merci le cadeau-souvenir !

Puis son frangin nous en a ramenée une autre du RAM au mois de novembre… Paf ! Une troisième pour Gussette.

Puis un épisode de diarrhées expresses (mais récidivantes, youpi !) pour toute la famille fin janvier.

Et enfin la cinquième le jour du premier anniversaire de son frère (grumph !).

Pas une gastro en 4 ans 1/2 et elle s’en prend 5 en 10 mois !

Alcidothon : première étape

Voilà voilà, Alcide aussi commence à souffler ses bougies. Fichtre que cette année est passée vite ! Autant je vois Gussette grandir à son rythme et je vis chaque jour comme un nouveau jour, autant le temps passe vraiment VRAIMENT trop vite pour Alcide ! C’est absolument atroce, j’ai l’impression qu’il n’est parmi nous que depuis 6 mois, et là PAF ! On fête son premier anniversaire !!!

A 1 an, je suis vraiment contente de savoir qu’Alcide est toujours allaité et qu’il le sera encore longtemps. Je n’aurais jamais pu penser que ça pourrait être aussi facile !

Alcide fait tout avec plaisir : téter, manger, jouer, expérimenter aussi bien sur la motricité que sur le langage… Se marrer avec sa sœur, draguer Bonnie (et d’ailleurs draguer tout le monde), nager à la piscine, chanter la Marche Impériale (sa première Marche Impériale il y a tout juste une semaine… Maman Geek est fière !) Tout… sauf dormir tiens ! Que ce soit pour les siestes et pour les nuits, le sommeil reste le gros, le TRÈÈÈÈÈS TRÈÈÈÈÈS GROS POINT FAIBLE d’Alcide.

Esteban, Zia et tout le tralala

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Gussette a fort récemment découvert Les mystérieuses cités d’or. J’assure n’y être pour rien, ce qui me permet de râler tout mon saoul quand elle me chante le générique en boucle (imaginez ma joie…), du moins ça me change de Trois petits chats et de toutes ses variantes. D’ailleurs pour la peine… je vous laisse en profiter aussi !

Dans le cas des Mystérieuses cités d’or, je pense néanmoins pouvoir faire porter le chapeau à Beau-Papa, si j’en crois le témoignage (fort partial au demeurant) de ladite Gussette, mais vu qu’elle y a passé le week-end dernier, je dois pouvoir m’y fier. Quant au fait que le héros porte le même nom que son copain Petit Prince, ça n’est absolument pour rien dans cette soudaine passion, promis juré !

Au final, la demoiselle – justement en vacances – se fait l’intégrale en vidéo sur Internet. Eh ben croyez moi, les scénaristes ne se sont pas foulés !!!

Pour vous rafraichir un peu le pitch :

Esteban est un jeune orphelin de 12 ans qui habite Barcelone en 1532. On le surnomme « Le fils du soleil » car on croit qu’il a le don de faire apparaitre le soleil, même dans les moments les plus critiques. Après avoir découvert qu’il serait en fait originaire du nouveau continent, Esteban s’embarque à bord de l’Esperanza aux côtés de Mendoza.

A mesure des péripéties, il rencontre ses deux compagnons, Zia, une jeune fille Inca, et Tao, dernier descendant du peuple de Mu. Ensemble ils partent en quête des sept mystérieuses cités d’or que tout le monde recherche.

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Première interrogation au passage : comment en quelques mois, 3 mioches de 12 ans en découvrent plus au sujet de ces cités d’or que les Incas eux-mêmes qui sont là depuis des siècles ? Vachement fortiches les morveux !!!

Et très franchement, des incohérences, y’en a plein le scénar.

  • Genre on est en 1532. Pizarro vient tout juste de soumettre les Incas, mais ses lieutenants ont déjà eu le temps de revenir en Europe, de livrer une prisonnière Inca et de l’enlever et de repartir avec elle. Bon allez, vu qu’on nous dit qu’il y a 5 mois de voyage, on va miser sur le fait que Pizarro a peut-être soumis les Incas entre le 1er janvier et le 28 février… Ah ben non en fait, un tour rapide sur Pédia nous apprend qu’il a fait ça au mois de novembre. Loupé.
  • Genre on envoie en expédition un bateau complètement pourri pour traverser l’Atlantique, le Détroit de Magellan et remonter le long de la Côte Pacifique… Ce n’est pas crédible, vu le danger que représentait l’Océan à lui tout seul à l’époque. On ne s’amusait donc pas à faire traverser l’Atlantique à des coques de noix toutes pourrites.
  • Genre Mendoza qui obtient de ses supérieurs qu’Esteban ne soit pas jeté par-dessus bord en arguant que tous les marins savent que son pouvoir peut les protéger de n’importe quelle tempête sur cette épave flottante… Alors pour le passage du Détroit de Magellan, Esteban reste bien à l’abri dans sa cale tout le long pour bien laisser Mendoza affronter une météo difficile à la barre pendant 96 heures en continu. Et pis l’Esperanza finit par couler après avoir affronté un cyclone. Mais c’est quand tout est réglé qu’on pense à faire appel aux pouvoirs d’Esteban.
  • Genre au passage, le cyclone est suffisamment puissant pour soulever le bateau (de plusieurs dizaines de mètres quand même), mais les voiles et le bateau sont à peine endommagés et aucun homme n’est porté disparu. Enfin si… quand le bateau retombe mais le cyclone lui, il est gentil. A propos d’homme disparu je tairai cet épisode drôlissime où Gaspard manque de passer par-dessus bord dans le Détroit de Magellan… Personne ne s’émeut une demi-seconde pour cet homme qui, lui, fait bien un joli plongeon du haut de sa vergue et disparait dans les eaux du Détroit sans un regard.
  • Genre « c’est un iceberg ». Merci Zia, d’où te vient ce savoir, toi qui n’a quitté ta montagne que pour te faire enlever par les Espagnols ? Un apprentissage express lors du trajet aller peut-être ? Ça expliquerait sans doute sa méconnaissance sur la question, car après un instant de surprise en pensant au Titanic qui était passé nettement moins près que ça de son iceberg, on s’aperçoit que ce n’est ni plus ni moins qu’un glacier bien rattaché à son petit bout de continent.
  • Genre quand l’Esperanza se casse en deux, la proue ne coule pas et les héros poursuivent leur voyage comme ça. Ce sont finalement de mystérieux courants qui achèvent l’épave.
  • Genre quand Pizarro demande à Zia de lire son quipu, cette grosse cruche se contente de refuser  d’en révéler le contenu au lieu de lui sortir un gros bobard que personne n’aurait pu vérifier. Et finalement, cette andouille déballe tout quand ses amis sont menacés, mais là encore, il ne lui vient pas à l’esprit de mentir. Mieux, à aucun moment Mendoza ne lui suggère cette idée pour les sortir du pétrin. Au moins l’éducation de nos enfants est sauve… contrairement à la première cité d’or dont l’emplacement vient d’être vendu par une gamine sans cervelle.
  • Genre Zia arrive dans son village vidé de ses habitants. Dès lors, elle ne se préoccupe plus du tout de retrouver son père. Elle a retrouvé son village, y’a personne mais ce n’est pas grave.
  • Genre les Espagnols, qui ne connaissent pas les lieux et n’ont pas de guide, sont constamment plus rapides que les indigènes qui savent où ils vont et connaissent les pièges. Ce qui fait que les uns se font systématiquement devancer par les autres qui sont pourtant partis après sur un terrain qui leur est hostile et qu’ils ne connaissent pas. C’est formidable !
  • Genre à ce propos, quand les Espagnols cherchent un guide pour rejoindre le Vieux Pic, c’est Mendoza qui se propose, prétextant qu’il a l’habitude de guider les bateaux sans repère, alors la montagne, c’est tout pareil !!! Forcément !!!

Grosso modo, on en est à l’épisode 12, la suite promet d’être réjouissante. Au moins, les scénaristes ne sont pas étouffés par la honte à prendre les mioches pour des blaireaux. J’ai une petite pensée pour Bédéchris dont le hobby est justement de chasser les incohérences scénaristiques. Le jour où j’ai besoin de me débarrasser d’un collègue encombrant, je le colle devant Les mystérieuses cités d’or et le tour est joué !!!

Juste pour modérer cet accès soudain de mauvaise foi, je suis au regret d’annoncer qu’en comparaison avec certains autres dessins animés des années 1980 (genre Jayce et les conquérants de la lumière… un grand moment !!!), celui-ci est d’assez bonne qualité.

C’est à se demander comment on a pu s’en sortir dans la vie avec de telles âneries !!!

Petit essai sur l’art du foutage de tête

Depuis plusieurs années, à la médiathèque, nous râlons déjà très très fort sur les économies de personnel des groupes d’édition des magazines qui ont pour effet principal un suivi des abonnements absolument catastrophique. A titre d’exemple : les réabonnements pas pris en compte (mais avec le virement qui a bien été encaissé, lui), l’interruption chaotique des abonnements en plein milieu de l’année, les rachats intempestifs par des groupes divers et variés sans qu’on soit prévenus (ce qui donne des effets secondaires assez rigolos aussi), etc. etc. etc.

Cette semaine, en plein préparation pour un événement fort prochain sur le thème des États-Unis, mes collègues ont mis le nez dans les magazines jeunesse en quête de titres correspondant au thème. En particulier dans Je lis des histoires vraies auquel nous fûmes autrefois abonnés à la Ville et auquel nous sommes toujours abonnés à l’Océan. La résultante, c’est que nous avons toujours de vieux numéros à la Ville (alors que normalement nous effectuons un pilon régulier) et que Merveille a découvert l’art du copié-collé (ou comment faire des économies sur le dos de ses abonnés – les gens qui payent leur abonnement la peau du derrière, vous savez ? – sans aucun scrupule).

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Mot pour mot, image pour image, le dossier est strictement identique. Seule change la maquette. Et les années.

Comme si l’arnaque n’était pas assez grosse, les petits jeux qui accompagnent le dossier sont exactement les mêmes.

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Mais ce n’est pas tout !

Je veux dire, ils auraient pu faire ça de façon exceptionnelle, genre on a un gros problème momentané et pour dépanner on ressort un vieux numéro. Mais non, c’est en fait une habitude récurrente…

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Et admirez au passage l’usage non modéré de notre ami Toshop pour ajouter quelques flocons supplémentaires hystoire que notre Abbé Pierre national se pèle bien les miches !!!

Alors ? C’est qui le dindon de la farce ? C’est le gentil parent qui casque plus de 50€ chaque année pour l’abonnement des ses adorables têtes blondes !!!

Alors juste une suggestion pour le gentil parent. S’il veut casquer le même prix pour un magazine de qualité, je lui suggère Le petit Léonard qui a certes une maquette immonde, mais qui est très sérieux et initie ses adorables têtes blondes à l’art sous des formes extrêmement variées. Et l’art c’est important pour ouvrir l’esprit de ses adorables têtes blondes !!!