Première visite aux urgences

Voilà voilà… Gussette a visité les urgences, ça c’est fait.

J’étais moyennement fière hier matin quand le centre de loisirs m’a appelée. Dans ces cas-là on se demande toujours ce qui ne va pas. Y’a eu la fois où elle avait gerbé dans le bus qui l’emmenait au centre par exemple (dès 9h30 ça te met en conditions pour la journée). Sauf quand, au moment où tu décroches, tu entends l’animatrice qui parle avec ta gamine. Schtroumpf de schtroumpf, qu’est-ce qu’elle s’est cassé ???

« Oui bonjour, je vous appelle car Gussette s’est fait mal (oui oui j’ai compris, qu’est-ce qu’elle s’est pété ?). Elle était en train de jouer et elle est tombée (mais vas-y, pitié ! dis-moi ce qu’elle s’est pété ???). Elle s’est fait très mal (oui mais dis-moi…) et elle s’est ouvert la lèvre (OUUUUF !!! pas de plâtre !!!) et elle saigne aussi à l’arcade sourcilière. J’ai appelé le 15 et ils disent qu’elle devrait voir un médecin.« 

Oui sauf qu’en fait elle s’est ouvert l’INTÉRIEUR de la lèvre. Donc points résorbables. Donc urgences. Mais youpi quoi. Justement hier, les urgences étaient blindées de chez blindé ! Y’a même un type qu’est arrivé avec des douleurs thoraciques AU MOMENT où Gussette allait enfin être recousue.

On a dû arriver aux environs de 13h (juste derrière les pompiers, ça n’augurait rien de bon, sur un parking blindé, ce qui n’augurait rien de meilleur), attendu 3/4h en salle d’attente, médecin qui  commence à pouvoir se préoccuper de ma pupuce vers 15h-15h30, sortie de l’hosto à 16h45. Le temps d’aller manger un bout au Clown Restaurant parce qu’on avait toujours rien mangé depuis le matin, que j’étais en train de faire une crise d’hypoglycémie et que Gussette n’était pas en mesure de manger autrement que par paille interposée (yaourt – compote – milk shake quoi), de passer à la pharmacie, de faire le plein de compotes, yaourts à boire et soupes pour les repas à venir et c’était déjà l’heure d’aller chercher Alcide chez Nounou. Arrivée à la maison à 19h, comme d’habitude, mais avec une journée bien pourrie dans l’intervalle (je suis sympa, je vous épargne les autres looses de la journée).

Et ben ma Gussette, y’a des trucs qu’elle tient pas de sa mère faut croire. Parce que sa mère n’a jamais réussi à se viander de cette façon déjà. Et parce que sa mère aurait fait chier son monde toute la journée et la semaine qui suivait avec. Parce que sa mère c’est une vieille chochotte et que Gussette a fait preuve d’un courage exemplaire.

Déjà, l’animatrice me l’a rendue en me disant « Là je pense qu’elle va pleurer maintenant qu’elle est avec vous » et elle aurait pu vu la frousse qu’elle a eu. Mais non, stoïque la môme.

Et puis à aucun moment elle ne s’est plainte qu’elle avait mal et elle aurait pu vu la tronche qu’elle avait (la marche du toboggan imprimée dans la joue depuis l’arcade jusqu’à la lèvre – je te raconte pas l’hématome qu’elle va se promener). Mais non, stoïque la môme.

Et puis elle a à peine gémit sur la partie je-te-recouds-sous-double-anesthésie-mais-tu-vas-en-chier-quand-même  et elle aurait pu vu le truc qui a failli me faire tomber dans les pommes (oui hypoglycémie aussi, je sais). Mais non, stoïque la môme. Enfin elle a quand même gémit.

Et puis elle aurait pu brailler quand l’anesthésie est retombée. Mais non, stoïque la môme. Enfin elle a quand même chouiné sur le coup mais elle s’est vite ravisée. Un coup de milk shake bien glacé à la paille, un Yoshi en jouet et on est reparti comme en 40. On n’en a plus entendu parler. Si elle n’avait pas une tête à ressusciter un mort-vivant, elle n’aurait pas fait la différence avec une journée normale.

Elle aurait aussi pu passer une nuit de schtroumpf. Mais non, stoïque la môme.

Elle est tout de même sous paracétamol en systématique mais franchement, ma puce est une héroïne !!!

Considérations ménagères

« Gussette-chériiiiie…
Ouiii ?
Il me manque 6 épingles pour finir d’étendre le linge.
Okaaaaaay !« 

Sur quoi, Gussette file dans sa chambre et revient 20 secondes plus tard avec 6 épingles à linge. J’imagine que s’il m’en avait manquait 7, je les aurais eu aussi… Quant à savoir ce que ces épingles à linge font dans sa chambre, je laisse libre court à votre imagination !

Petites pensées reproductrices

Je suis à table avec, à ma droite, Gussette en train de manger ses pâtes et à ma gauche, Alcide que je suis en train de goinfrer de purée. Mon assiette à moi est devant moi mais à peine entamée vu que je gère au fur et à mesure les demandes de l’une et les réclamations (MANGEEEEEEEER) de l’autre.

 » Maman, je voudrais un verre et de l’eau s’il te plaît*.
Pfff ! Je n’arriverais jamais à manger, moi** !
C’est ta faute, Maman…
???…
Ben oui, t’avais qu’à pas dire oui à Papa pour qu’il mette sa graine dans ton ventre !« 

Un conseil jeunes parents innocents et pleins de bonne volonté : oubliez d’expliquer les choses de la vie à vos enfants, ça se retournera contre vous !!!


* Oui messieurs-dames, ma fille à moi elle est polie des fois. Des fois seulement, rassurez-vous. Et oui aussi, si je mettais le couvert en entier d’emblée, certes je laisserais Bébé brailler deux minutes de plus, mais je n’aurais pas à me relever…

** Ce qui ne m’empêchera donc pas de râler même si c’est mon entière faute si le couvert n’est pas mis complètement.


Au passage je remets ici la précédente réflexion de Gussette pour ceusses qui esquivent, à raison, le Livre des Visages :

En attente des résultats du premier tour, Jérôme met le live de France 2. Gussette n’y pipe rien, mais une vidéo reste une vidéo : elle s’installe devant l’ordi. Au bout d’une minute, elle désigne David Pujadas :

« On dirait un singe !« 

Jérôme a compris…

… le problème des nuits d’Alcide.

En fait Alcide se prédestine VRAIMENT à devenir marin* et il a déjà commencé à faire des rythmes de quart !!!


* Ce que vous ignorez peut-être si vous ne faites pas partie de mon entourage proche, c’est qu’Alcide porte en fait un prénom de marin. C’est peut-être pour ça que, à l’inverse de Gussette, il y aura d’autres Alcide dans sa classe (environ 3 ou 4 en fonction des estimations). Sacrebleu, échec critique ! On aurait mieux fait de lui dégotter à lui aussi un prénom qui n’existait pas !!!

Playlist pré-électorale

Je n’ai pas pour habitude de faire de la politique sur Internet pour plusieurs raisons :

  • d’abord je trouve que ce n’est pas le lieu ;
  • ensuite parce qu’il me semble que dans liberté-égalité-fraternité, il y a égalité, et que toutes les opinions politiques sont égales.

Enfin presque, et c’est la raison pour laquelle je mets le boxon aujourd’hui. Oui on a le droit de penser certaines choses, bien sûr, mais je n’arrive pas à considérer que ces pensées puissent aller à l’encontre du principe-même de notre démocratie française. Vous savez ? Ces fameux Liberté-égalité-fraternité.

Parce que dans ce crédo, il y a un mot qu’on oublie trop souvent : fraternité. Fraternité, ça veut dire que les Français sont tous frères. J’ai envie d’ajouter : tous ceux qui vivent sur le sol français sont frères. Tous ceux qui vivent sur notre planète.

Nous sommes à une semaine du premier tour des Présidentielles, et une montée en puissance des fascismes inégalée depuis la fin de la Troisième République ne peut que m’inquiéter. Je crois en la démocratie. Je crois que mes enfants pourront eux aussi profiter de ce beau projet.

Alors je propose d’en parler en poésie :

Ou en prénoms

Ou en version rock

Et si vous n’avez pas encore compris le message, vous vous rappellerez ce qui s’est passé en 2002 et la trouille qu’on a eu à ce moment-là. J’ajouterais même qu’à l’époque, c’était encore gentillet, au moins on ne l’avait pas vu venir. Là maintenant, y’a même plus de doute possible.

Et sinon, joyeuses Pâques !!!

Économique et écologique (3)

Il y a environ 1 an, après de nombreuses recherches sur Internet pour en examiner au mieux la pertinence et tout et tout, j’ai fait l’acquisition de gourdes lavables pour mes compotes.

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Genre ça.

A l’origine de cette idée, une certaine frustration :

  • de ne pouvoir faire profiter ma fifille chérie des bonnes compotes maison de sa môman-qu’elle-aime tout en bénéficiant de l’avantage indéniable que représentent les gourdes de compote : pouvoir les emmener partout ;
  • le fait qu’elles ne sont pas recyclables (c’est bête mais vu comment elles sont fichues, ça coûte trop cher à laver pour pouvoir les recycler ensuite) et constituent donc une catastrophe écologique à laquelle je participais allègrement ;
  • le nombre de bras limité que possède tout corps humain normalement constitué*.

Donc quand j’ai découvert l’existence de gourdes réutilisables, j’ai mené ma petite enquête. Comme d’autres l’avaient fait avant moi, ça a été très rapide de faire la part des choses par rapport à mes propres besoins. A l’époque il n’en existait que 3 marques, à noter que d’autres modèles sont apparus depuis.

A l’usage, j’en suis ravie. Environ 15€ les 3 gourdes dans lesquelles je peux mettre – au choix – de la compote maison ou de la compote industrielle en grands pots qui coûtent moins chers. Bonne conservation de l’engin (une cinquantaine d’utilisations par gourde). Nettoyage à la main facile – possible en machine mais durée de vie abaissée. Ça nous donne environ du 10 centimes par utilisation. Design au top : Gussette les A-DO-RE !!! Et il y en a pour tous les goûts en fonction du modèle choisi.

Ma frayeur ? Et bien comme ce n’est malheureusement pas une pratique très répandue et malgré l’inscription (néanmoins discrète) indiquée dessus et signalant qu’il ne faut pas les jeter, je suis toujours inquiète quand Gussette les emmène en pique-nique avec sa classe à l’idée qu’une maman, une maîtresse ou une ATSEM trop zélée ne me les envoie à la poubelle.

* Pour exemple, sur des marques de consommation courante : ma compote de pommes « Ça c’est fort de fruit » me coûte 1.65€ le kilo si je l’achète en pot de 650g, 2.18€ le kilo si je l’achète en pots individuels de 100g ou encore 4.42€ le kilo si je l’achète en gourde « Pom’copains » de 90g. Chiffres récoltés ce jour sur Driverapide.com

Échappatoire à Lacanau

Aujourd’hui, c’est session copinage. J’en fais pas beaucoup alors pour une fois que ça arrive, on arrête de râler, les deux du fond à-bas !

Il y a un an, un couple de copains s’est mis en tête de créer une escape room* à Lacanau. Vous imaginez bien que nous, les joueurs canaulais, on était à fond et qu’on attendait le lancement avec impatience… Beaucoup de boulot et d’investissement plus tard, ils s’apprêtent à ouvrir au public… tadaaaaam… samedi prochain !!! Ouais nous à Lacanau, on a le surf, la mer, 4600 habitants et une escape. Na.

Tête chercheuse, ça s’appelle. C’est une entreprise familiale (le papa, la maman et la fille aînée quand ses grandes études parisiennes lui laissent un peu de temps) et 100% locale (qui a mis à contribution les artisans du coin pour les murs et les créateurs du coin pour la déco).

A Tête chercheuse, il y a 3 salles dont 2 identiques pour tout-petits groupes qui permettent de jouer en affrontement. Aujourd’hui, nous étions réquisitionnés pour tester justement ce scénario. A l’issue de cette phase de test, nous sommes sortis (oui, on a réussi à sortir, c’est plutôt pas trop mal non ?) en-chan-tés. Sans en dire trop, le scénario est vraiment original et surprenant. Au final, il va falloir qu’on se cale une date avec les copains pour faire l’autre salle, cette fois à titre de clients, car ce scénar-là nous a vraiment mis l’eau à la bouche. J’avoue être bien contente d’avoir pu aider sur la phase test, mais je suis aussi bien heureuse à l’idée de venir en temps que cliente. Participer à cette aventure tant au niveau du développement que d’un point de vue financier, franchement je trouve ça chouette !

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Bref, avis aux Canaulais, aux Médocains, aux Bordelais, aux Girondins : dans une semaine, Tête chercheuse ouvre ses portes, et si vous voulez être un peu « in », faudra y être !!!

* Et là j’entends une toute petite voix qui demande : « C’est quoi une escape room ? »
Une escape room, c’est un jeu très à la mode en ce moment. Tes potes et toi, vous vous retrouvez enfermés dans une pièce. Pour en sortir, vous devez résoudre les énigmes. Sinon, vous restez enfermés jusqu’à mourir de faim et de soif, dans vos excréments et vos cadavres restent là pendant des mois en décomposition. Non je plaisante. Si tu ne résous pas l’énigme dans le temps imparti, ben la porte s’ouvre et t’as juste l’air d’un schtroumpf parce que t’as perdu.