J’ai essayé les couches lavables

C’est un truc qui me trottait dans la tête depuis très longtemps. Depuis la période couches de Gussette en fait. Mais je n’ai pas su franchir le pas pour plusieurs raisons.

  • Le système tant vanté des TE1 et des TE2 m’effrayait beaucoup, en particulier sur l’entretien. Un change complet + tous les inserts à laver à raison de beaucoup de couches par jour, c’est assez dissuasif.
  • Le coût à l’investissement est très important, même sur les kits d’essai. Mettre autant d’argent dans un truc pour m’apercevoir que ça ne me convient pas, ça  ne fait pas partie de ma philosophie.
  • J’aurais pu en réaliser moi-même ou avec Mamisa, mais n’ayant aucune pratique de la chose, je craignais un plantage en règle.

Finalement je m’y suis mise presque sans faire gaffe un dimanche où je craignais d’être à court de couches avant le lendemain matin. J’ai réfléchis à toute vitesse en regardant les 25000 langes qui traînent partout dans la maison et je le suis posée la question suivante : « comment nos aïeules utilisaient-elles ces trucs ?« 

Un rapide coup sur mon ami Gogol m’a indiqué qu’utiliser des langes comme couches lavables, c’est franchement pas idiot. C’est même une très bonne idée mais ça nécessite l’utilisation plus moderne et plus efficace de culottes de protection en PUL*. Contrairement aux TE1 et TE2, la culotte de protection n’étant là que pour éviter les fuites, il n’est pas indispensable de la changer systématiquement. J’ai donc commandé une culotte de protection taille unique réglable pour la somme astronomique de 15€ et tenté l’expérience du lange. On trouve partout sur Internet des méthodes de pliage, c’est très simple. J’ai d’ailleurs pris l’habitude de plier le lange dès la sortie de l’étendoir. Pour les flippés, il existe également des petits crochets qui permettent de fermer le lange qui doivent coûter genre 2,50€. Moi je me contente de coincer le bout du lange sous un autre bout de lange, ça tient très bien mais c’est sans doute un peu plus pénible à mettre sur un bébé qui gigote. Au final je me rends compte que c’est à peu de choses près la méthode utilisée par mes potes Ben et Mag avec leur petite Bonnie avec des langes un peu spéciaux.

Ben c’est banco. J’ai commandé une deuxième culotte de protection pour tenir sur 2 jours vu que je ne l’utilise qu’en dilettante le week-end. J’ai récupéré des tutos pour en faire moi-même vu que j ai du PUL dans mes placards. Je suis séduite par le truc.

Le seul hic, c’est que contrairement aux couches jetables qui doivent être capables d’absorber genre 1,5 litre de pisse, je ne peux pas me permettre d’oublier de changer Alcide. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour ses fesses mais vachement moins pour mon résidu de cerveau.

Pour les selles toutes liquides de bébé allaité, c’est pas compliqué. Avec les jetables, j’ai des fuites 90% du temps. Avec les langes c’est plutôt 10%.

À laver c’est génial ! Le lange passe jusqu’à 90° et sèche en un rien de temps. On en a tous une flopée et en plus on m’en refile encore. Et vraiment, au pire, ça coûte 3€ et on en trouve dans n’importe quel supermarché. Le PUL se lave à 30° mais en même temps c’est le cas de beaucoup de vêtements donc ça passe avec. Et ça sèche en un rien de temps.

Bref, je suis conquise. Je les utilise uniquement pendant mon week-end car je ne me vois pas l’imposer ni à Jérôme, ni à Mme Nounou (qui doit déjà me prendre pour une folle avec mes histoires de biberons de lait tiré). Par contre je compte développer l’expérience en nocturne après un test concluant vu que mon fiston gère déjà la propreté nocturne et que j’en ai ras le bol de jeter des couches propres le matin. Au contraire je dois bannir le lange dans l’heure qui suit son réveil sous peine de vidange intempestive de la vessie.

* Et là j’entends une toute petite voix qui demande : « pourquoi un pull ? » Alors sachez que PUL est l’abréviation de polyuréthane laminé. Il s’agit d’une sorte de tissu imperméable mais respirant utilisé en particulier dans la confection de couches lavables. Ça se trouve dans les magasins de tissu en ligne mais je n’en ai jamais trouvé dans les commerces plus traditionnels.

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3 réflexions au sujet de « J’ai essayé les couches lavables »

  1. J’ai du PUL à la maison pour diversifier les couleurs de couche. Il y a aussi à disposition un rouleau de papier bio et dégradable qui permet aux selles consistantes ou pas de partir directement dans les WC.
    J’ai également ma tentative de couche lavable faite pour Gusette à disposition. Alcide balèze devrait pouvoir lui remplir les cuisses.

  2. Pour information, j’ai finalement fait l’acquisition de ces fameuses petites pinces, c’est juste magique comment ça simplifie la vie. Le lange est mis en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. J’en ai acheté deux, ce qui n’est pas forcément utile mais bon, pourquoi pas…

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