Contenue

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais je « souffre » actuellement de rétention d’eau. A ce propos là, ma sage-femme m’avait prescrit des chaussettes de contention que j’avoue avoir dédaignées à la pharmacie à mon grand regret par la suite, car si les symptômes étaient mineurs au départ, je me suis très vite mise à enfler comme un ballon de baudruche.

Ce dernier point n’a pas échappé à mon obstétricien hier : « Vous marquez sur les jambes. Vous avez des bas de contention ?« 

C’est là que j’ai fait mon mea culpa et qu’il a levé les bras au ciel : « Des chaussettes ??? Ah non surtout pas, c’est un véritable tue-l’amour, vous n’allez jamais accoucher à ce rythme ! Ce sont des bas qu’il vous faut, avec un joli auto-grippant au niveau de la cuisse.« 

Il est sympa mon obstétricien, il pense même à la paix des ménages dites donc.

Et voilà qu’il me refait une ordonnance pour, cette fois, des BAS de contention. Donc en rentrant à la maison hier soir, je suis passée à la pharmacie (faudra que je leur demande s’ils ont une carte fidélité d’ailleurs) et cette fois, je suis partie avec une boîte dans les mains et deux en commande. Formidable.

Ce matin, en bonne élève (puis bon, ça soulage quand même), j’ai entrepris de glisser mes gambettes dans des bas « pas tue-l’amour » et là, je me suis aperçue que c’était des collants. A priori rien de bien embêtant sauf que  l’air de rien, ces choses-là étant faites pour contenir, ben c’est pas fastoche à mettre à la base. Imaginez ce que ça donne quand vous essayez d’enfiler la deuxième jambe, qui est attachée à la première, avec un bidon qui dépasse de 20 bons centimètres et la souplesse d’une otarie… Ça m’a pris 10 bonnes minutes. Pour me rendre compte à la fin que… si c’est un collant, je suis supposée rentrer mon ventre là-dedans…

Bon bref, je vais rappeler la pharmacie hein.

Des paillettes sinon rien

En maman fiante, je me démène pour que ma fille ait des super trucs sans que ce soit complètement stéréotypé, moche et genré. Globalement, Gussette semble apprécier, en tous cas tant que ça vient de moi. Si je lui colle un jean au lieu d’une robe ça passe moins bien (mais c’est comme ça ma fille… On ne met pas de robe tous les jours de la semaine, surtout en plein hiver), mais si c’est un truc que j’ai cousu exprès pour elle ou si c’est un t-shirt qu’on a choisi ensemble au magasin (genre le t-shirt Lapins Débiles que j’ai réussi à négocier en lieu et place de Minnie Souris), elle est très enthousiaste.

C’est comme ça que cette année pour cette satanée journée des princes et princesses, Gussette avait un super costume  de princesse oui, mais pas n’importe laquelle !!!

Cette année, Zelda a débarqué à la journée des princes et princesses

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Tant de mal pour un effet ruiné en deux minutes chrono.

  • Pour son anniversaire, Mamisa lui a offert un costume de ballerine (ah ben oui, si elle est fan de Casse-Noisette, plutôt que de lui offrir le CD qui aurait fait plaisir à Gussette et à sa mère, on sort le truc gnangnan, c’est mieux).
  • Et là, Gussette passe la semaine chez son Papy alors pour l’occasion, il lui a acheté un déguisement de princesse. Rose. Et argenté. Chuis sûre qu’il est horrible.

Est-ce que quelqu’un a la solution pour gérer les co***ies des grands-parents ??? (oui non parce que je ne me fais pas d’illusion, Bis aura des costumes de cow-boy et de pompier, lui hein !)

Du féminisme

Pour moi, pendant très longtemps et jusqu’à il y a encore peu, le mot « féminisme » avait une consonance négative. C’était un truc rétrograde qui avait été indispensable à la libération de la femme mais qui n’était plus du tout à la page aujourd’hui et pas du tout en accord avec les préoccupations actuelles. Un peu comme le syndicalisme aujourd’hui : indispensable à l’évolution de la société mais complètement largué quant à la défense des vrais besoins des employés. Oui, je suis un poil extrémiste. Mais n’allez pas croire : je continue de croire que les femmes doivent être reconnues dans cette société machiste et que les droits des travailleurs doivent être défendus. Ce n’est pas le rôle que je condamne mais les méthodes.

Deux exemples concernant le féminisme :

  • l’abandon du « mademoiselle », à mes yeux complètement inutile dans notre reconnaissance sociale, alors que le combat pour une vraie place de la femme a tant d’enjeux plus importants ;
  • la stigmatisation de la femme allaitante comme vache à lait.

Oui ben voilà, on y revient : l’allaitement… Angélique tu nous casses les pieds. Oui mais c’est comme ça : à mon sens, le rôle du féminisme, c’est de protéger la femme comme personne humaine et égale à l’homme, et donc de lui accorder la possibilité de faire des choix qui sont les siens. Si une femme souhaite allaiter son bébé, si ça la grandit, pourquoi condamner cette pratique ?

Ces derniers temps, j’ai fini par me dire que « féminisme » n’était finalement qu’un mot pour désigner la défense des droits de la femme et qu’il y a encore trop de chemin à faire pour condamner le mouvement initial. Et puis à bien y regarder, avec mes critiques et mes revendications… Ne suis-je pas moi-même « féministe » ?

Sauf quand j’entends Elisabeth Badinter, figure du mouvement féministe dire ça (38° minute). Au XXI° siècle, la femme est toujours sous-considérée, y compris par ses propres défenseurs. Au XXI° siècle, on nous interdit toujours un choix. Moralement on nous interdit de choisir le biberon. Et si on est féministe on nous interdit de choisir l’allaitement. Marie Thirion, initialement interviewée dans cette émission (début de l’interview à la 31° minute pour ceux que ça intéresse) répond de façon sublime à une colle posée par une auditrice : mais si on échoue, on est jugée. Non.

En tant que femme nous sommes jugées, quel que soit notre choix. Ma Maman-qu’elle-est-merveilleuse a fait le choix de ne pas allaiter ses filles pour que ses filles puissent allaiter, elles. Elle a toujours mal vécu deux points : celui de ne pas pouvoir vivre un allaitement qu’elle aurait aimé vivre et celui du jugement. Parce que donner le biberon à son enfant fait de vous une mauvaise mère. Pourtant si vous faites le choix d’allaiter, vous serez jugée sur ce choix également. L’allaitement à la demande c’est mal parce que le bébé n’apprend pas à s’éloigner de sa mère, parce qu’on en fait un enfant capricieux, parce que.. parce que… parce que… Vous allaitez ? Vous devriez vous cacher, on ne veut pas voir vos nichons. Vous n’arrivez pas à allaiter ? Vous êtes mauvaise. Quel que soit votre choix dans l’éducation de vos enfants, vous le ferez MAL.

Il y a quelques années, j’ai assisté à une formation avec une sociologue. Elle avait fait une étude sur la population qui fréquentait les bibliobus dans les zones rurales ou semi-rurales. Son constat est effarant et finalement, il est confirmé par mon quotidien au sein d’une médiathèque semi-rurale et même en temps que lectrice. Les mères de famille n’empruntent pas pour elles. Elles viennent pour leurs enfants. Leurs pratiques culturelles, elles vont plutôt les faire dans les villes où on ne les reconnait pas car elles ont peur du jugement. Peu de temps après avoir fait cette formation, j’avais moi-même été surprise par une voisine alors que j’étais affalée dans mon canapé à lire (au lieu de faire mon ménage par exemple) et j’en avais ressenti une grande gêne. Cette expérience m’interroge encore aujourd’hui.

Soyons honnêtes : quoi que fasse la femme, elle est jugée et son pire juge, c’est la femme. Mme Badinter, en tant que féministe, juge une pratique (avec des arguments qui sont faux au passage, et heureusement !) qui a fait l’objet d’un choix conscient par certaines femmes. Son rôle devrait être de défendre ces femmes dans leur choix et de privilégier un combat qui leur permette d’assumer ce choix. Plutôt que de les condamner.

Mesdames vous voulez allaiter ? Vous êtes la honte du genre féminin, vous travaillez contre la liberté de la femme. Bouuuuuuh !

[Lien vers le coup de gueule que j’ai aimé]

En attendant Bis

  • Laver le matériel de puériculture (✓ou presque)
  • Se débarrasser de l’odeur de peinture dans la chambre de Bis (✓)
  • Trier (✓) et laver (✓) les fringues en 1 mois, les ranger (✓)
  • Préparer les bagages pour la maternité (✓)
  • Trouver un prénom (✓)
  • Préparer la base du faire-part (ou pas, et si on oubliait le faire-part tiens)
  • Faire comprendre aux gens que j’ai besoin de repos

Mises à jour en bleu

L’instant sacré

Dans la journée, il y a un créneau d’environ 1/4h pendant lequel on ne me casse pas les pieds, c’est la douche. Ce moment-là où Jérôme speed pour partir à l’heure, où Gussette dort encore et où je profite d’une douche bien chaude et bien relaxante, c’est aussi celui où je me réveille en douceur, tranquillou. Autant dire que c’est pas le moment de me prendre le chou avec des trucs schtroumpfants.

Ça fait que quand Jérôme râle pour ci ou pour ça dans ce moment-là, il a le choix entre se faire envoyer bouler et être royalement ignoré. Qu’il soit à la bourre ou qu’il ait besoin de fringues propres me passe largement au-dessus de la tête. Je prends ma douche : on me lâche la grappe.

Du coup, ben que Gussette fasse pipi au lit à 4h du mat’, ça me perturbe nettement moins que si elle le fait à l’heure de la douche, vu que j’ai renoncé à faire des nuits complètes mais pas à prendre une douche complète.

Donc voilà, aujourd’hui sera satchi day , parce que ce matin, y’a un pipi au lit qui m’a ruiné ma douche du matin. Shit.

Le « congé » maternité

A la médiathèque, nous sommes 6, et sur le tas, seules Mme J. et moi-même avons tenté les joies de la parentalité, ou plus exactement de la maternité. Les autres ont une vision très lointaine de ce qu’est le quotidien d’une maman. Ce qui m’amène à rédiger cet article plein de fiel.

Ce sont généralement des mamans qui me sautent dessus pour prendre de mes nouvelles : les collègues de la mairie, les lectrices de la médiathèque, les mamans de l’école, tout ça tout ça. Mes collègues de la médiathèque sont adorables, ils s’occupent de moi, ce qui fait qu’au final, quand je pose mon auguste popotin devant un bureau en embauchant* le matin, je sais que je peux enfin souffler et me poser, voire me reposer (c’est bien connu, les fonctionnaires n’en foutent pas une) et me concentrer sur ma tâche sans me préoccuper du mode Bibendum. Mais voilà, le congé maternité approchant (à ma grande inquiétude car je n’ai pas manqué de me rendre compte que j’étais moins fatiguée pendant mon temps de travail que pendant mes congés à la maison en janvier), j’ai eu droit à des réflexions qui m’ont choquée.

Oui voilà ça y est, j’y suis en congé maternité. Depuis hier soir.

C’est donc ainsi qu’un collègue**, de sexe masculin bien entendu, m’avait sorti que quand même c’est cool 4 mois de congés aux frais de la princesse et qu’il tomberait bien enceinte lui aussi. Il ne m’a jamais crue quand j’ai tenté de lui faire comprendre que ce n’était pas forcément une partie de plaisir. Il a néanmoins eu le tact de ne pas relancer le sujet par la suite et s’est contenté d’un « Hasta luego » vendredi.

Ça aurait pu s’arrêter là et ça serait resté anecdotique si ma collègue Faërim ne m’avait pas, elle, souhaité de bonnes vacances. Ce qui m’a un tout petit peu fait bondir. Là encore, va essayer d’expliquer que non, ce ne sont pas des vacances, surtout que « Merveille »*** m’a rétorqué que « Bon quand même, tu vas te reposer« .

Est-ce que je leur demande si leurs vacances étaient sympas quand ils reviennent d’arrêt maladie moi ?

Le « congé » maternité n’est pas une période de vacances. Je ne vais pas aller faire bronzette sur la plage ou me gameler au ski. Je suis arrêtée pour la simple raison que le corps médical estime qu’à un moment, la future maman n’est plus bonne à grand chose (ce qui n’est pas faux), qu’elle subit des maux pas cools et qu’elle a BESOIN de se reposer au même titre qu’un malade/blessé, qu’il faudrait pas non plus qu’elle accouche prématurément. Je précise que pour Gussette, j’ai passé mon congé prénatal à dormir. Pas à jouer à Casse-bonbon ou à faire la fiesta avec les copines. A dormir. Et donc à m’ennuyer ferme. Et que vu comment je profite de mes lundis et mercredis après-midi pour faire des méga-siestes, je suis bien partie pour en faire autant dans les quelques semaines qu’il me reste. Ce ne sont pas des vacances.

Je précise également qu’après la naissance (si jamais ça viendrait à l’idée de quelqu’un), ce n’est pas de tout repos. Un bébé a besoin de sa mère, c’est un pur pot de colle, il est épuisant, a des rythmes décalés, pleure, bouffe, pleure et dort à peine à coups de 10 minutes. Maman ne fait rien d’autre que de s’occuper de Bébé, ce qui est fatiguant aussi bien physiquement que psychologiquement. Pourquoi croyez-vous que je sautais de joie à ma reprise du travail pour Gussette ???

Alors non, le congé maternité, ça n’a rien à voir avec des vacances. A fortiori quand il y a déjà des aînés pour épuiser encore plus la future maman.

* J’ai appris récemment que l’expression était typiquement de chez nous. Il n’y aurait que dans le Sud-Ouest que nous embauchons le matin et que nous débauchons le soir. Qu’à cela ne tienne, je ne vais tout de même pas changer mon vocabulaire au cas où j’aurais des lecteurs nordistes…

** Désolée, après 5 ans de collaboration, je n’ai toujours pas réussi à lui trouver de pseudo (c’est à peu près le seul d’ailleurs). Du coup j’ai tendance à éviter de le mentionner.

*** Surnom choisi par Jérôme qui n’a jamais été officiellement validé

Le prénom de Bis

Bon on le sait, à partir du moment où le bidon commence à s’arrondir, tout le monde vous pose la question fatidique : « et vous allez l’appeler comment ?« 

Question con à laquelle, au passage, il ne faut jamais répondre sous peine de se prendre des réflexions. C’est ainsi que Gussette s’est appelée Gussette jusqu’à son apparition miraculeuse un certain 20 septembre 2011. Et qu’il en sera de même avec Bis (sauf que lui il ne naîtra pas un 20 septembre… Enfin j’espère pas !!!)

Ma sage-femme qu’elle est formidable, elle, elle a plus de tact (en même temps c’est son boulot).

« J’aime beaucoup le prénom de Gussette, j’ai hâte de connaître celui de Bis !
Oui, nous aussi.« 

J’avoue. On est à 1 mois 1/2 du terme et on n’arrive pas à choisir (faut dire que c’est un sujet qu’on a parfois tendance à oublier…). Alors bon, je vous le dis direct, même sur un malentendu, vous ne connaîtrez pas son prénom avant la naissance, parce qu’il n’est même pas certain qu’on le connaisse nous-mêmes !