Un pantalon à pont

C’est bon, Stich, tu peux fuir tout de suite, on va *encore* parler couture.

Depuis mon accouchement, j’affiche deux jolis bourrelets de part et d’autre de mon nombril. C’est très disgrâcieux certes, et surtout je ne trouve plus de pantalon qui me convienne tout à fait. Il existe pourtant un type de pantalon formidable qui cache tout ça et qui en plus a un peu la classe, c’est le pantalon à pont*.

Ca fait très très très longtemps que je me rêve un pantalon à pont sans trouver mon bonheur ni dans le commerce, ni dans les patrons de couture, ni dans les tutos en ligne. D’ailleurs, question tutos en ligne, il n’y en a qu’un seul, sur le site d’Avantages, il est très très très très très moche même sur le mannequin d’Avantages (c’est dire s’il ne va pas vous mettre à votre avantage justement). Ma maman l’a testé, il attend ses retouches depuis deux ans dans un coin de son atelier tellement il l’a déprimée.

Bref, quand je ne trouve pas ce que je veux, je passe la seconde et je fais toute seule comme une grande. Une fois n’est pas coutume, vu le désert en la matière, je partage mon expérience. Alors comment transformer un patron de pantalon classique en patron de pantalon à pont ? C’est très simple ! Munissez vous de papier patron (ou d’une nappe en papier si vous préférez), d’un crayon, d’une règle, d’une paire de ciseaux (pour papier of course) et d’un rouleau de scotch.

  • On commence par recopier le patron d’un pantalon qu’on aime bien et qu’on a étrenné. Ca évite d’avoir en plus à se casser les pieds à faire des retouches et à se retrouver avec un pantalon qui n’est pas tip top confort. Pas comme moi quoi. On laisse le dos tel quel, on ne travaillera que sur le devant. Attention, si le patron initial comporte une ceinture, il faudra la supprimer et donc remonter d’autant le pantalon.

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  • On place un point sur la ligne de taille à 7,5 cm du bord côté et un autre sur le bord côté à 21 cm de la taille. On tire un trait et on découpe. Les dimensions sont indiquées *sans* les marges de couture.

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  • Nous avons maintenant deux pièces. Nous allons agrandir l’espèce de triangle qui nous reste sur les bras de 4 cm le long du trait que nous venons de couper (c’est là qu’on dégaine le scotch !)

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  • Si votre patron initial est prévu pour accueillir une fermeture éclair, on zigouille. Le milieu devant sera cousu jusqu’en haut puisque votre pantalon se fermera par les côtés.

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On pensera bien entendu à prévoir une doublure pour le pont, la pièce triangulaire et la ceinture du dos, ainsi que 8 boutons. Une couture de renfort de part et d’autre de la base du pont sera également la bienvenue.

* Et là j’entends la toute petite voix qui demande : « c’est quoi un pantalon à pont ? »
Un pantalon à pont, c’est un pantalon qui se ferme sur les côtés, genre les pantalons de marins

Je craque

Je suis malade. Je suis fatiguée. Donc je suis malade. Donc je suis fatiguée. Donc je suis encore plus malade. Donc je suis encore plus fatiguée. Donc je…

C’est un cercle sans fin, je n’en peux plus physiquement et je n’en peux plus nerveusement. Je craque.

Merci le Livre des Visages mais…

… je ne t’aime toujours pas malgré ça :

stats-fev2015
Le premier qui fait un commentaire sur les stats de fréquentation
de mon blog, je l’emplâtre

Bref, Jérôme a fait suivre mon précédent article sur le Livre des Visages.

Je ne parle même pas des petits chiffres qui sont apparus pour la première fois à côté du « f » bleu en bas. Dire que je l’avais mis là pour ma frangine et qu’elle ne l’a jamais utilisé !

Angoulême 2015

Depuis l’an dernier, K.BD est officiellement représenté en tant que Presse au Festival BD d’Angoulême. Cette année, trop d’la balle, on a donc profité :

  • de la visite guidée par le commissaire d’exposition sur les expos Moomins et Charlie Hebdo ;
  • de multiples invitations que nous avons déclinées (ou même pas lues, on est assailli de mails dès le jour où le FIBD reçoit la demande d’accréditation), sauf une : la conférence de presse de Rue de Sèvres qui s’est fait bien plaisir en s’offrant Jirô Taniguchi, Jérémy Moreau, Scott McCloud, Pierre Lemaître (en effet, il fait pas d’la BD lui d’habitude, bravo à ceux qui suivent), et j’en passe ;
  • de la cérémonie de clotûre (même si l’obtention d’invitations n’est pas de tout repos).

Je vous propose donc un rapide retour en image sur la cérémonie de clotûre. Excusez la médiocre qualité des photos, l’objectif du téléphone pose très vite ses limites.

Fleur Pellerin, ministre de la culture

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Mme la ministre de la Culture et de la Communication toute de rouge vêtue, Fleur Pellerin (c’est ma ministre de tutelle et j’ai découvert son existence aujourd’hui, hum), nous a fait un trèèèèèèèèèèèèèès long discours bourré de banalités – mais n’est-ce pas le propre de la politique ?). De sa petite demie-heure, nous retiendrons quelques mots :

  • un hommage (encore) à Charlie Hebdo (mais bon, ç’aurait été difficile de passer à côté) et un projet de création en partenariat avec l’hebdomadaire suscité d’une formation au dessin de presse qui pourrait être accueillie dans de prestigieuses écoles destinées à l’image ou dans des écoles de journalisme ;
  • un clin d’œil aux États Généraux de la BD qui se sont déroulés ce week-end. Elle a bien entendu les doléances hein… Si si promis. De Gaulle en son temps aurait résumé par un éloquent : « Je vous ai compris« . Fleur Pellerin s’est contentée de préciser que la réforme du régime de retraite des artistes et auteurs devait « consolider [la protection sociale] et non en aucun cas* de [la] bouleverser« 
  • la prévision d’une étude sur les revenus des auteurs (ça va lui faire drôle !)

Blutch, dépéché par l’équipe de Charlie Hebdo** pour réceptionner le Prix, a fait un discours digne de ceux qu’il représentait, plein de cynisme et néanmoins plein d’émotion. Les mots les plus justes de cette cérémonie sont sortis de sa bouche !

Bd alternative pour Dérive urbaine

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Prix Cultura pour Les vieux fourneaux

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Prix polar SNCF pour Petites coupures à Shioguni

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Un Florent Chavouet tout ému qui n’avait tellement pas prévu de gagner quoi que ce soit qu’il s’était perché sur le balcon et qui s’est donc fait désirer pour arriver jusqu’à la scène.

Prix patrimoine pour San Mao

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Le trophée a été reçu par le fils de Zhang Leping ainsi que par l’éditrice de San Mao en France.

Prix Révélation pour Yékini le roi des arènes

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Prix de la série pour Last Man

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Prix spécial pour Building stories

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Chris Ware n’était bien sûr pas présent, c’est donc son éditeur qui a reçu le trophée.

Fauve d'or pour Riad Sattouf avec L'arabe du futur !!!

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Encore un Fauve d’or qui fait débat, le deuxième pour Riad Sattouf. De mon côté j’ai trouvé que L’arabe du futur est un très bonne BD qui a mérité sa sélection officielle, mais que cette même sélection comportait beaucoup de titres qui auraient plus mérité le Fauve d’or. J’ai découvert avec satisfaction que je n’étais pas la seule à penser que Ulysse était fauve-d’or-isable mais manifestement ça n’a pas suffit à récompenser Jean Harambat.

Néanmoins ce palmarès est très honorable et pour une fois assez logique dans l’ensemble !

* Z’avez vu l’accumulation de négation hein ? A moi on m’a enseigné la communication po-si-tive !!!!

** Les survivants de CH ne peuvent même plus sortir de chez eux pour acheter un quignon de pain