De l’inconséquence des enseignants

Ce matin, en amenant Gussette à l’école, son instit’ me tend le cahier de liaison. Dedans, on y trouve le mot suivant :

« Journée Princes et Princesses : Jeudi 22 janvier, les enfants peuvent venir déguisés à l’école… en prince, princesse, chevalier, dragon, etc.« 

Alors là déjà je blémis. Le coup de la princesse, jusque là, j’ai réussi à esquiver. Alors je réfléchis à toute allure. Attends… Que peut-on faire pour ne pas tomber dans le gnangnan ? Une grenouille ? Princesse Zelda ? Princesse Leia ? Et là je relis le petit mot. Jeudi 22, ça me laisse quoi ? Une semaine ? Je regarde la date du jour. Je re-blémis. Trois jours. J’ai trois jours pour trouver ou faire un costume à la thématique somme toute assez précise pour Gussette. Je n’ai pas de voiture en ce moment pour aller faire des courses (celle de Jérôme a fait la bise avec un sanglier mardi dernier). Je n’ai pas vraiment de tissu adapté. Et surtout je n’ai pas trop le temps d’ici mercredi soir, sachant que je n’ai pas les mesures de Gussette sous la main pour commencer dès ce matin.

Les pinailleurs souligneront le « peuvent » qui veut dire que ce n’est pas « doivent ». Oui oui les pinailleurs, j’ai vu. Mais j’ai été une petite fille moi aussi, et j’imagine la réaction de Gussette en voyant tous ses camarades costumés et pas elle.

Bref. Dès ce soir, on va s’atteler à tenter de réaliser un truc pas trop moche et simple/rapide à faire avec le tissu que je possède, mais je crois que cette semaine, Gussette aura un déguisement de princesse trop trop planplan qu’elle voudra mettre constamment parce que c’est un déguisement de princesse ! J’en pleure déjà toutes les larmes de mon corps. Et le maître va entendre parler du pays.

Aujourd’hui un clip pourri : Le nez de Dorothée

Depuis une semaine je me demande comment m’exprimer face à ce qui s’est passé mercredi dernier sans tomber dans le mélo parce que ce ne serait pas rendre honneur aux disparus, ni dans le vindicatif parce que je trouve ça déplacé étant donné les circonstances*.

Je crois que j’avais vraiment besoin de prendre un bain, parce que j’ai réussi à m’offrir ce luxe hier soir et c’est là que j’ai eu le déclic.

J’ai beaucoup entendu ces derniers jours : « Pour moi, Cabu, c’est le nez de Dorothée ». Bon, pour moi c’est Le Grand Duduche, mais n’empêche, aujourd’hui, je déterre les clips pourris pour vous en sortir un bien beau. Je vous invite à faire comme moi : chantez-le à tue-tête, parce que le meilleur moyen de combattre la peur, c’est le rire alors place à la bonne humeur !

(c) Tine
© Tine

* Mais quand même : je refuse d’être Charlie, même si j’ai été profondément choquée par la disparition de si grands personnages, que la façon de faire des agresseurs est dégoutante, que je ne cautionnerai jamais leur cause et que la liberté d’expression vaut tous les combats.

Joie !

Même si en fait il ne s’agit pas de Joie mais de son remplacement.

Depuis ce matin 9h, une nouvelle collègue est parmi nous. Elle a appris hier qu’elle embauchait ce matin (et moi je l’ai appris à 9h15, le temps qu’elle arrive jusqu’à l’atelier) ce qui est un peu court  admettons-le, mais la personne qui détenait son dossier n’est revenue de vacances qu’hier pour le transmettre à la mairie.

C’est une très bonne nouvelle, car le départ de Joie a rendu les 4 derniers mois difficiles. Certes elle n’est pas formée et tout est à apprendre mais elle est jeune et motivée, ce n’est pas une inconnue pour nous (elle est adhérente depuis des années et a fait un stage à la médiathèque il y a un an et demi) et son profil est très adapté au poste qu’elle vient occuper : le secteur jeunesse.

Il ne reste plus qu’à lui trouver un surnom !

Voyage au centre du Pont Tournant

Pour mon Noyël, mon cher et tendre avait prévu de m’offrir des places pour l’Euro Basket en France en septembre prochain, mais manque de bol, j’ai appelé à table au moment où la vente des places a été ouverte (chuis vache quand même) et du coup c’était loupé. Il a donc voulu se rabattre sur des places au Grand Théâtre pour Le Casse-Noisette ou Le Lac des Cygnes et en fait c’était complet depuis perpet’. Alors il a cherché une autre idée très très chouette, et c’est là qu’il a appris que notre idole Thierry Rémi (bien sûr vous vous souvenez, il est mentionné et pour La Contrebasse) jouait en ce moment au Théâtre du Pont Tournant une mise en scène en 3D de Voyage au centre de la Terre par Stéphane Alvarez et Olivier Sir John.

L’idée en soi est surprenante et titille la curiosité. Pour la pratique, il s’agit en fait d’un « ciné-théâtre » (concept qui mélange cinéma et théâtre) avec un décor projeté en 3D. Pour regarder la pièce, il est donc nécessaire de chausser ses lunettes rouges et bleues.

Le décor a été dessiné au Bic (9 stylos Bics en l’occurrence) par Olivier Sir John, co-metteur en scène et co-médien (c’est qu’il en a des casquettes, maintenant il est même maître ès histoire du Bic) dans l’esprit des gravures qui illustraient autrefois les ouvrages de Jules Verne, et il est absolument magnifique pour être honnête.

Une bonne partie de la pièce se déroule sur grand écran (les comédiens se sont momentanément transformés en acteur de cinéma et ont tourné devant un fond vert. C’est aussi la première fois que j’assiste à une pièce de théâtre avec des figurants). Pour la partie jouée, un jeu de lumière permet de voir les acteurs à travers l’écran sur lequel est projeté le décor en 3D.

Quant au contenu, c’est tout simplement désopilant. Le texte de Verne a été rudement résumé mais néanmoins pas sacrifié. Les personnages prennent une dimension littéralement rocambolesque.

Finalement, seulement deux bémols :

  • Une paire de lunettes et un écran s’insèrent entre l’oeil et la scène. L’effet altère le côté humain de la pièce de théâtre (alors que de simplement retirer les lunettes lui rend toute sa place).
  • Les lunettes sont assez inconfortables à la vision, créant une tache sombre à l’oeil gauche. Le défaut s’estompe avec le temps. Sans doute s’y habitue-t-on car chaque fois que j’y repensais ça me gênait à nouveau.

La pièce a connu un tel succès qu’elle a été prolongée, vous pouvez donc courir la voir au Théâtre du Pont Tournant à Bordeaux Bacalan jusqu’au 18 janvier, les informations sont . Si vous n’êtes pas bordelais (ce qui est assez nul, avouez-le 😛 ), elle devrait être jouée pour le Festival d’Avignon cet été. Je ne doute pas qu’elle devrait s’expatrier. Vers Paris plutôt m’est avis, car Brest n’est toujours pas une destination de rêve : désolée pour les Bretons.

Jérôme nous livre ses impressions sur Bedea Jacta Est (tiens, je ne crois pas avoir signalé le déménagement de Ben Dis vers un format blog et son changement de nom parce que le précédent me sortait par les trous de nez… Un travail de longue haleine effectué aux 3/4 par Jérôme parce que je suis une grosse feignasse, consistant à copier-coller chaque article manuellement puisque Ben Dis n’était initialement pas conçu pour être déménagé).

J’espère au passage satisfaire Stich qui râle parce qu’il y a trop de couture ici parait-il (et pourtant je suis loin de mettre tout !)

Ah et au fait : bonne année 2015 bien sûr !