Grande lutine

Tout vient à point à qui sait attendre ou – comme chacun sait – nécessité fait loi.

Vous devez être globalement au courant maintenant : depuis septembre Gussette va à l’école. Or l’école se trouve à approximativement 500m de ma maison de moi et il est globalement hors de question que je prenne ma voiture pour me prendre les embouteillages à l’école, donc le matin nous pensons à notre planète : nous marchons !!!

En prévision de l’hiver qui va bien finir par arriver (si si !), Gussette a donc eu pour son anniversaire un manteau de voileux qu’il est chaud, coupe-vent et imperméable, équipé d’une capuche (merci les voileux !). Oui mais voilà, comme d’habitude, je pense à ma fille, mais pas à moi. Or donc après cet été indien exceptionnel, il a bien fallu se rendre à l’évidence : s’il pleut je mets mon ciré jaune (top glamour, mais il est génial), s’il fait froid je mets mon manteau tout chaud et s’il fait froid ET qu’il pleut je…

euh je…

je mets les deux ?

Et c’est là que vous vous souvenez que j’avais acheté de la polaire pour un projet de cape comme celle de ma fille.

J’ai donc sorti les doigts de mon derrière vu que j’avais tout le matériel nécessaire, et j’ai fait…

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ÇA !

Et vous savez ce que c’est ça ?

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Non bien sûr, vous n’y voyez rien, une tablette ça fait pas bien la mise au point sur les gros plans. Mais en même temps y’a rien à voir parce que ça c’est un biais fermé COR-REC-TE-MENT donc la fermeture est invisible.

En plus le biais est posé presque correctement. J’avoue avoir eu des moments de faiblesse : deux coutures en ligne droite de 6.5m chacune avec en prime le poids du tissus qui tirait sur la machine (oui j’ai un scoop : la polaire c’est lourd sur des quantités pareilles)…

Alors bien sûr, c’est là qu’on se rend compte que ce n’est pas si génialement pratique.

  • Dans tout ce tissus, enfiler une cape c’est un peu la jouer Petit Poucet dans la forêt : c’est par où la sortie ???? Enfin on finit par prendre le coup de main.
  • On vient de remarquer que la polaire pesait lourd. En quoi qu’elle est la capuche à votre avis ? Bon ben elle tient pas sur la tête, y’a trop de poids sur l’arrière. Le truc ? Le béret en polaire Chik Chapo designed posé sur la tête tient chaud aux oreilles ET accroche la capuche qui tient donc parfaitement et me protège de la pluie et du vent.

Par contre :

  • Elle tient vraiment chaud et protège bien de la pluie.
  • Pas besoin de condamner mes menottes dans des poches s’il fait un peu frisquet et que j’ai oublié les gants : je peux porter un sac, des livres, tout ça que je veux bien au chaud sous ma cape, et même c’est tout à l’abri de la pluie.
  • Le col que je lui ai ajouté pour faire un peu classouille plus adulte protège le cou sur des petites fraicheurs.

Va maintenant falloir que je commande une écharpe assortie à Mamette : celle qu’elle m’avait donnée est très assortie à mon manteau noir mais pas à ma cape !

Les pougnacs ? Vous ne les verrez pas, mais  :

  • le même problème que j’ai eu pour Gussette s’est posé au niveau du col sur les quadruples épaisseurs de polaire. J’ai fini des coutures à la main (pas sûr que ce soit un vrai point de couture, mais les demi-clefs y’a que ça de vrai : encore merci les voileux !).
  • une couture sous le col n’est pas encore assez bien cachée et a parfois tendance à révéler ses dessous (la coquine !). Il faut encore que j’ajoute un point ou deux à la main pour que le col tienne bien correctement et ne soulève plus ses jupons.

Merci à ma môman pour le photo-shooting

Economique et écologique (2)

Je sais pas vous mais moi j’ai un sérieux problème avec les déos. D’un côté je peux pas vraiment m’en passer, de l’autre ça pose pas mal de problématiques :

  • Les bombes aérosols sont anti-écologiques et pour peu que je veuille utiliser du sans alcool, ça me brûle la peau (allez comprendre !), ce qui fait que j’utilise les sticks ou (j’aime assez) les billes.
  • Mais ça laisse des traces sur les vêtements qui ne partent pas au lavage (on se demande bien ce qu’ils peuvent y schtroumpf dedans !)
  • Donc j’utilise un produit miracle : les déos anti-traces blanches. Sauf qu’en fait ce sont des anti-transpirants et qu’ils contiennent de l’alcool.

Ce qui pose encore d’autres problématiques :

  • Qui dit anti-transpirant dit blocage d’un processus naturel et important : notre corps a besoin d’évacuer, de respirer, et quoi qu’on en dise, ça ne peut pas être très sain d’empêcher ce processus (même si j’apprécie aussi de ne pas me retrouver avec des auréoles sous les bras au moindre effort).
  • D’ailleurs, les anti-transpirants en particulier et les déos en général se retrouvent plus ou moins mouillés dans des pseudos scandales rapport qu’ils seraient cancérogènes-mais-en-fait-non-rien-ne-le-prouve-mais-en-fait-on-sait-pas. Il est toutefois déconseillé d’utiliser des déodorants contenant une concentration de chlorohydrate d’aluminium de 20% ou plus. Allez vous amuser à vous rappeler le nom et regarder sur les étiquettes des déos (de toute façon vous n’aurez pas la concentration indiquée). Il y a de l’aluminium dans quasiment tous les produits déodorants sous diverses formes, mais dans tous les cas, c’est le chlorohydrate qui est potentiellement mis en cause, et lui, on le trouve bel et bien dans les anti-transpirants*.
  • L’alcool présent dans ces produits m’empêche de les utiliser après épilation. D’une façon générale, il est conseillé de s’épiler le soir avant de se coucher de façon à n’avoir à se barbouiller les aisselles avant plusieurs heures, mais je sais pas vous : moi le soir j’ai envie de faire autre chose qu’une séance épilation.

Bref, tout ça pour dire que je me suis mise à la pierre d’alun après plusieurs hésitations et enquête sur le sujet – car avec tout ce scandale, les pierres d’alun aussi ont été éclaboussées. Finalement, comme tout le reste : on ne sait pas ! D’une façon générale, le principe de précaution nous appellerait à de rien mettre du tout sur nos aisselles et à renifler allègrement des dessous de bras. D’une façon détaillée, dans l’utilisation de la pierre d’alun, il vaut mieux utiliser des pierres naturelles (celles si pouvant également être synthétisées).

pierre-alun

Bon bref. Une pierre d’alun, c’est quoi ?

Le sulfate double d’aluminium et de potassium, également appelé Pierre d’Alun, se trouve dans la nature. Alors oui y’a de l’aluminium, mais pas du chlorohydrate d’aluminium. Il prend la forme d’un cristal. Ma pierre étant enchâssée dans un tube type déo, j’ai remarqué que quelques sels s’engouffraient dans la roue en bas, ce qui me pousse à croire qu’elle s’effrite sans trop de difficulté avec les frottements. Le truc un peu bizarre, c’est que c’est une pierre, donc c’est méga lourd, mais calé dans un tube de déo qui est d’habitude méga-léger, c’est assez surprenant.

Ça fait quoi au juste ?

L’alun est astringent (ce qui veut dire qu’il facilite la cicatrisation) et hémostatique (ce qui veut dire qu’il stoppe l’écoulement du sang) ce qui fait que c’est très bien en cas de coupure ou de blessure et que c’est nickel après une épilation ou un rasage. Il est antiseptique et c’est là qu’il est intéressant en tant que déo : au lieu de bloquer le phénomène de transpiration ou d’en masquer l’odeur par un parfum, il empêche la macération des bactéries au niveau des aisselles, responsables des odeurs nauséabondes. Évidemment, on peut aussi l’utiliser pour les dessous de pieds si ça nous chante ! Il parait même que ça calme les irritations et les coups de soleil. Par contre, apparemment il existe des allergies. Par ailleurs, ma mère l’avait testé sur l’érythème fessier de Gussette qui n’avait, à l’époque, pas aimé du tout du tout du tout.

Comment on s’en sert ?

On humidifie sa pierre sous un robinet, et on l’applique comme un stick. Les jours de forte chaleur comme on a pu en avoir lors de cette canicule automnale ou en cas d’effort important, je n’hésite pas à en remettre. Alors comme ça ne bloque pas la transpiration, ce n’est pas très élégant par contre.

Est-ce que ça craint ?

Franchement ? J’en sais rien. Entre ceux qui jurent que oui et ceux qui jurent que non, on ne sait pas où donner de la tête. La seule chose dont je suis certaine, c’est que au pire, ça craint autant qu’un déo du commerce mais au moins c’est écologique et économique. Cela dit, détail qui tue : on voit de plus en plus apparaître sur le marché des déos « bille » à la pierre d’alun.

C’est économique comment ?

C’est économique super énorme. Je ne sais plus combien j’ai payé ma pierre… Une dizaine d’euros environ. Il est indiqué dessus qu’elle tient 6 mois. J’ai vu ailleurs une pierre deux fois plus petite qui tenait un an. J’ai la mienne depuis 1 bon gros mois et je n’ai pas vraiment remarqué de trace d’usure en l’état actuel des choses.

On en trouve où ?

J’ai acheté la mienne en magasin bio pour être certaine qu’elle soit naturelle. Bien sûr on en trouve sur Internet. J’ignore où en trouver par ailleurs.

* Notons qu’une célèbre marque de gels lavants pour enfants « doux pour les bébés, doux pour les mamans » a sorti un déo « sans sels d’aluminium » mais contenant faisant apparaître l’ingrédient « alluminium sequichlorohydrate ». Comment voulez-vous vous y retrouver avec tout ça ?

Meuh meuh meuh font les vaches

A Lacanau, pour les vacances de la Toussaint, la Ferme était à l’honneur, et du coup à la place de « La Fête des Chorchières », les enfants ont fait un Carnavache. Donc cette semaine, on s’est attelé à transformer Gussette en vache.

vache

Au programme : un gilet déterré dans les ancestraux patrons de la Coupe d’Or (rassemblés laborieusement sur trois générations) auquel j’ai ajouté une capuche à cornes et oreilles (trop grandes et trop lourdes mais pas grave : Gussette n’a pas daigné garder la capuche sur la tête bien longtemps) et un pantalon sarouel top fastoche qui donne un effet « gros derrière ».

Définitivement, la polaire à la surjeteuse, c’est juste super agréable et hyper rapide, sauf la mauvaise surprise au niveau des oreilles : trop de polaire tue la polaire la couture… J’ai fait une couture machine avant de surjeter. Pas suffisant, j’y suis retournée à la main, puis à nouveau à la surjeteuse. C’est moyennement propre à cet endroit-là  mais ça tient, c’est le principal.

Le plus long ? Les innombrables appliqués. Heureusement un simple point zig-zag un peu large suffit puisque Madame la Polaire ne s’effiloche jamais. Par contre, quelques points ont sauté mais j’avoue ne pas avoir pris la peine de changer mon aiguille alors forcément… Mais avez-vous remarqué les super poches-taches sur le sarouel ?

J’avais aussi commandé un biais « vache » mais je ne l’ai pas utilisé en bordure finalement : ça faisait too much. Par contre il m’a bien dépannée pour faire un lien à la capuche. J’en ai un rouleau entier…

La pauvre Gussette a dû mourir de chaud en polaire avec les températures digne d’un hiver arctique. J’avais fait un gilet pour qu’au moins elle puisse l’ouvrir, mais je ne suis pas certaine que ça ait changé grand-chose…

Ma dernière astuce éco testée sur la rose des vents de mon sac à main et réutilisée ici pour les cornes : les chutes de tissu en remplacement du rembourrage. J’ai un carton entier de chutes de tissus « au cas où » qui ne servent jamais, pas de rembourrage à portée de main… Cépagrave ! Bon soyons honnête, ça ne fait pas aussi propre  qu’avec du vrai rembourrage. Ça va pour des cornes sur un déguisement d’enfant mais pas à utiliser sur tout. Et puis les chutes de polaire et de jersey fonctionnent mieux que le drap aussi…