La maison rouge

« La mésson rrrouche », c’est le surnom que Gussette a donné à notre lieu de villégiature (dont nous revenons tout juste, c’était trop trop trop bien).

En vrai, ça s’appelle, La Raze et il s’agit de chambres d’hôte à un kilomètre du petit village corrézien de Collonges-la-Rouge.

Comme son nom l’indique, Collonges-la-Rouge est entièrement rouge, construite dans le grès ferrugineux de la faille avoisinante. Comme son nom ne l’indique pas, la « maison rouge » n’est presque pas rouge, exceptés les contours des portes et fenêtres, mais allez comprendre l’esprit torturé de l’enfant qui l’a nommée ainsi…

Bon c’est bien beau, mais pourquoi je vous parle de tout ça ? Eh bien parce que quand un truc me plaît, j’aime bien en parler, et il se trouve que nous avons tous les trois très grandement apprécié notre séjour. C’était la première fois que nous expérimentions la chambre d’hôte. Des amis nous ont opposé quelques arguments négatifs auxquels nous n’avons pas été confrontés à La Raze, donc tout porte à croire que ce lieu est juste extraordinaire.

Je le dis franco, je n’ai presque pas trouvé de point négatif, donc ça va tartiner des compliments dans tous les sens.

D’abord le lieu. Déjà, on est en pleine cambrousse à une borne de Collonges, sachant que ce village est interdit aux véhicules motorisés pendant la journée, que la principale route d’accès est côté colline et que nous sommes côté vallée… Soyons honnête, c’est super tranquille !!! La maison se situe sur un terrain absolument immense entièrement fleuri (parterres de fleurs, vergers, potager, poulailler, bassin de poisson… c’est juste formidable) par les courageuses mimines de la maman de notre hôte. Pour le côté champêtre de la chose, soyons honnêtes, il est difficile de faire mieux tout en gardant un minimum de confort.

Ensuite le service : tous les avantages de la location et tous les avantages de l’hôtel réunis, avec quelques bonus en prime.

  • La chambre est louée toute équipée : linge de lit et linge de toilette, savons à main, le minimum vital qui va juste alléger considérablement vos bagages.
  • Mais personne n’y entre pendant votre séjour, ce qui implique que si vous voulez dormir jusqu’à midi, concrètement vous pouvez : personne ne vous mettra dehors pour faire le ménage dans la chambre (juste le petit déjeuner est servi jusqu’à 9h30, mais vous pouvez parfaitement assumer).
  • Il y a plusieurs bâtisses : la maison principale est donc séparée du gîte, lui-même séparé de « la maison rouge » (le bâtiment des chambres d’hôtes), elle-même séparée de « la maison du petit-déjeuner » (encore une appellation d’origine gussettienne). On est vraiment tranquilles !!!
  • Le petit déjeuner est copieux. Si si, vraiment copieux, ils ont réussi à caler Jérôme plus d’une fois. En fait « à volonté » serait plus approprié. Plus on mange, plus la panière se re-remplit, et plus elle est pleine le lendemain. Et difficile de dire non : c’est juste succulent ! Pain de noix (on est sur la Route de la Noix là quand même, d’ailleurs on en a ramené), pain de campagne, baguette et brioche, accompagnés de beurre (doux, on n’est pas chez les Celtes) et d’un assortiment de confitures maison amené à varier selon les jours (et même selon les tables, donc vous pouvez aussi avoir l’affront de voler celles de la table d’à côté).
  • Une pièce commune permet d’avoir accès à un séjour et à une kitchenette à peu près équipée. Le seul point un poil sombre du séjour, c’est qu’elle ne l’est pas assez, équipée. Mais même là, difficile de faire les fines bouches : ce n’est apparemment pas systématique d’avoir une cuisine en chambre d’hôte. Donc celle-ci est commune, il s’agit de partager le frigo avec les autres résidents, la confiance y règne et on a su partager sans se marcher dessus et sans aucune sorte d’incivisme.
  • On a rien à faire ! Juste à s’occuper pour la journée… ou pas… Et à se nourrir le midi et le soir (ou pas aussi d’ailleurs, c’est vous qui voyez), ce qui peut aussi bien se faire au resto (ou snacks), ou sur place grâce à la petite kitchenette.
  • Les transats, les bancs, les tables et chaises de jardin équipés de parasols sont constamment à disposition. C’est le bonheur…
  • Une piscine (protégée pour les enfants) est en libre accès. Même nous, nous en avons profité, et ce n’est pourtant pas notre priorité ! D’ailleurs, un petit étendoir est à disposition pour faire sécher vos maillots de bain.
  • L’accueil est formidable. Les gens qui habitent là sont absolument adorables, et le gérant a une voix tellement douce et posée que de simplement l’entendre le matin au petit dej’ pendant une semaine vous rend zen pour l’année à venir. Spécial dédicace à Tom, gigantesque représentant de la race canine. Un énorme nounours après lequel Gussette a couru toute la semaine. Pourtant il est plus grand qu’elle et il est vraiment impressionnant, même face à un adulte. Un leonberg, 65kg au garrot (ah non pardon, c’est pas comme ça qu’on dit).
  • L’ambiance est vraiment sympa. Les résidents se croisent régulièrement, on partage nos découvertes, on se donne des tuyaux… C’est un truc qu’on ne trouve ni en hôtel, ni en location, mais c’est vraiment très chouette !
  • Le prix est très raisonnable. La nuitée nous a en tous cas coûté moins cher qu’une nuit d’hôtel (faut dire qu’on ne prend jamais en dessous de 3 étoiles) pour un confort équivalent. J’aimerais dire que ajouté au fait que nous sommes partis en Corrèze cette année au lieu d’aller à l’étranger, nos vacances ont été bien plus économiques (carburant, péages, tout ça). Sauf qu’en France, les visites coûtent environ deux fois plus cher qu’en Italie ou en Espagne… Du coup, ça a juste été un peu plus économique.

Ça faisait trois ans que nous n’étions pas VRAIMENT partis en vacances. Ma grossesse, puis les travaux et le déménagement, Gussette qui était un peu jeune… Nous ne sommes presque pas partis, sauf pour des mariages le temps d’un gros week-end. Parallèlement, ces trois années ont été épuisantes et difficiles et nous avions vraiment besoin de changer d’air.

En même temps, on ne fait pas la même chose avec un enfant qu’en couple. Le rythme est beaucoup plus modéré, et une sieste pour la puce s’impose en début d’après-midi (et pour moi aussi en fait). Là encore, la formule de la chambre d’hôte a rempli ses promesses. Nous avions choisi notre destination selon des critères familiaux, tout en optimisant le déplacement pour aller voir nos copains à Limoges et à Brive. Jérôme avait littéralement craqué pour La Raze, et je me félicite de lui avoir fait confiance. Je ne sais pas si nous y retournerons car on aime bien changer de destination, mais si nous décidons de faire un nouveau séjour en Corrèze, nous saurons à quelle porte frapper…

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2 réflexions au sujet de « La maison rouge »

  1. En tout cas, ça donne bien envie ! 🙂 Mais je confirme, la kitchenette est loin d’être systématique. Et perso, le peu de chambre d’hôte que j’ai pu faire sur du court terme je n’ai pas eu d’arguments négatifs sur cette option…

    Pff… trop envie de partir mais bon peut-être l’année prochaine.

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