September is coming

On arrive en septembre, et comme (presque) tous les ans à cette période, on parle… BASKEEEEET !

Hé oui, ça tourne pas mal : l’Euro-Basket tous les deux ans, le Mondial tous les quatre ans et les JO tous les quatre ans, mais en juillet cette fois… Bref, tous les étés on y passe, et trois années sur quatre, ça tombe en septembre.

Donc là voyez-vous, c’est l’année du Mondial (qui se déroule en Espagne), et on a commencé les hostilités hier soir avec une défaite contre le Brésil. Plutôt de mauvais augure quand on sait que cette poule comporte notamment la Serbie et (surtout) l’Espagne, deux très bonnes équipes. L’Espagne était réputée imbattable jusqu’à l’année dernière quand la France l’a battue à l’Euro, mais elle reste un adversaire très difficile, surtout sachant que :

  1. L’an dernier à l’Euro, l’équipe espagnole était privée certaines de ses grandes pointures comme Pau Gasol, Serge Ibaka ou Juan Carlos Navarro
  2. Cette année, on oublie certains de nos grands noms comme Tony Parker, Alexis Ajinça ou Nando De Colo*

MAIS ! Mais notre équipe française reste très très très honorable. Nous avons toujours Capitaine Bobo, Nico Batum, Antoine Diot, Flo Pietrus, Mickael Gelabale (qu’avec un nom pareil, on ne peut QUE lui faire confiance), Charles Kahudi pour les joueurs historiques. Quelques jeunes déjà champions d’Europe l’an dernier (Joffrey Lauvergne ou Thomas Heurtel genre) ont prouvé lors des matchs de préparation qu’ils ont gagné en assurance et mérité cette deuxième sélection. Deux joueurs de NBA rejoignent cette année les rangs des Bleus : Rudy Gobert et Evan Fournier.

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EN PLUS, notre équipe de France nous a largement habitué aux bonnes surprises. Le sélectionneur Vincent Collet ne s’avoue jamais vaincu, et ça se ressent dans le jeu (ainsi que sur son visage… Il a fallu une victoire contre l’Espagne puis une médaille d’or européenne pour voir enfin un sourire s’afficher sur ses lèvres en 2013… Disons qu’il reste concentré jusqu’au bout !). Peut-être nous manquera-t-il le dynamisme habituel de Tony Parker, toujours là pour remotiver les troupes dans les moments les plus difficiles, mais Boris Diaw est réputé comme étant un excellent capitaine… Je ne suis pas optimiste au point de les voir médaillés d’or : y’a les USA au bout. Ils ne seront sans doute pas sur le podium cette année, mais ils iront jusqu’au bout de ce qu’ils peuvent faire, et nous on sera là pour les encourager !

Sur ce je vous abandonne… Le match contre la Serbie commence dans 15 minutes !

* Je ne compte jamais Joakim Noah. La plupart des médias le compte absent chaque année. Moi je dis juste que l’année où les dirigeants des Bulls l’ont laissé jouer en équipe de France, ils avaient consommé des stup’ ! C’était un excellent atout, et l’équipe gagnerait beaucoup à le voir revenir, mais je pense que ce n’est pas de sitôt…

Des livres pour vos enfants : Eliott rentre à l’école

Eh oui, ça ne vous a sans doute pas échappé : ici ça sent la rentrée à plein nez. Et pas n’importe quelle rentrée, juste la première, celle pour laquelle Gussette n’est clairement pas prête*. Elle a hâte, elle a fait la journée de « passerelle » avec Mme Nounou, les maîtres l’ont trouvée très attentive et très concentrée, en plus elle rentre en même temps que son copain T. de chez Mme Nounou, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais au lieu de profiter des deux mois d’été pour progresser là où il y avait des manques (propreté et langage en particulier), elle a régressé.

Donc là maintenant, à une semaine de la rentrée, nous avons une petite fille

  • qui n’est toujours pas capable de demander à aller au pot quand elle en a besoin (mais si on l’y met, elle fait pipi, et vu que les enfants passent leur journée aux toilettes, tout va bien),
  • qui fait systématiquement la grosse commission à l’endroit qui n’est pas prévu à cet effet,
  • qui porte donc toujours une couche pour la sieste,
  • qui se met à baragouiner nain-porte-quoi au lieu de s’exprimer de façon intelligible,
  • et en prime qui se met à faire des crises de nerfs terribles dès qu’on la contrarie.
  • (Et qui est pleine de poux aussi… Qu’est-ce que je la sens bien cette rentrée !!!)

Bref, y’a urgence, la demoiselle va devoir vite comprendre un truc ou deux !

Donc on en revient aux bonnes vieilles méthodes classiques : on prend des bouquins !

Justement, Eliott rentre à l’école me faisait un peu de l’œil, et quand je l’ai feuilleté je me suis exclamée : « Mais c’est E-XA-CTE-MENT ce dont j’ai besoin !!!« 

En général, les livres sur l’école, ça chiale dans tous les sens, et ça ne m’intéresse pas. Gussette est plutôt enthousiaste à l’idée d’aller à l’école, alors lui montrer que d’autres enfants ont peur et lui filer les chocottes, c’est pas exactement mon idée. En cela, Eliott marque un point, parce qu’Eliott, il est bien content d’aller à l’école lui aussi « il a un peu peur, et très envie en même temps« . Bref, il est dans le même cas de figure que Gussette. J’aime.

C’est Papa qui l’emmène à l’école. Dans notre cas, ce sera moi, mais j’apprécie qu’on montre aux enfants que ce n’est pas systématique. J’aime.

On suit Eliott et son papa sur le trajet jusqu’à l’école. On ne passe pas direct de la maison à la porte de l’école, on compare les différences avec ce qu’on faisait avant. J’aime.

Le papa n’est pas grand, fort et immuablement zen. Lui aussi il est un peu perdu, pas inquiet mais perdu, il cherche la salle de classe et ne sait pas trop où il va. Bref, on prépare l’enfant au fait que le jour de la rentrée, les parents peuvent aussi avoir des ratés. J’aime.

D’ailleurs au même moment, un petite fille pleure. Ce n’est pas mentionné dans le texte, mais c’est dans l’image. On ne dit pas à l’enfant qu’il doit avoir peur, mais on le prépare à l’idée que d’autres enfants peuvent pleurer. Mais pas le héros. J’aime.

L’instit est un homme. Ben oui, à Lacanau Ville, les deux instits de Petite Section sont des hommes, et l’un d’eux (probablement celui qu’elle aura comme maître) aurait dû faire carrière dans le basket, alors l’image de la dame toute gentille, ça va deux minutes. Le maître est gentil et rassurant, mais c’est quand même un homme. J’aime.

La séparation se passe tout en douceur, avec un gros bisous et un « mon grand ». J’aime.

On décortique la journée et les activités. On énonce les règles (on lève le doigt, et on ne met pas de couche donc on demande pour aller aux toilettes, ça c’est très important pour mon problème). On parle de la sieste et de la cantine, bien sûr. J’aime.

On revient demain, c’est très clair. J’aime.

Il y a peu d’élèves a priori. Dans la classe de Gussette, il seront 32, j’aime moins.

Le style graphique est chouette et original. La peau des personnages est faite à la peinture mais tout le reste est au crayon de couleur, l’effet est très sympa. J’aime.

Je ne connaissais pas l’auteure, Juliette Boulard. D’ailleurs elle semble avoir assez peu écrit, mais j’apprécie vraiment ce petit Eliott et sa rentrée scolaire. Gussette vient de me l’arracher des mains alors je vous laisse imaginer ce qu’elle en pense…

La fiche de Eliott rentre à l’école sur Ricochet

Le site de Juliette Boulard

Vu de dehors
Vu de dehors
Vu de dedans
Vu de dedans

*D’ailleurs, message personnel à Elanie : je suis désolée, je n’ai toujours pas réussi à répondre à ton mail !!! Trois semaines que je l’ai reçu… Tout va bien !

La première croisade

Rien à voir avec le cinéma. D’ailleurs pour nous c’est loin d’être la dernière : tels Zorro, les poux sont arrivés, avant même d’avoir eu le temps de faire la rentrée !

Alors déjà, je suis rouge de honte à l’idée que demain matin, je vais annoncer à Mme Nounou que je lui ramène une Gussette ultra-capricieuse, pas plus propre qu’il y a trois semaines et toute pouilleuse de la tête. Nonobstant ces considérations morales, il faut bien passer à l’attaque, et je n’ai pas l’intention de laisser les poux aller plus loin dans leur invasion. Nous avons donc établi un plan d’attaque très serré :

  • Ce soir, shampooing anti-poux de la pharmacie et peigne à poux sur Gussette et moi-même*
  • Changement des draps et bain généralisé (aux noix de lavages et Tea-tree, of course) pour les copains qui accompagnent habituellement les nuitées de la Gussette
  • Dodo avec des tresses**, une goutte d’huile essentielle d’Eucalyptus radiata derrière chaque oreille
  • Le matin, coiffage au monoï (cheveux attachés serrés, of course)
  • Le soir, on se lave les cheveux à la décoction de noix de lavage que je devais faire ce soir et que je n’ai pas faite
  • Lundi prochain on refait un shampooing anti-poux pour virer les dernières lentes récidivistes

Et bien sûr, il faut que je mette la main sur un peigne à chat, parce que même si mon peigne à poux est très fin, il ne l’est pas encore assez pour ramasser les lentes.

Bon tout ça, c’est bien entendu le plan d’action idéal que ce serait bien qu’il fonctionne, mais avec ces fichues bestioles, allez savoir ce qui nous attend ?

* J’aime autant m’assurer que je n’ai pas hérité de la manie de ma génitrice consistant à choper les poux en même temps que ses enfants !

** Pocahontas a emménagé chez moi !

La maison rouge

« La mésson rrrouche », c’est le surnom que Gussette a donné à notre lieu de villégiature (dont nous revenons tout juste, c’était trop trop trop bien).

En vrai, ça s’appelle, La Raze et il s’agit de chambres d’hôte à un kilomètre du petit village corrézien de Collonges-la-Rouge.

Comme son nom l’indique, Collonges-la-Rouge est entièrement rouge, construite dans le grès ferrugineux de la faille avoisinante. Comme son nom ne l’indique pas, la « maison rouge » n’est presque pas rouge, exceptés les contours des portes et fenêtres, mais allez comprendre l’esprit torturé de l’enfant qui l’a nommée ainsi…

Bon c’est bien beau, mais pourquoi je vous parle de tout ça ? Eh bien parce que quand un truc me plaît, j’aime bien en parler, et il se trouve que nous avons tous les trois très grandement apprécié notre séjour. C’était la première fois que nous expérimentions la chambre d’hôte. Des amis nous ont opposé quelques arguments négatifs auxquels nous n’avons pas été confrontés à La Raze, donc tout porte à croire que ce lieu est juste extraordinaire.

Je le dis franco, je n’ai presque pas trouvé de point négatif, donc ça va tartiner des compliments dans tous les sens.

D’abord le lieu. Déjà, on est en pleine cambrousse à une borne de Collonges, sachant que ce village est interdit aux véhicules motorisés pendant la journée, que la principale route d’accès est côté colline et que nous sommes côté vallée… Soyons honnête, c’est super tranquille !!! La maison se situe sur un terrain absolument immense entièrement fleuri (parterres de fleurs, vergers, potager, poulailler, bassin de poisson… c’est juste formidable) par les courageuses mimines de la maman de notre hôte. Pour le côté champêtre de la chose, soyons honnêtes, il est difficile de faire mieux tout en gardant un minimum de confort.

Ensuite le service : tous les avantages de la location et tous les avantages de l’hôtel réunis, avec quelques bonus en prime.

  • La chambre est louée toute équipée : linge de lit et linge de toilette, savons à main, le minimum vital qui va juste alléger considérablement vos bagages.
  • Mais personne n’y entre pendant votre séjour, ce qui implique que si vous voulez dormir jusqu’à midi, concrètement vous pouvez : personne ne vous mettra dehors pour faire le ménage dans la chambre (juste le petit déjeuner est servi jusqu’à 9h30, mais vous pouvez parfaitement assumer).
  • Il y a plusieurs bâtisses : la maison principale est donc séparée du gîte, lui-même séparé de « la maison rouge » (le bâtiment des chambres d’hôtes), elle-même séparée de « la maison du petit-déjeuner » (encore une appellation d’origine gussettienne). On est vraiment tranquilles !!!
  • Le petit déjeuner est copieux. Si si, vraiment copieux, ils ont réussi à caler Jérôme plus d’une fois. En fait « à volonté » serait plus approprié. Plus on mange, plus la panière se re-remplit, et plus elle est pleine le lendemain. Et difficile de dire non : c’est juste succulent ! Pain de noix (on est sur la Route de la Noix là quand même, d’ailleurs on en a ramené), pain de campagne, baguette et brioche, accompagnés de beurre (doux, on n’est pas chez les Celtes) et d’un assortiment de confitures maison amené à varier selon les jours (et même selon les tables, donc vous pouvez aussi avoir l’affront de voler celles de la table d’à côté).
  • Une pièce commune permet d’avoir accès à un séjour et à une kitchenette à peu près équipée. Le seul point un poil sombre du séjour, c’est qu’elle ne l’est pas assez, équipée. Mais même là, difficile de faire les fines bouches : ce n’est apparemment pas systématique d’avoir une cuisine en chambre d’hôte. Donc celle-ci est commune, il s’agit de partager le frigo avec les autres résidents, la confiance y règne et on a su partager sans se marcher dessus et sans aucune sorte d’incivisme.
  • On a rien à faire ! Juste à s’occuper pour la journée… ou pas… Et à se nourrir le midi et le soir (ou pas aussi d’ailleurs, c’est vous qui voyez), ce qui peut aussi bien se faire au resto (ou snacks), ou sur place grâce à la petite kitchenette.
  • Les transats, les bancs, les tables et chaises de jardin équipés de parasols sont constamment à disposition. C’est le bonheur…
  • Une piscine (protégée pour les enfants) est en libre accès. Même nous, nous en avons profité, et ce n’est pourtant pas notre priorité ! D’ailleurs, un petit étendoir est à disposition pour faire sécher vos maillots de bain.
  • L’accueil est formidable. Les gens qui habitent là sont absolument adorables, et le gérant a une voix tellement douce et posée que de simplement l’entendre le matin au petit dej’ pendant une semaine vous rend zen pour l’année à venir. Spécial dédicace à Tom, gigantesque représentant de la race canine. Un énorme nounours après lequel Gussette a couru toute la semaine. Pourtant il est plus grand qu’elle et il est vraiment impressionnant, même face à un adulte. Un leonberg, 65kg au garrot (ah non pardon, c’est pas comme ça qu’on dit).
  • L’ambiance est vraiment sympa. Les résidents se croisent régulièrement, on partage nos découvertes, on se donne des tuyaux… C’est un truc qu’on ne trouve ni en hôtel, ni en location, mais c’est vraiment très chouette !
  • Le prix est très raisonnable. La nuitée nous a en tous cas coûté moins cher qu’une nuit d’hôtel (faut dire qu’on ne prend jamais en dessous de 3 étoiles) pour un confort équivalent. J’aimerais dire que ajouté au fait que nous sommes partis en Corrèze cette année au lieu d’aller à l’étranger, nos vacances ont été bien plus économiques (carburant, péages, tout ça). Sauf qu’en France, les visites coûtent environ deux fois plus cher qu’en Italie ou en Espagne… Du coup, ça a juste été un peu plus économique.

Ça faisait trois ans que nous n’étions pas VRAIMENT partis en vacances. Ma grossesse, puis les travaux et le déménagement, Gussette qui était un peu jeune… Nous ne sommes presque pas partis, sauf pour des mariages le temps d’un gros week-end. Parallèlement, ces trois années ont été épuisantes et difficiles et nous avions vraiment besoin de changer d’air.

En même temps, on ne fait pas la même chose avec un enfant qu’en couple. Le rythme est beaucoup plus modéré, et une sieste pour la puce s’impose en début d’après-midi (et pour moi aussi en fait). Là encore, la formule de la chambre d’hôte a rempli ses promesses. Nous avions choisi notre destination selon des critères familiaux, tout en optimisant le déplacement pour aller voir nos copains à Limoges et à Brive. Jérôme avait littéralement craqué pour La Raze, et je me félicite de lui avoir fait confiance. Je ne sais pas si nous y retournerons car on aime bien changer de destination, mais si nous décidons de faire un nouveau séjour en Corrèze, nous saurons à quelle porte frapper…