Paré à virer mon capitaine !

Là en ce moment-même, on marie les Bretons (finalement, des fois c’est rigolo de prépublier les posts, on peut envoyer des trucs sur le blog alors qu’on est même pas dispo, genre : regardez, j’ai un smartphone* et je publie des articles pendant la cérémonie de mariage).

Donc les Bretons, ils suivent la tendance : ils font un mariage thématique, mais sans rien demander aux gens pour les fringues. Y’a que les enfants qui doivent s’habiller en marinière et béret marin (en polaire s’il vous plait**), mais nous, leur thème des phares, il nous inspire. Bon pour Gussette, c’est vite plié, on avait justement eu une robe en satin bleu marine et blanche genre tu peux de toutes façons la mettre que pour un mariage, et pour Jérôme, on a fait les boutiques. Et il est pas peu fier !

Pour moi ben… Je crois que je ne sais plus les faire les boutiques, justement… J’ai pris une feuille, un crayon, et j’ai dessiné. Je voulais un truc esprit marin, mais je ne voulais pas non plus me déguiser en Sailor Moon ou en collégienne japonaise. Du coup j’ai cherché des idées pour faire la jupette de la robe un peu originale. Après quelques gribouillages, un peu d’inspi, j’ai abouti à 2 robes sympas. J’en ai écarté une (qui a finalement terminé dans la machine à coudre maternelle) et j’ai réfléchi au patron pour l’autre. Elle s’inspire des robes ballon de cette nana, dont je n’aime pas la tête de mort mais dont j’aime beaucoup la forme.

Premières études pour le patron
Premières études pour le patron

Pour les détails techniques, la robe est en jersey, doublée en jersey (le jersey rayé est très très fin, sans doute trop léger pour les températures polaires bretonnes, et définitivement pas assez solide pour supporter le poids de la jupette) et la boule est en drap de coton tout bête. J’ai ressorti le patron de la tunique Gecko (issu d’un t-shirt bien ajusté de ma garde-robe, que je m’étais bien amusée pour copier le patron sans toucher au t-shirt… que j’aime bien quand même), j’ai réglé deux-trois détails et j’ai dégainé le tuto de Petit Citron pour les jupes boules que j’ai un peu adapté pour obtenir la forme désirée. A la place du grand rectangle, j’ai fait un trapèze en ajoutant 20cm sur la largeur du bas, j’ai raccourci de 10cm supplémentaires la doublure de la jupette (et donc rallongé d’autant le trapèze). Pour les manches ballon, j’ai fait un patron de manche de base puis je l’ai transformé en manche ballon. Rien d’insurmontable au final (même les fronces je m’en suis tirée !), si ce n’est la petite anecdote.

J’ai voulu tenter une formation surjeteuse à l’occasion de ma visite hebdomadaire au domicile parental. Sauf qu’en fait la mère était absente, alors j’ai fait une autoformation. Avec le livret de l’autre surjeteuse parce que le livret de celle que j’utilisais était introuvable. En bref j’ai fait une autoformation. Après une heure d’enfilage (mais j’ai compris à part ça hein), j’ai renoncé à faire une couture propre avec un tissus que j’avais peur de retailler. Donc au final je suis rentrée à la maison et j’ai continué à utiliser le point élastique doublé d’un point droit (l’un ou l’autre en solo, ça ne me convient pas) sur ma machine à coudre.

Bon ben c’est pas tout ça, mais… je vous fait le défilé ?

robe-marin1
Cliquer pour agrandir
robe-marin2
Cliquer pour agrandir

Et le pougnacs ? Oh ben oui, y’en a forcément !

D’abord, un jour j’apprendrai à faire une couture droite, pour surpiquer ça fait plus propre, une couture droite. Et ensuite, pour le biais en jersey, je l’ai jouée feignasse, j’ai préféré ce tutoriel à celui-là, alors forcément, les finitions intérieures ne sont pas sublimes !

robe-marin3
Cliquer pour agrandir

Mais, je suis fière de moi. Une fois encore, la robe ressemble à ce que je voulais, elle est ajustée tout comme il faut et elle fait un effet bœuf. En plus elle fera une super chouette petite robe d’été pour les années à venir !

Enfin sinon, vu que les mariés viennent juste de se dire oui là… Tous nos vœux de bonheur aux Brestois ! (s’il y a le moindre accroc, j’aurai l’air d’une [BIIIIP] et je renoncerai définitivement à programmer mes articles).

* Bon en vrai j’ai un téléphone qui fait téléphone, réveil-matin et agenda, et c’est bien assez.

** Oui un 31 août, des bérets en polaire. Mais la mariée a dit : « Oui mais c’est à Brest« . C’est la mariée qui l’a dit hein, c’pas moi !!!

Comment (bien) réussir ses lectures

Houlàlà, ça fait un bail que je ne vous ai pas raconté ma vie !!! C’est pas que je vous oublie hein, j’ai peut-être juste pas grand-chose à dire. Comment meubler ? En vous parlant de mes lectures, me propose Jérôme. Pourquoi pas ? Pour changer, je vais parler de mes lectures adultes (ou presque) ! A croire que je viens de me rappeler que j’étais bibliothécaire !

En plus des BD (je suis supposée être en train de lire Block 109 en ce moment-même pour faire une chronique sur Ben Dis pour hier soir dernier délai, et j’ai promis à Jérôme de préparer ma chro de L’Âge de Bronze pour qu’il puisse poster la sienne… Argh !) (Euh oui, on prépare un petit mois sympa pour K.BD là), j’ai récemment lu Nouilles froides à Pyongyang. Fort instructif pour l’ignarde que je suis puisqu’il décrit la société nord-coréenne et que je n’y connais rien du tout, mais pas vraiment de la grande littérature non plus cela dit. Oui bon bien sûr, l’auteur est journaliste, on va pas lui demander de faire du Zola non plus (qui a dit que Zola était journaliste ?).

Je rattrape en ce moment un très gros retard (oui j’ai honte) en lisant (enfin) Dune (oui oui il était temps). Et comme les romans ados viennent de débarquer à la médiathèque, que ma collègue Joie a fait un gros rattrapage sur les réassorts en retard et que le troisième tome de Comment (bien) rater ses vacances me faisait de l’œil, j’ai mis Paul Atréides dans un coin pour le week-end le temps de reprendre les aventures de Maxime Mainard.

Oui je l’ai dit : « des lectures adultes (ou presque) ». C’est de la lecture ado, mais moi j’adore les romans ados et je ne peux qu’inciter les adultes à les lire aussi parce qu’il y a vraiment de très bons titres. En l’occurrence, j’ai trouvé que le tome 2 (Comment (bien) gérer sa love-story) faisait flop, mais le 1 m’avait tellement fait marré, que je n’ai pas hésité à sortir le troisième opus, Comment devenir une rock star (ou pas). Je n’ai pas été déçue cette fois, j’ai ri à en pleurer et j’ai même apprécié la note de bas de page faisant référence aux médiocres retours du 2.

Donc en gros, si vous êtes dépressifs et que vous cherchez de la lecture pour vous changer les idées – ou même si vous n’avez même pas ce prétexte – la trilogie (en tous cas pour l’instant) d’Anne Percin (c’est l’auteure, Maxime Mainard c’est juste le héros) se lit très vite et déride vraiment ! Entre le ton cynique et la malchance chronique du narrateur, y’a vraiment de quoi retrouver le sourire (ou le garder). Et même, cerise sur le gâteau : si je vous ai refroidi sur le 2, y’a vraiment moyen de sauter l’épisode pour passer au 3 direct, vu que l’auteure remet tout les éléments en place.

Négation ter

« Est-ce que je dois te faire confiance, Gussette ?

Non »

Tout était dit…

Des fois j’ai vraiment des idées stupides

Comme par exemple de faire une robe avec des fronces. Avec BEAUCOUP de fronces. J’ai déjà dit que j’aimais pas les fronces ? Comme beaucoup, oui bon bref.

Comme si ça suffisait pas, je me suis aussi collée des fronces en… JERSEY (pis un tout-fin qui tient pas hein, sinon c’est pas drôle) !

Non mais on peut le dire, j’aime me compliquer la vie !

Négation bis

« Gussette, tu veux regarder Ponyo ce matin ?

Ui« 

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir !

Négation

Je confirme hein… Gussette sait dire non maintenant (le oui semble avoir disparu aussi vite qu’il est arrivé).

« Gussette tu veux manger ta compote ?

Non

Gussette tu veux lire cette histoire ?

Non

Gussette tu as fait caca…

Non*

Gussette tu viens changer la couche

Non

Gussette range ton livre

Non« 

Etc.

Bon la cure de Clé-Clé n’a clairement pas eu que des effets positifs. Dire que ce n’est que le début !

* Si si !!! On le sent depuis le jardin du voisin (souvenez-vous, j’ai le droit)

Fière comme une Gussette

ATTENTION, ce post parle de pipi-caca. Rebutés : s’abstenir.

Cette semaine, nous avons eu des visiteurs à la maison. Non pas des extra-terrestres mais des Parigos-tête-de-veau (encore qu’on pourrait émettre des doutes, la différence n’est pas bien grande 😛 ).

Parmi eux, une fillette de 3 ans, Clé-Clé, toute propre ou presque, prête à rentrer à l’école en septembre. On a d’ailleurs fêté son anniversaire (et celui de son papa) tous ensemble pendant son séjour à Lacanau.

Et à son contact, la Gussette a bien appris.

A pleurer d’abord. Entre les bousculades, les chutes, les arrachages de jouets, les jalousies, les courses poursuites avec une otarie*, on l’a entendu la Gussette. Mais moins que son modèle qui a été très très très souvent au coin…

A parler ensuite : « ui » (oui), «  » (non), « a plia » (la plage), « coquilla » (coquillage), « Clé-Clé » (Clé-Clé) et 2-3 autres trucs. Elle a aussi appris a m’appeler moi. Merci Clé-Clé, grâce à toi, Gussette a découvert qu’elle avait aussi une mère !

A faire pipi dans le pot enfin ! ‘Fin pas à être propre hein. Même si le pot décore la salle de bain depuis le mois de mai, que nous l’essayons chaque soir avant le bain depuis cette date, que Mme Nounou s’y tente 2 fois par jour, et que je profite de chaque moment en extérieur pour lui enlever la couche, Gussette n’avait jusque là pas tout compris. Genre elle range ses jouets, son doudou et sa tétine dans le pot (heureusement vierge de toute souillure). Genre elle pose ses fesses 2 secondes sur le pot, et s’empresse de se relever pour jouer avec le pot et fait juste à côté. Mais grâce à l’exemple de Clé-Clé qui lui a bien montré, les jambes écartées (merci l’image), ce qu’il fallait faire dans le pot, et grâce aussi sans doute à 2-3 surprises cul-nu, Gussette a fait son premier pipi au pot vendredi soir. Fière qu’elle a été d’être félicitée par Papa, Maman, Clé-Clé et ses parents (bizarrement l’Otarie est resté parfaitement inintéressé par l’événement), elle attend avec la même impatience que nous un deuxième pipi au pot !

* Le petit frère de Clé-Clé âgé de 9 mois estime que le mode de déplacement des otaries est plus efficace que le quatre-pattes. De toute évidence, cela effraie ma fille pourtant de 13 mois son aînée.