Totoro style

A l’occasion du mariage des Chiwis, j’ai fait une énorme erreur : j’ai permis la rencontre entre Gussette et Totoro. Non seulement elle a passé la journée du mariage avec Totoro dans les mains, mais en plus elle ne l’a plus quitté par la suite (bon maintenant, c’est fini, il est perdu !). Alors bêtement je me suis dit « quand j’ai un refrain dans la tête, le meilleur moyen de le faire passer, c’est de mettre la chanson » et c’est là que j’ai fait ma deuxième grosse erreur. J’en suis maintenant à planquer le DVD de Totoro. C’est d’ailleurs l’un des rares mots qu’elle sait dire, et elle arrive même à détecter les Totoro planqués dans les BDs de Papa et Maman ! Bref, voilà, maintenant on est foutus, et comme j’aime bien enfoncer le couteau dans la plaie, maintenant, Gussette a des fringues Totoro. Et même pas un merci hein… Mais qu’est-ce qu’elle est fière à côté de ça !

Bref, au début du printemps, on a réussi à aligner quelques jours de beau temps, et comme à chaque fois que le soleil pointe son nez pour la première fois de l’année, mon fournisseur officiel de chapeaux était en vacances. Et pas au Portugal cette fois ! Évidemment besoin urgent avant que le soleil ne disparaisse, alors j’ai mis la main à la pâte, dans l’idée de faire à Gussette la tenue complète de Mei, avec en prime le Chibi-Totoro qui apparait sur sa robe dans le générique de fin.

Pour le chapeau, j’ai utilisé ce modèle de capeline repris à ma sauce. La finalisation a un peu trainé en longueur mais concrètement, le principal a été fait en une soirée de sorte que Gussette a bel et bien eu son chapeau dans l’urgence. La suite a trainé un peu plus puisque j’ai fait la robe et le bloomer la semaine dernière seulement (je me suis dit qu’elle n’aurait jamais sa tenue complète pour l’été si je ne me secouais pas un peu plus). Du coup la tenue est toute neuve et le chapeau complètement flapi et crade mais bon, faut imaginer un peu ce que ça devait donner au départ 😉 Normalement, il y a aussi le chemisier col claudine en dessous qui appartient déjà à la garde-robe gussettienne (pourquoi s’embêter hein ?), mais il fait un peu trop chaud là.

Et voilà le résultat :

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Gros plan sur le Chibi-Totoro
Gros plan sur le bouton que je suis trop fière
Gros plan sur le bouton que je suis trop fière
Le chapeau !
Le chapeau !

Alors bien sûr il y a des pougnacs.

Le premier, et pas des moindres, vous l’avez déjà remarqué, c’est la couleur. Elle est un poil inhérente au modèle d’origine, et j’y ai palier un peu comme j’ai pu avec ce bel imprimé. Le second c’est l’élastique de la taille du bloomer, trop large de 2 bons centimètres qui fait qu’en fait c’est la couche qui tient tout et que ça ressemble surtout à un sarouel. Pas que je n’aime pas l’esprit oriental de la chose, mais va falloir régler ça.

Et sinon, Jérôme revient des courses avec Gussette avec un set de plage Caliméro et là voilà qui vient de changer d’idole. Un poussin noir avec un œuf sur la tête, c’est un peu différent comme style quand même !

Un nouvel arrivant à la maison

Je vous présente notre nouveau compagnon, l’ami indispensable dans cette maison si grande qu’on s’y perd (et en plus on peut même pas se perdre dans les couloirs vu qu’il n’y en a pas !). Lui il nous y retrouve toujours, au grand dam d’une Gussette terrorisée. Il nous a coûté un bras, justifié par son pedigree, un pur race de grande renommée :

Voici Roomba
Voici Astro, né chez Asimov

Les collègues de Jérôme ont sauté au plafond : « Jamais je ne mettrais un prix pareil dans un aspirateur, vous êtes fous !« . Ce à quoi je réponds qu’il coûte moins cher qu’une femme de ménage. Pis bon, c’est pas comme si on avait dû attendre 6 mois de remettre les comptes à flot pour pouvoir se l’offrir, parce que bon, ça fait un an que je passe le balai et l’aspirateur dans un séjour de 73m². Oui c’est chouette d’avoir une grande maison, mais ça comporte aussi quelques inconvénients.

Boulot impeccable (ou presque, il m’a oublié le devant des baies vitrées ce matin. Ça tombe bien, je l’avais justement allumé parce qu’il y avait plein de sable à cet endroit-là), sans d’autre effort de ma part que d’appuyer sur un bouton (et encore, je peux le programmer) ou de vider un bac et nettoyer 2 brosses. Il sait se dépatouiller tout seul de n’importe quelle situation problématique (trucs emmêlés dans la brosse, escalades un peu trop périlleuses…), et n’hésite pas à insister sur les endroits qu’il juge vraiment sales. Ouais parce que mon Astro, il juge, et ça, c’est pas donné à n’importe quel robot-aspirateur ! Un vrai génie !

Il trotte, il trotte, le pitit robot...
Il trotte, il trotte, le p’tit robot…

Et pis nous voyons déjà naître une idylle entre Gussette et lui. Après les pleurs, la fuite. Après la fuite, la méfiance. Après la méfiance, le piège (la peste, faut pas s’étonner qu’il en perd le nord : elle s’amuse à le coincer dans les recoins). Après le piège, c’est elle qui lui court après !

Plus moyen de faire le ménage tranquille !

Elle faisait quand même moins la fière jeudi, quand elle a appuyé sur le joli bouton vert au milieu, et qu’il s’est mis à avancer droit sur elle !

Et hop, un nouvel article qu’on range par terre, avec les robots-aspirateurs justement !

Des livres pour vos enfants : Édouard Manceau

Au tout début, Édouard Manceau, c’était ça :

Le livre des grimaces
Le livre des grimaces

Le livre des grimaces, c’est un livre de photos de grimaces. Voilà. Rien de vraiment enchanteur, avec tout le respect que j’ai pour Édouard Manceau et les éditions Thierry Magnier, mais soyons honnêtes : les enfants adooOoOOOorent !!! Bon, pas gagné qu’on puisse encore le trouver ailleurs qu’à la médiathèque de Lacanau (et encore, vu son état, je ne suis pas sûre qu’on arrive à le sauver encore très longtemps).

Et puis après, Édouard Manceau, c’est devenu ça :

chtokchtok
Chtok-chtok le chameau
Pic-pic-pic le tigre
Pic-pic-pic le tigre

… une collection (Frimousses) toute mignonne au dessin très sobre mais adorable qui invente pourquoi le chameau a des bosses, le tigre à des rayures, la coccinelles a des points… avec des raisonnements toujours complètement farfelus. J’adore, les enfants adorent, les parents adorent, tout le monde adore. C’est pas compliqué, faut être franchement terre-à-terre pour ne pas aimer ! Une collection pour les tout-petits petits petits dès qu’ils arrêtent d’arracher les pages en papier (donc là ça dépendra surtout de la douceur de votre enfant).

Et puis depuis quelques années, l’ami Édouard s’est mis au collage, et là, je ne peux m’empêcher de détailler un peu !

Tous pareils !
Tous pareils !

Ce truc a débarqué dans la littérature jeunesse comme un OVNI, et il a tout de suite séduit son petit monde. De la philosophie caribou, forcément, ça ne peut qu’interpeler, et ça le fait intelligemment, puisque ça explique très simplement avec des illustrations complètement décalées (un peu comme les histoires de la collection Frimousses) qu’on est tous différents, mais que pourtant on est tous pareils (c’est dans le titre). A lire dès 2 ans.

Tout pour ma pomme
Tout pour ma pomme

L’histoire (chapitrée) d’un petit loup un peu trop gourmand. Ce livre s’adresse à une tranche d’âge un tout petit peu plus grande (vers 3-4 ans). Il est moins loufoque et plus éducatif que les autres, mais il est plein de jeux de mots pour apprendre les expressions.

Si tous les éléphants s'appelaient Bertrand
Si tous les éléphants s’appelaient Bertrand

Avec un titre pareil, comment ce livre pourrait-il être sérieux ? Pour les enfants d’environ 3 ans, l’histoire explique de façon toujours aussi farfelue pourquoi on porte des prénoms. Édouard Manceau aime beaucoup la philosophie enfantine je pense… 🙂

La fiche d’Édouard Manceau sur Ricochet

Le blog d’Édouard Manceau

Invocation réussie

Le  19 juin dernier, après 10 mois de flotte quasi continue et à l’approche d’un été qui promettait d’être aussi pourri que le printemps, Mme Nounou a décidé de prendre les choses en main. Le soir, dans le cahier de Gussette*, je trouvais ça :

Invocation-solaire
Notez au passage les qualités créatives, que dis-je ? le don de ma progéniture pour les choses de l’art !

 

Bien que Monsieur Soleil ait mis encore un peu de temps pour saisir le message, je pense que c’est bon, l’invocation a réussi. Je crois que maintenant on devrait pouvoir passer à des températures un peu moins extrêmes et néanmoins tout aussi estivales, non ?

* Mme Nounou reporte toute la journée (et les chefs d’œuvre) de ma fille dans un cahier

Vol au-dessus d’un nid de BD

Après une longue et intense migration, K.BD vient de se poser sur son nouveau lieu de villégiature. Espérons juste qu’il ne reparte pas à l’automne, vu le taf on va pas être motivés !

Bref, la nouvelle adresse de K.BD, notez-là dans vos tablettes : http://blogkbd.wordpress.com

Et dès ce dimanche, une première synthèse sur ce nouveau blog, avec les nouveaux en-têtes et notre nouveau thème estival… Bref, une première à ne pas manquer.

Fonctionnaire

Je me suis récemment aperçue que le grand public ne comprend pas vraiment comment fonctionne une carrière au sein de la Fonction Publique*.

Au commencement, il y a la motivation. Une vie pépère chez les uns, le sens du service public chez les autres… L’expérience leur montrera à tous qu’ils ont tord. Le manque d’alternative est en revanche une bonne excuse. Et pour démarrer, il y a un impératif : le fameux concours. Ou pas. Dans la Fonction Publique Territoriale du moins, il existe une alternative : celle d’être, après plusieurs années de CDD (sécurité de l’emploi, mon amour) « stagiairisé » puis titularisé au grade et à l’échelon le plus bas de la hiérarchie.

Le salaire d’un fonctionnaire est soumis à une grille très stricte, évitant ainsi d’user à tord et à travers de l’argent public pour favoriser un tel ou un tel dans les petits papiers de telle autre personne haut-placée. La Fonction Publique est bourrée de bonnes intentions, et c’est pour cette raison qu’elle paie ses employés au lance-pierre. Dans les faits, les bonnes intentions ne sont que de bonnes intentions, car elles n’encadrent pas… tadaaaam… les primes ! Ce qui fait que la grande majorité des fonctionnaires est mal payée, mais que certains bénéficient d’avantages liés à leurs responsabilités (ouais quand même, mais ça, ça devrait logiquement être pris en compte dans la grille des salaires) ou au fait qu’ils sont dans les petits papiers d’une tierce personne haut-placée !

En théorie donc, une personne passant avec succès un concours de catégorie A dans la FPT** et possédant donc au minimum un Bac+3 voire +5 (et ayant la chance d’être recrutée dans les 2 ans qui suivent, sans quoi tous les bénéfices du concours sont perdus, y’a plus qu’à recommencer, et croyez-moi, le catégorie A, il est coton !), démarrera sa carrière avec 1600€ par mois. Je vous épargne la comparaison avec le même début de carrière dans le secteur privé hein…
Et pour faire progresser son salaire au cours de sa carrière ensuite, ça se passe comment ? Ça se passe que l’agent (c’est comme ça qu’on s’appelle) gravis des échelons (plafonnés) correspondant à son ancienneté. Après 8 ans de vie commune avec ma mairie, je gagne donc, en brut, 53€ de plus qu’un jeune arrivant. Et sinon ? Et sinon (c’est là que Mme Nounou est tombée des nues), l’agent passe des concours, encore et encore et encore…

Dans la FPT, les 3 catégories A, B et C, allant du poste à très grandes responsabilités à celui de simple exécutant, sont sous-divisées en 4 grades. Chacun de ces grades fait l’objet d’un concours. L’agent de catégorie C a donc deux alternatives : passer sa carrière à passer des concours, ou renoncer et sacrifier son train de vie et son foyer à un salaire à peine plus élevé que le SMIC. Prions pour que son conjoint ait un boulot mieux payé (merci Jérôme !)

Tout ça pour vous annoncer qu’aujourd’hui, j’ai l’immense joie d’être reçue au concours me permettant d’obtenir le deuxième grade de Catégorie C. Je ne changerai bien sûr pas tout de suite de grade, il faut d’abord que ma mairie me nomme à mon nouveau grade et que ça passe en Conseil Municipal (vous n’imaginez pas tous les trucs passionnants que doivent voter vos élus locaux à chaque conseil !). Et là je suis prise d’un doute. Si je passe de l’échelon 6 de mon grade actuel à l’échelon 1 de mon prochain grade… J’espère au moins que ma feuille de salaire ne va pas passer dans le négatif ?!

NB à tous les anti-fonctionnaires de la Terre : je ne chougne pas. Je suis moi-même anti-fonctionnariat.

* « Ah ça marche comme ça ? Je pensais pas du tout » (Mme Nounou)

** Fonction Publique Territoriale. Désolée, c’est mon domaine de compétence en l’occurrence, donc je garde cet exemple

Instants nostalgiques

Chofie Gros Manche a redécouvert Nagawika avec un clip mémorable. Je vous laisse découvrir en suivant le lien.