Couture nature (2)

Pour Jérôme, trouver une tenue « nature » était simple, parce que bon, de toutes façons on allait lui coller un costard*. Une chemise ou un polo de couleur verte avec une fleur dans la pochette, le tour était joué. Mais il se trouve que pendant les nombreuses manipulations durant la réalisation de ma tenue à moi, l’idée de Totoro est sortie. Pour ma part je ne l’ai pas gardée cette idée, mais je l’ai quand même mise de côté, et ressortie pour remplacer la fleur. Du coup plus besoin de chemise verte non plus, on a dégainé une chemise élégante et bien chaude sans avoir à faire les magasins.

Tonari no Totoro... Totoro...
Tonari no Totoro… Totoro…
Et un Totoro bien au chaud !
Et un Totoro bien au chaud !

Les pougnacs : le bout de l’oreille gauche avait décidé de coincer dans la machine quoi que je fasse, le zigzag est donc tout cracra à cet endroit-là, et j’ai renoncé à l’idée de broder les triangles sur le bidon de  Totoro par manque de temps… et de motivation.

Pour la petite anecdote, Totoro n’a pas passé beaucoup de temps dans la pochette de Jérôme… Plutôt dans les mains de Gussette. J’envisage d’ailleurs de le recycler en appliqué sur une robe spéciale Totoro pour la mini-miss

* Enfin en théorie. La pratique a voulu qu’en fait on s’est baladé dans les bois et que les Chiwis nous ont sorti « on ne vous avait pas dit que c’était costard interdit ? ». Jérôme m’en a voulu toute la soirée de l’avoir empêché de mettre son jean délavé pourri…

Couture nature (1)

Je vous en avais parlé il y a quelques temps : un couple d’amis a choisi de célébrer ses Noces sous la tutelle de Dame Nature, et j’ai choisi d’allier nos tenues vestimentaires à tous les trois avec le thème du jour. Dans ce post, je vous propose de découvrir la merveille réalisée pour Gussette.

Quand je monte un projet couture (autre que de copier un patron existant), il y a quelques étapes indispensables :

  1. recherches sur Internet : Internet est évidemment l’élément incontournable dans ma vie. Je pourrais presque me passer de patron (de couture), mais pas d’Internet !
  2. recherches sur papier : Je prends ma mimine, un crayon, un bout de papier (parfois une simple enveloppe usagée… j’aime le confort !) et je griffonne l’idée qui se forge dans ma petite tête, en plaçant les coutures, ce qui me permet de réfléchir en même temps au type de patron dont j’aurai besoin.
  3. recherche de patrons qui serviront de base et adaptation : Cette étape est la plus compliquée de toutes. J’ai décidé de passer à une autre méthode qui consiste à réaliser mon patron de base puis de l’utiliser comme support pour le reste. On verra si ça marche une autre fois cela dit.
  4. passage à l’acte

Bon par contre, une fois un projet réalisé, j’ai la fâcheuse manie de jeter mes crayonnés, résultat je ne vous montrerai pas les projets que j’avais fait pour la robe de Gussette. C’est pourtant assez intéressant de voir comment ça évolue au fur et à mesure, d’autant que mon objectif ici était de faire la robe intégralement sur des restes de tissus, avec un modèle simple à réaliser, mais en gardant quelque chose d’assez chaud quand même vu que c’était pour mars (je précise que le concept des restes fonctionne pour les vêtements d’enfants, mais nettement moins pour les vêtements adultes, cela dit on en reparlera pour ma tenue à moi… que vous attendrez parce que les photos sont dans l’appareil photo de ma mère qui se trouve elle-même en Polynésie actuellement… on ne se prive de rien)*

Donc concernant la robe de Gussette, l’étape 3 a été assez rapidement pliée pour une fois : à partir d’un patron de tunique à manches raglan de chez Petit Citron, j’ai allongé les manches et le bas de la tunique pour en faire une robe à manches longues bouffantes, et j’ai posé des appliqués et des éléments en volume sur le devant pour réaliser un paysage.

Une fois sorti de la machine à coudre, ça donne ça :

Robe "nature" pour Gussette - devant
Robe « nature » pour Gussette – devant
De dos
De dos
Gros plan sur la fleur
Gros plan sur la fleur
La doublure
La doublure
Sur le top modèle
Sur le top modèle

Observez au passage les pougnacs** : je pose le biais comme une grosse porcasse, mais je travaille à m’améliorer, si si…

Évidemment, je n’ai pas pris le temps de tester la robe sur la starlette avant le jour J. Alors évidemment je me suis fait une grosse frayeur quand je n’ai pas réussi à passer la tête. Mais forcément ça a été beaucoup plus facile quand la starlette en question a arrêté de gigoter dans tous les sens***.

* Je progresse avec les parenthèses à rallonge, c’est pas mal hein…

** Mais si ce mot existe, bande de Parigos !

*** Merci à son papa et à sa papaïte aigüe.

Ablation digitale

L’un des petits plaisirs de la parentalité, c’est la poussée dentaire.

Pour les novices : à la naissance, un bébé est la plupart du temps dépourvu de dents*. Les dents doivent donc percer la gencive pour pouvoir sortir au cours des premiers mois de vie ce qui fait très très mal**. La moyenne pour la première dent est environ à 6 mois. Pour une raison très certainement stupide, elles ont tendance à pousser par paires et dans un ordre relativement précis.

Pour Gussette, il a fallu attendre qu’elle ait 8 mois et 10 jours (précis hein !!!) pour qu’elle sorte sa première dent, suivie de près par la deuxième : les deux incisives du bas comme il se doit. Les deux suivantes sont sorties pour son premier anniversaire : les incisives du haut comme il se doit. Notez que Gussette ne semblait pas particulièrement pressée pour sortir ses premières dents, mais elle s’est vite rattrapée. Dans l’hiver, elle a sorti les 4 incisives manquantes et 4 molaires, de préférence de façon anarchique (elle a sorti ses 4 molaires alors qu’elle arborait fièrement 7 incisives, comme quoi les normes hein…).

Bon globalement, elle a super bien géré les dents. Les fesses un peu rouges (oui c’est rigolo les effets secondaires de la poussée dentaire) et une maladie par dent (merci la Dame Docteur pour votre accueil), mais elle n’a pas vraiment semblé en souffrir trop. Tant mieux car j’ai assez rapidement renoncé à badigeonner ses gencives de diverses lotions apaisantes. Trop douloureux. Pour moi.

Mais là depuis une dizaine de jours, elle assume assez mal (avec un pic très impressionnant et franchement désagréable à l’occasion du mariage des Chiwis). A noter que je ne sais toujours pas quelle dent essaie de sortir hein. Je ne sens rien au niveau des canines et l’exploration des dernières molaires et assez périlleuse.

Mais voilà, là ce soir, j’ai décidé mettre du Dent-en-barre à Gussette car les douleurs l’ont réveillées la nuit dernière. Toujours rien au niveau des canines, mais on masse quand même parce que ça soulage il parait. Quant aux molaires… Ben, ce n’est pas ce soir que je vous le dirai, et je pense que ça attendra la sortie d’un chicot quelconque car je n’ai pas l’intention de me faire recoudre le doigt tous les soirs.

Alors là je m’adresse à présent aux industries pharmaceutique et de puériculture :

  • A la première je demanderais de bien vouloir mettre au point un truc contre les douleurs dentaires qui ne nécessite pas de sacrifier une partie de la masse corporelle parentale à chaque utilisation. Sachant qu’un enfant normalement constitué sort 20 dents au cours de ses premières années de vie. Sachant qu’une mère possède 10 doigts auxquels on peut ajouter les 10 doigts paternels, et si vraiment il le faut, les 20 orteils desdits géniteurs. Et soit T le temps qu’une dent peut mettre à sortir, cette valeur étant incertaine voire très longue. On obtient donc l’équation suivante : (T*20)/40=pas assez de doigts. Non mais vraiment, en sirop, en suppo, en ce que vous voulez mais pitié arrêtez avec les pommades et les lotions en application directe !!!***
  • A la seconde je demanderais de bien vouloir mettre au point une protection quelconque pour la main à meurtrir. Chais pas moi, un dé à coudre souple en silicone par exemple… Creusez-vous les méninges, vous avez bien des gars payés pour ça non ?!

Donc au cas où vous n’auriez pas tout à fait saisi, ma fille a une fois de plus confondu mon doigt avec un anneau de dentition. Sauf que là, elle a décidé de ne pas lâcher l’affaire et d’appuyer très très TRÈS TRÈÈÈS FOOOOOORT. Une heure après mon doigt est encore engourdi et tout chaud. Aïeuh.

* La légende dit qu’un enfant qui nait avec une dent fera un bon dictateur aura un destin d’exception à l’image de Jules César, Louis XIV et Napoléon

** La légende Mme Nounou dit que si un adulte devait connaître cette douleur, il ne la supporterait pas

*** En ce qui me concerne, je vais gentiment revenir au bon vieux Boboprane en pipette

EDIT de 23h : il me vient une révélation ! Si ça se trouve, en vrai, ma fille est juste cannibale…

Une quiche en cuisine

Ouais, question bouffe je suis pas la reine. Ou alors la reine des nouilles. (Un titre, une ligne, deux jeux de mots pourris, bientôt je vais pouvoir défier Jérôme)

Pas faute d’avoir testé hein, et en plus c’est plutôt pas dégueux quand je m’y mets, mais j’ai pas la motivation, pas le courage et pas le talent. Parce que quand même la bouffe c’est mieux quand ça présente bien. Pire chuis pas créative pour un sou en la matière.

Tout ça pour dire que je ne participerai pas au concours de la sorcière Grenadine. Non, moi la sorcière Grenadine, je regarde ses appétissantes photos et je soupire de la savoir à 800 bornes de mon domicile. Mais vous, si vous êtes plus sur ce créneau cuistot, précipitez-vous, c’est jusqu’au 4 mai.

Fred sans son A

Beaucoup de décès en ce moment… Mario Ramos le 16 décembre, Didier Comès le 7 mars,… Fred le 2 avril.

Le père de l’énormissime Philémon, le maître de l’absurde en BD, le gars qui a fait les plus énormes mises en abyme dans le 9° art. Fred a rendu son dernier souffle à l’âge de 82 ans. Bon voyage à lui !

(gi) Boulets de Mars

Le mois de mars prend fin, ouf il était temps ! Nous avons, au cours du mois qui s’est écoulé :

  • échoué dans la quête de nouveaux locataires pour à côté et pour le Huga alors qu’habituellement ça part comme des petits pains
  • annulé 4 réservations de location pour le Huga pour l’été prochain (le record était jusque là d’une seule annulation pour une saison)
  • échangé moult courriers recommandés avec nos locataires (voisins) qui refusent de payer leurs 2 derniers mois de loyer selon des motifs passablement récusables (mais on a beaucoup ri aussi parce qu’ils sont vraiment mauvais)
  • éclaté le moteur de la voiture de Jérôme à 10km de notre destination le week-end dernier, et donc pourri royalement (mais pas complètement) notre week-end détente quasi-gratuit. Nous avons finalement déboursé 140€ imprévus, sachant que les points précédents ont réduit notre budget mensuel à rien du tout, et nous voilà à devoir acheter une nouvelle voiture. Sans crédit hein, parce qu’on a déjà 2 crédits immobiliers et qu’il n’y a pas la place pour un crédit voiture.
  • reçu la facture de surconsommation d’électricité de notre ancien locataire du Huga : 450€ entre début septembre et fin janvier en plus de l’estimation bimensuelle.

Autant dire qu’il nous tardait que ça se termine ce fichu mois de mars. Mais manifestement, quelqu’un a retiré les aiguilles de la poupée vaudou* avant la date butoir, puisque dans la journée de vendredi, Jérôme a :

  • trouvé des locataires pour Le Huga
  • trouvé des locataires pour à côté
  • contacté l’huissier qui lui a expliqué le déroulement de son intervention que ça va faire mal au derrière de nos locataires et que ça devrait les convaincre de nous donner les sous qu’ils nous doivent
  • trouvé une voiture d’occas’ avec pas trop de kilométrage et pas trop chère non plus (en tous cas même si on vide nos dernières réserves, on a les sous pour la payer) chez un garagiste, donc garantie un minimum

Et pour fêter tout ça, j’ai donné un petit coup de jeune au blog. Z’en pensez koâ ? Je ne suis pas hyper satisfaite de ma banderole (que je remanierai peut-être du coup ?), mais le fond fait un peu plus éthéré, j’aime bien 🙂

* théorie de ma génitrice