J’ai testé pour vous… l’avion

J’en vois déjà qui ricanent dans leur coin là… « Hein quoi ?! T’as jamais pris l’avion ?!!! » Ben non, jusqu’à vendredi matin, j’étais plutôt vierge de ce côté-là. Assez fou pour une créature aérienne, non ? Mais voilà, telle était la triste réalité des choses, puisque préalablement à mon indépendance parentale, je n’ai pas beaucoup voyagé, et que postérieurement à mon indépendance parentale, ben le Jérôme il flippe à fond en avion, alors les ‘tits voyages en Namoureux, c’est en tuture qu’on les a faits.

Mais voilà. Ce week-end, nous célébrions à Nice les épousailles des Niçois (noooon ?!). Il a bien vaguement été question d’y aller en engin à roues au départ, mais lorsque j’ai émis l’idée d’emprunter la voie des airs, Jérôme est monté sur ses grands chevaux (bien terrestres ceux-là) : « KOÂ ?! L’aAaaAvion ?! Mais c’est hors de prix, regarde, si je compare ça… euh… ça coûte 100€ moins cher qu’en voiture« . Voilà. Pis finalement il s’est rendu compte qu’entre la fatigue travaux + boulot et sa propension à déclencher des sciatiques au volant, ça valait peut-être mieux en effet. Fallait juste pas compter sur lui pour réserver des billets d’avion.

Donc voilà, ce week-end j’ai fait mon baptême de l’air, toute impatiente que j’étais à entrer en contact avec mon élément naturel. Inutile de vous dire que j’étais excitée comme une puce, mais je m’attendais pas mal à être déçue par l’expérience. Hé bien non figurez-vous !

Donc pour les non-initiés comme moi, voici comment ça se passe. Sachez qu’il faut prendre soin d’arriver 1h avant l’heure du décollage, voire 1h30 s’il y a un plan vigipirate. C’est très important, car 40 minutes avant le décollage, vous êtes marron et vous rentrez chez vous.

Alors dans un premier temps, vous vous perdez dans l’aéroport. Surtout si vous prenez une compagnie low-cost* à Bordeaux-Mérignac, vu qu’il ont construit à l’extérieur du bâtiment un terminal spécial qui porte le joli nom de « billi »**, un très beau logo et zéro explication sur ce que c’est. Une très jolie façon de dire « les pauvres vous restez dehors » sans l’annoncer donc. Du coup vous traversez tout l’aéroport avant de vous renseigner auprès du personnel d’une compagnie qui n’a rien à voir et qui vous annonce qu’en fait vous étiez  juste à côté du bon endroit 1/4h plus tôt. Oui parce qu’en général, c’est plutôt grand un aéroport international.

Ensuite il faut s’enregistrer. Bien entendu, vous avez pris soin de prendre votre réservation au nom qui est indiqué sur votre pièce d’identité (keuf keuf) !!! Inutile de ranger cette dernière, vous devrez la présenter accompagnée de votre billet d’avion une bonne cinquantaine de fois (je ne suis pas Marseillaise, mais nous nous rendions dans le Sud-Est. C’est la même chose). Puis vous allez gentiment vider vos poches devant le scanner. Si vous avez le mauvais goût de porter des bottes, vous traversez ladite zone en chaussettes***. Ensuite vous poireautez un peu (ou pas si vous avez tout bien calculé) avant de pénétrer dans la zone d’embarquement, et enfin direction l’avion lui-même. Le Saint des Saints.

Ne vous asseyez pas n’importe où. Je vous décommande vivement la dernière rangée. Jérôme vous dirait que c’est là que ça bouge le plus. Moi je vous dirais qu’il n’y a pas de hublot, qu’il faut donc regarder dans celui qui est collé au fauteuil de devant et que ce n’est pas très confort, surtout si ce hublot a en plus la mauvaise idée d’être couvert d’une épaisse couche de crasse. Vous n’y verrez rien et vous serez juste frustré. Bien entendu, si vous voulez voir ce qui se passe dehors, mettez-vous plutôt contre le hublot, ça marche mieux.

Ensuite, l’avion se met en place, et là, c’est rigolo, ça BOUGE !!! Hihi excellent comme sensation. Bon la mise en place dure 3 plombes, à croire que l’avion teste l’état de la piste au ralenti avant de se décider.

Et là, on y est.

Les réacteurs vrombissent, puis l’avion accélère accélère accélèèèèèèèère. Vous avez les yeux rivés sur le bitume qui ENFIN finit par s’éloigner après un temps qui semble excessivement long. A cette étape vous avez deux possibilités en fait. Soit vous êtes moi, vous sauteriez bien partout si votre ceinture ne vous retenait pas et vous avez effectivement les yeux rivés sur le bitume. Soit vous êtes Jérôme, scotché au dossier de votre fauteuil, le visage fermé, le regard droit, le teint pâle, les doigts violemment accrochés à l’accoudoir. Remarquez qu’il n’a pas tord : souvenez-vous que les accidents d’avion ont généralement lieu soit au décollage, soit à atterrissage ! Si vous partez de Nice, vous retiendrez un soupir de soulagement à voir que vous avez quitté la piste juste avant de plonger dans la flotte. Dans tous les cas, là, vous sentez tout. L’avion pointe vers les cieux, vous êtes effectivement calé en arrière, et vos oreilles jouent des castagnettes avec les changements de pression.

Au passage, je vous déconseille de prendre l’avion avec une otite. J’ai essayé au retour, et dire que c’est désagréable n’est qu’une infime partie de la vérité.
Euh… ça va aller Angélique ?
Ou… oui.. oui oui… j’ai juste le cerveau qui est en train d’exploser…

Le truc génial sinon ? Vous pensez aux petites camarades qui pris l’option terrestre. Elles sont en train de charger la voiture et n’arriveront que dans 8h, au mieux. En ce qui vous concerne, moins d’1h30 plus tard, après un vol peinard à tenter de reconnaître ce que vous survolez, vous contemplez le soleil se refléter sur la Méditerranée plusieurs centaines de mètres sous vos ailes. L’atterrissage peut être plus ou moins brutal selon le pilote. A l’aller ça avait l’air bon mais en fait ça a été un peu violent. Au retour je voyais l’avion qui peinait à rester à plat, et on n’a rien senti. Enfin rien senti… Quand même ça freine bien brutalement hein. Mais en tous cas, on n’a pas eu droit aux dos d’âne sur la piste.

Vous vous attendez à descendre immédiatement ? Brave vous ! Il faut à présent faire venir la passerelle. Vous poireautez encore une peu et vous passez un tour. Au final, pour un trajet d’1h-1h30, il se sera écoulé 3 bonnes heures minimum entre votre entrée dans le premier aéroport, et la sortie du second. Mais vous êtes arrivé bien plus vite qu’en voiture et vous clamez vos références : « Aréoport de Niceuh, aréoport de Niceuh, deux minuteuh d’arrêt !« . Genre personne ne l’a jamais fait avant vous !

* bas coût (Qui a dit que je n’étais pas tenue à cette réglementation ?)

** Contraction de « Bordeaux illico », qu’il parait. Rien à voir avec les étagères Ikéa donc.

*** Qui a dit que ça sentait le vécu ?

EDIT : Certains d’entre vous se seront sans doute inquiétés à ce passage : « Au passage, je vous déconseille de prendre l’avion avec une otite. J’ai essayé au retour, et dire que c’est désagréable n’est qu’une infime partie de la vérité. » Quoi donc ?! Angélique est malade ?! Oui alors justement, je sors de chez le médecin (et je me porte plutôt pas mal soit dit en passant, si ce n’est cette douleur à l’oreille, et une petite quinte de toux quotidienne). Donc en fait je vous déconseille tout simplement le rhume avant de prendre l’avion. Ou de faire de la plongée sous-marine sinon. Parce qu’avec la pression qui joue au yoyo, vous risquez juste de faire comme moi : une otite barotraumatique…

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10 réflexions au sujet de « J’ai testé pour vous… l’avion »

  1. Mais ce n’était pas ton baptême de l’air.
    Souviens toi du petit coucou que tu as pris avec ta frangine lors d’une sortie avec le centre de loisirs de Bouliac.
    Qui c’est qui flippait alors que vous étiez super contente.  » Mamanananan, on a pris l’avion, c’était Gééénial ! on était 4 dedans avec le pilote.  » Oh super mes chéries !!!! (oh mes bébés….)

    Et oui dans l’avion, le plus long c’est l’embarquement. J’avais oublié de le dire…

    1. Ouais, je me rappelle avoir été dans un truc comme ça, mais je me revois juste assise dedans, je n’en ai aucun autre souvenir. A tel point que je me suis auto-persuadée que cet épisode n’a jamais eu lieu dans la réalité. Donc c’était un baptême de l’air, si si.

      1. C’est sur que je n’ai aucun mérite, l’avion, j’ai presque été élevé dedans.

        Et j’adore ça.
        Mais maintenant, ça va devenir plus rare.
        Dommage ….

  2. Hé hé, « bas coût »… Par ici on dit « peu chère » 🙂
    Alors moi aussi, il parraît que j’ai fait un tour en avion à Bouliac avec mon grand-père quand j’étais petite, mais comme toi je n’en garde aucun souvenir. Mon vrai baptème c’était il y a 5 ans, sur un Nice-Bx !
    En tout cas ça nous touche beaucoup que Jérôme ait bravé son aversion pour l’avion à l’occasion de notre mariage ! (et c’est vrai, à deux ça revient moins cher et moins fatiguant que la voiture).

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