J’ai testé pour vous… l’avion

J’en vois déjà qui ricanent dans leur coin là… « Hein quoi ?! T’as jamais pris l’avion ?!!! » Ben non, jusqu’à vendredi matin, j’étais plutôt vierge de ce côté-là. Assez fou pour une créature aérienne, non ? Mais voilà, telle était la triste réalité des choses, puisque préalablement à mon indépendance parentale, je n’ai pas beaucoup voyagé, et que postérieurement à mon indépendance parentale, ben le Jérôme il flippe à fond en avion, alors les ‘tits voyages en Namoureux, c’est en tuture qu’on les a faits.

Mais voilà. Ce week-end, nous célébrions à Nice les épousailles des Niçois (noooon ?!). Il a bien vaguement été question d’y aller en engin à roues au départ, mais lorsque j’ai émis l’idée d’emprunter la voie des airs, Jérôme est monté sur ses grands chevaux (bien terrestres ceux-là) : « KOÂ ?! L’aAaaAvion ?! Mais c’est hors de prix, regarde, si je compare ça… euh… ça coûte 100€ moins cher qu’en voiture« . Voilà. Pis finalement il s’est rendu compte qu’entre la fatigue travaux + boulot et sa propension à déclencher des sciatiques au volant, ça valait peut-être mieux en effet. Fallait juste pas compter sur lui pour réserver des billets d’avion.

Donc voilà, ce week-end j’ai fait mon baptême de l’air, toute impatiente que j’étais à entrer en contact avec mon élément naturel. Inutile de vous dire que j’étais excitée comme une puce, mais je m’attendais pas mal à être déçue par l’expérience. Hé bien non figurez-vous !

Donc pour les non-initiés comme moi, voici comment ça se passe. Sachez qu’il faut prendre soin d’arriver 1h avant l’heure du décollage, voire 1h30 s’il y a un plan vigipirate. C’est très important, car 40 minutes avant le décollage, vous êtes marron et vous rentrez chez vous.

Alors dans un premier temps, vous vous perdez dans l’aéroport. Surtout si vous prenez une compagnie low-cost* à Bordeaux-Mérignac, vu qu’il ont construit à l’extérieur du bâtiment un terminal spécial qui porte le joli nom de « billi »**, un très beau logo et zéro explication sur ce que c’est. Une très jolie façon de dire « les pauvres vous restez dehors » sans l’annoncer donc. Du coup vous traversez tout l’aéroport avant de vous renseigner auprès du personnel d’une compagnie qui n’a rien à voir et qui vous annonce qu’en fait vous étiez  juste à côté du bon endroit 1/4h plus tôt. Oui parce qu’en général, c’est plutôt grand un aéroport international.

Ensuite il faut s’enregistrer. Bien entendu, vous avez pris soin de prendre votre réservation au nom qui est indiqué sur votre pièce d’identité (keuf keuf) !!! Inutile de ranger cette dernière, vous devrez la présenter accompagnée de votre billet d’avion une bonne cinquantaine de fois (je ne suis pas Marseillaise, mais nous nous rendions dans le Sud-Est. C’est la même chose). Puis vous allez gentiment vider vos poches devant le scanner. Si vous avez le mauvais goût de porter des bottes, vous traversez ladite zone en chaussettes***. Ensuite vous poireautez un peu (ou pas si vous avez tout bien calculé) avant de pénétrer dans la zone d’embarquement, et enfin direction l’avion lui-même. Le Saint des Saints.

Ne vous asseyez pas n’importe où. Je vous décommande vivement la dernière rangée. Jérôme vous dirait que c’est là que ça bouge le plus. Moi je vous dirais qu’il n’y a pas de hublot, qu’il faut donc regarder dans celui qui est collé au fauteuil de devant et que ce n’est pas très confort, surtout si ce hublot a en plus la mauvaise idée d’être couvert d’une épaisse couche de crasse. Vous n’y verrez rien et vous serez juste frustré. Bien entendu, si vous voulez voir ce qui se passe dehors, mettez-vous plutôt contre le hublot, ça marche mieux.

Ensuite, l’avion se met en place, et là, c’est rigolo, ça BOUGE !!! Hihi excellent comme sensation. Bon la mise en place dure 3 plombes, à croire que l’avion teste l’état de la piste au ralenti avant de se décider.

Et là, on y est.

Les réacteurs vrombissent, puis l’avion accélère accélère accélèèèèèèèère. Vous avez les yeux rivés sur le bitume qui ENFIN finit par s’éloigner après un temps qui semble excessivement long. A cette étape vous avez deux possibilités en fait. Soit vous êtes moi, vous sauteriez bien partout si votre ceinture ne vous retenait pas et vous avez effectivement les yeux rivés sur le bitume. Soit vous êtes Jérôme, scotché au dossier de votre fauteuil, le visage fermé, le regard droit, le teint pâle, les doigts violemment accrochés à l’accoudoir. Remarquez qu’il n’a pas tord : souvenez-vous que les accidents d’avion ont généralement lieu soit au décollage, soit à atterrissage ! Si vous partez de Nice, vous retiendrez un soupir de soulagement à voir que vous avez quitté la piste juste avant de plonger dans la flotte. Dans tous les cas, là, vous sentez tout. L’avion pointe vers les cieux, vous êtes effectivement calé en arrière, et vos oreilles jouent des castagnettes avec les changements de pression.

Au passage, je vous déconseille de prendre l’avion avec une otite. J’ai essayé au retour, et dire que c’est désagréable n’est qu’une infime partie de la vérité.
Euh… ça va aller Angélique ?
Ou… oui.. oui oui… j’ai juste le cerveau qui est en train d’exploser…

Le truc génial sinon ? Vous pensez aux petites camarades qui pris l’option terrestre. Elles sont en train de charger la voiture et n’arriveront que dans 8h, au mieux. En ce qui vous concerne, moins d’1h30 plus tard, après un vol peinard à tenter de reconnaître ce que vous survolez, vous contemplez le soleil se refléter sur la Méditerranée plusieurs centaines de mètres sous vos ailes. L’atterrissage peut être plus ou moins brutal selon le pilote. A l’aller ça avait l’air bon mais en fait ça a été un peu violent. Au retour je voyais l’avion qui peinait à rester à plat, et on n’a rien senti. Enfin rien senti… Quand même ça freine bien brutalement hein. Mais en tous cas, on n’a pas eu droit aux dos d’âne sur la piste.

Vous vous attendez à descendre immédiatement ? Brave vous ! Il faut à présent faire venir la passerelle. Vous poireautez encore une peu et vous passez un tour. Au final, pour un trajet d’1h-1h30, il se sera écoulé 3 bonnes heures minimum entre votre entrée dans le premier aéroport, et la sortie du second. Mais vous êtes arrivé bien plus vite qu’en voiture et vous clamez vos références : « Aréoport de Niceuh, aréoport de Niceuh, deux minuteuh d’arrêt !« . Genre personne ne l’a jamais fait avant vous !

* bas coût (Qui a dit que je n’étais pas tenue à cette réglementation ?)

** Contraction de « Bordeaux illico », qu’il parait. Rien à voir avec les étagères Ikéa donc.

*** Qui a dit que ça sentait le vécu ?

EDIT : Certains d’entre vous se seront sans doute inquiétés à ce passage : « Au passage, je vous déconseille de prendre l’avion avec une otite. J’ai essayé au retour, et dire que c’est désagréable n’est qu’une infime partie de la vérité. » Quoi donc ?! Angélique est malade ?! Oui alors justement, je sors de chez le médecin (et je me porte plutôt pas mal soit dit en passant, si ce n’est cette douleur à l’oreille, et une petite quinte de toux quotidienne). Donc en fait je vous déconseille tout simplement le rhume avant de prendre l’avion. Ou de faire de la plongée sous-marine sinon. Parce qu’avec la pression qui joue au yoyo, vous risquez juste de faire comme moi : une otite barotraumatique…

Oups y’a pas de titre

Et voilà, on m’a encore fait la réflexion ce week-end : « Angélique quand est-ce que tu postes sur ton blog ?« . Si c’est pas du harcèlement ça à force ? Alors voilà, faisons plaisir à la future Brestoise. Par contre, pour vous punir, y’aura pas de titre, na.

Donc en ce moment, il se passe des trucs un peu dans ma vie, même si ce n’est pas franchement passionnant. Gussette se met à dormir (beaucoup) depuis 1 mois, mais a décidé de ne plus manger depuis 2 semaines (ça faisait longtemps qu’elle ne m’avait pas fait le coup tiens). Pardon. Elle mange. C’est le lait dont elle ne veut plus. Ce qui peut quand même poser problème à 8 mois…

Gussette a une chambre. J’avais envisagé de poster la vidéo de la visite, mais j’hésite encore. Elle est toute belle et l’heureuse propriétaire semble s’y plaire : elle a dormi dedans hier après-midi. Car…

… Car hier, nous avons déménagé chez nous. Enfin demi-déménagé. Mes parents ont besoin de l’appart que nous squattons, donc on libère les lieux. Les cartons et l’électro-ménager sont à la maison, les meubles sont encore dans leur garage, dont ils n’ont, parait-il, pas trop trop besoin (ouais enfin on en prend de la place !!!). Mais nous n’avons pas encore l’électricité (une sombre histoire de porte fermée selon les dernières nouvelles que vous avez eues, qui fait que concrètement, le CONSUEL n’a pu passer que ce matin), notre chambre est en cours de peinture et Jérôme va payer un peintre pour le séjour-cuisine parce que là, non seulement il ne le sent pas, mais en plus il n’en peut plus !!! En ce qui concerne nos augustes popotins, ils dorment encore dans ma chambre de jeune fille quelques temps puis ils s’installeront dans celle de Mannick.

Disons qu’on perd aussi une petite semaine à cause des Niçois qui ont le mauvais goût de se marier en plein hiver (le week-end prochain donc… va falloir que je trouve des sous-pulls parce que moi j’avais prévu léger !!!). Et comme les Niçois se marient en hommes des cavernes en version médiévale, ça fait un mois que je fait de la couture des patrons de couture. Oui bon bref, au lieu d’acheter des patrons pour faire court, j’ai créé mes patrons. Je suis juste folle à lier. Après 3 semaines à batailler sur les patrons, j’ai finalement attaqué la couture. Jérôme est fin prêt depuis un moment (mais malheureusement fin léger aussi, c’est donc plutôt limite pour ce terrible mois de février. J’avais pourtant noté que c’était fin mai moi….), mais ma robe continue à me faire des misères. Genre celle-là, j’aurai mérité de la porter hein !!!! Il y aura peut-être des photos qui sait ???

Et sinon, les heureux géniteurs de Ficus et Yucc(k)a, ainsi que lesdits Ficus et Yucc(k)a quittent la banlieue parisienne pour retrouver les embruns bretons. Comme je n’ai rien de plus à raconter, je la joue feignasse et je laisse la parole à Yann, poète dans l’âme, dont l’annonce m’a bien fait marrer (ou marée ? haha que c’est drôle nul…) :

 

Brest :
Le Far West profond.
Où grêle le tonnerre, où stagnent les tempêtes, où la pluie est L’Elément du décor.
Ici, la météo te fait regretter les Kerguelen durant l’hiver austral.

Brest.
Riante ville où tout patrimoine architectural a heureusement été passé à l’explosif, histoire de construire tranquillement en gris, rectiligne et moche ! Ouf, on l’a échappé belle, on aurait pu tomber sur une « charmante cité de caractère ».

Brest.
Accessible en avion moyennant une escale à Pyong-Yang, Oulan-Bator et Djakarta et environ 23h35 de vol.
Accessible en train, uniquement si on vient de Paris et encore, le tgv n’a ici que le nom.
Accessible en voiture : une aventure digne du Camel Trophy, sur des pistes magnifiques, au milieu d’une nature enchanteresse et sauvage, parmi des populations si accueillantes, ayant renoncées au cannibalisme depuis peu.

Brest.
Centre d’intérêt majeur : un aquarium, pour ne pas être trop dépaysé par rapport à l’extérieur.

Brest.
Où on fait du surf en hiver, c’est à la même température qu’en été.

Brest.
L’excursion du weekend, c’est encore plus à l’ouest, dans un trou encore plus paumé, à la météo encore pire : Ouessant que ça s’appelle.

Brest.
Viendez tous nous voir !

Hommage

Un hommage à la ramasse, certes. Oui bon d’accord, vu mon métier, ça le fait pas trop de l’apprendre seulement au bout de 2 jours. Comme je n’en suis pas fière, je vais vous faire croire qu’en vrai, je n’ai pas eu le temps de poster plus tôt. Toujours est-il que je ne peux que rendre hommage à celui qui a séduit des générations entières d’enfants (première publication de Max et les Maximonstres en 1963 !!!)

Bref voilà, le monde de la littérature jeunesse a perdu un très grand bonhomme avec le décès de Maurice Sendak ce 8 mai 2012.

Et sinon, au boulot ?

Autrefois, jusqu’en l’an 1 avant Gussette (d’ailleurs pas plus tard qu’au mois 3 avant Gussette), je me plaignait de mon boulot. Ambiance pourrie, stress, conditions de travail à faire caca*, frustration, et j’en passe… Cette interruption de 6 mois m’a fait un bien immense, même si je n’ai pas à proprement parlé rompu avec le taf. Il faut dire que j’ai un peu abandonné l’équipe sur une période tendue de la ficelle (traduisez en anglais si vous ne saisissez pas l’image) et ma responsable, que nous baptiserons ici Mme J., m’a régulièrement passé des coups de fil affolés : « AngéliIIIiiiIIIique, j’ai encooOOoOore un problème avec le logicieeeEEeEel » (notez les trémolos dans la voix). Ma collègue Faerim** ne m’a pas abandonnée au triste ennui de la solitude. Suite à l’apparition quasi-divine de ma progéniture, je n’ai également pas manqué de visiter mes chers collègues.

Bref, je suis bonne poire : même quand je m’offre 6 mois de vacances, je retourne sur les lieux du crime. C’est peut-être mon côté maso. Et encore. Si je suis maso pour si peu, de quoi doit-on me qualifier quand on m’entend hurler de joie à la reprise ?

Si si messieurs-dames. Et si vous me croyez folle, c’est sans doute que vous n’avez pas passé 3 mois 1/2 en tête à tête avec Sa Sainteté Gussette…

Bref, le 2 janvier 2012 à 8h45, je larguais à Mme Nounou un bébé tout sourire (fille ingrate !) et débarquais 1/4h plus tard sur mon lieu de travail avec un smile d’une oreille à l’autre (mère ingrate !). Nouveaux collègues, nouveaux locaux, nouveau rythme de travail et… nouvelles prérogatives. J’ai déjà dit à plusieurs reprises que je me reposais au boulot… N’allez pas croire que je me tourne les pouces !!! Non. Simplement je suis en charge de la communication de la médiathèque (en gros je fais le boulot pour lequel j’ai été formée, ou presque), j’ai un ordinateur à moi (ou plus exactement je le monopolise, ce sont mes collègues qui en bavent d’envie), je ne fais des permanences qu’occasionnellement, et généralement si j’en émet le souhait, on ne me demande plus de lire des romans que je n’ai pas envie de lire : je fais ça que je veux pis c’est tout . On ne se marche plus dessus, et si Mme J. n’est pas plus détendue qu’avant, son stress n’a plus le même impact sur moi vu qu’on ne partage plus le même ordi (je vous jure que ça a un effet certain).

Faut dire. Mes nouveaux collègues sont un peu des clowns aussi. Pas sûre que d’être l’une des chouchou de Mme J. joue en ma faveur pour qu’ils me fassent confiance (« Pendant mon absence, Angélique sera responsable de la médiathèque » « Keuf keuf keuf… j’ai avalé ma cacahuète de travers !!! » « Bon d’accord, pour les animations, référez-vous à Laëtitia« ) mais on se prend quelques bonnes parties de rigolade.

Alors oui, voilà, au boulot ça se passe bien. Du coup je ne vous en parle plus, parce qu’en bonne petite fille de mon grand-père, j’ai besoin de râler (c’est écrit sur la catégorie Grumph ! sur votre droite) et parce qu’on ne va pas chez le psy pour dire que tout va bien. Oui parce que ceux qui ont suivi s’en rappellent : mon blog, c’est mon psy.

 

* Décidément, cette boîte à gros mots a un impact des plus étrange sur mes notes de blog !

** Ne me faites pas croire qu’on peut s’appeler Sylvie et être une Hydrim. Et si vous ne savez ni ce qu’est un Faerim, ni ce qu’est un Hydrim, cultivez-vous : jouez à Nephilim 😛

Nous vs FA : le match !

A ma droite : FA. Vous l’aurez compris, c’est notre fournisseur d’accès, dont nous tairons le nom par égard pour sa réputation. Rien à voir avec le Fichier d’Actions, donc (bande de geeks !)*. Notre catcheur prendra donc ici le doux nom de FA.
A ma gau… Ouais enfin bon, on va dire ça quand même parce que je peux difficilement me mettre au milieu, ça c’est la place de l’arbitre. Donc à la gauche de moi-même : nous. Jérôme et mon auguste (rien que ça) personne.

J’avais envisagé de vous faire un compte-rendu de match round par round, mais ça ne colle pas du tout avec mon style rédactionnel chaotico-sylphique. Du coup, vous aurez juste droit au rapport complet de la petite histoire. N’en déplaise aux adeptes des sports de combat : aux petits coins, le match ! Je ne ferai pas carrière chez les commentateurs sportifs.

DONC :

Depuis plusieurs années, nous regardions sagement FA nous rouler dans la farine et nous dépouiller financièrement sans l’ouvrir. Mais par je-ne-sais quel miracle, au mois de décembre, nous avons décidé de mettre un terme à cette mascarade qui commençait à passablement nous courir sur le haricot. Il faut dire qu’au fil du temps, la liste des roulements de farine commençait à s’allonger exagérément.

Pour exemple, un contrat signé à 32.90€ en 2005 nous était facturé à des tarifs de plus en plus élevés, jusqu’à atteindre 39€ et des brouettes au cours du 4° trimestre 2011. Bien loin de la tarification initiale donc. FA s’est défendu, signalant d’une part une hausse de la TVA en 2008, ainsi que des appels vers des mobiles, facture détaillée à l’appui**.

Une facture ??? Comment ça une facture ? Mais c’est que nous ne recevions plus de factures depuis le rachat de FA1 par FA2 en 2009 (oui, en fait, FA est multicéphale). J’ai bien tenté d’aborder le sujet une fois avec le SAV qui m’a assuré que Jérôme les recevait sur son compte en ligne. Bon, évidemment, je n’y ai pas accès alors je n’ai pu que croire mon interlocutrice sur parole sur le moment, jusqu’à ce que nous fassions le test en direct avec ledit Jérôme : cliquer sur le lien « accéder à vos factures » déconnectait directement. Ça c’est vu. Bon, vous me direz : mais pourquoi ne pas avoir rappelé cette cruche d’idiote qui t’a renseignée ? Parce qu’attendre 3/4h à chaque fois, et pour finalement tomber sur un(e) incompétent(e) qui me tient la jambe pendant 1/2h sans rien faire, ça me gave passablement. Voilà.

Donc en fait, les factures, nous les recevions sur un autre compte dont nous ignorions jusqu’à l’existence (et la minette du SAV aussi manifestement), et encore, il fallait demander l’activation de l’accès aux factures. Mais bien sûr. Pour couronner le tout, les factures ne sont mémorisées que sur un an, donc de 2009  à 2011, on peut toujours se gratter pour récupérer les factures.

Autre anecdote croustillante : le dernier changement de box au cours du dernier trimestre 2011… Le branchement du téléphone fixe n’a jamais fonctionné. Sympa.

Tout ceci nous a donc finalement amené à envoyer un petit recommandé arrosé à FA chéri. Avec le recul, je ne vous souhaite pas de recevoir un courrier de mécontentement de ma part, ça donne des extraits tels que « vos services de hotline (passablement incompétents au passage) » ou encore « Au choix : soit vous n’avez aucune considération pour votre clientèle, soit la notion temporelle de vos agents laisse passablement à désirer. » Et en plus j’y prends plaisir, c’est du pur sadisme (« Chouette chouette chouette, FA a encore fait des bêtises, je vais à nouveau pouvoir lui écrire une lettre d’amour !!!). Bref, nous l’avons menacé au passage de nous casser de chez lui lors de notre déménagement parce qu’on n’était pas contents du tout du tout du tout.

Alors FA est plein de délicatesse : après avoir tenté une fois de m’appeler (et échoué : mince alors, des fois j’ai une vie !), il nous a écrit son désarroi à ne pas réussir à nous joindre (pauvre de lui) et nous invite à le rappeler vite vite vite vite. Le concept est pour le moins original mais je tombe dans le panneau. Un charmant monsieur me répond et règle illico mon problème de facture. Puis il entreprend de s’attaquer à celui du branchement du téléphone.

Madame, tentez de brancher votre téléphone sur la box
Mais mon cher monsieur, si je débranche ma prise téléphonique, nous allons être coupés !
En effet Madame, vous êtes d’une perspicacité sans fin ! Votre numéro de portable est-il bien le 06******** ?
C’est bien cela mon bon monsieur.
Hé bien Madame, faites votre branchement, je vous rappelle dans la seconde.***

J’attends toujours son coup de fil. Certes il était alors 21h30. Son service se terminait à 22h, mais pour autant que je sache, FA n’embauche pas de fonctionnaires****, et rien n’empêchait mon interlocuteur de me rappeler le lendemain si vraiment cela lui avait été impossible dans la 1/2h de service qui lui restait. En tous cas, ne comptez pas sur moi pour les rappeler, j’estime en avoir déjà fait beaucoup en le faisant une première fois.

Donc là, pour faire plaisir aux fans de catch, globalement on vient de terminer le round 1 (même si j’ai un peu débordé en fait). On s’est pris des bons marrons dans la tête, on a encaissé, on lui a mis un pain, un seul mais bien violent, et il a tremblé à peine avant de répliquer. Le bilan est globalement neutre : certes il mène à la fin du round, mais nous avons toutes les cartes en main pour prendre le dessus.

Donc fin février, nous envoyons une deuxième lettre d’amûûûûûûr à FA. Cette fois c’est la bonne : puisqu’il n’a pas su répondre favorablement à notre avertissement, c’en est fini, nous mettons un terme à une relation pourtant si passionnée. Bien entendu, puisqu’il a fait défaut de ses engagements, il peut se mettre ses frais de résiliation dans le fondement : je n’ai pas l’habitude de payer pour les erreurs des autres. Je suis comme ça moi : pas généreuse pour un sou. Courrier recommandé avec accusé de réception donc.

Trois jours après, je reçois un texto du genre plaisant. Un truc du style : « Nous avons bien reçu vous courrier. Vous pouvez appeler le service client à *tel numéro*« . Je regarde mon téléphone avec étonnement, puis avec colère, et je répond ainsi à la petite machine noire : « Les Héllènes sont, parait-il, adeptes de la sodomie. Je suis prête à offrir à FA chéri des vacances dans leurs contrées« . Enfin globalement c’était le sens de ma pensée.
Sauf que le lendemain, Jérôme me dit qu’il a reçu un mail similaire, voire un peu plus explicite du genre « Veuillez confirmer votre résiliation auprès de notre Service Client« . J’aime leur conception du recommandé avec accusé de réception. Ce que je n’ai pas manqué de leur faire savoir par la suite.

Donc Jérôme est plus aimable que moi : il a décroché son téléphone. Et son interlocuteur a regretté de ne pas m’avoir eu moi plutôt. Car autant je m’amuse comme une petite folle par écrit, autant Jérôme de vive voix, ça vaut le détour (demandez à mes parents !!!). Inutile de dire qu’à la fin de la conversation téléphonique, notre contrat était résilié et les frais de résiliation avaient rejoint la corbeille à papier.

Fin du round 2. FA s’est pris une grosse mandale, il chancelle grave et peine à garder son équilibre. On pourrait croire à une victoire par KO, mais FA est solide, il y aura donc un round 3.

Début avril, Jérôme me fait : « Oh dis, j’ai reçu une facture de fin de contrat de FA. On a 45€ de frais de résiliation !« 

Ni une ni deux, nous nous rendons chez notre banquier afin de résilier le prélèvement (ce que, dans notre innocence, nous avions jugé inutile de faire avant), en précisant bien qu’il s’agit du prélèvement de la box car figurez-vous que FA est également mon fournisseur de ligne mobile.

Et ni deux ni trois, je reprends ma plume mon clavier pour écrire un mot un recommandé avec accusé de réception, copie au PDG de FA et à UFC Que Choisir, parce que je veux bien être joueuse, mais faut pas trop me chercher non plus. J’ai accessoirement intégré un petite phrase taquine imaginée par Jérôme (« En votre aimable règlement« ), rapport au fait que si on regarde dans les détails, ils nous doivent un paquet de sous. Bizarrement, dans les deux jours, le Service Client me rappelait, et face à un premier échec, retentait le coup dans la journée (Oh miracle !). Quelques explications plus tard, je faisais une croix sur mon règlement, ils faisaient une croix sur leurs frais de résiliation.

Victoire par KO (même si FA nous a égratigné le nez).

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Parce qu’en grands sadiques nous aimons achever nos adversaires.

Quelques jours plus tard, je reçois un texto de FA-version portable. Le paiement de mon abonnement mensuel n’est pas passé. Non mais c’est pas possible… Ah ben en fait si. Renseignement pris auprès de ma banque, et la guichetière ignorait ceci, FA-fixe et FA-portable, c’est un seul et même numéro d’organisme, ma banque ne peut pas faire dans le détail, alors elle a tout pété !

ÉPILOGUE

Hé oui, même si vous l’ignoriez, les épilogues n’existent pas seulement dans la littérature, il y en a aussi dans les matchs de catch.

J’ai réglé ma facture de portable par carte bleue sur Internet, FA a mis 3 jours avant d’intégrer cet état de fait et a continué de réclamer ses sous. J’ai pourtant, dès le lendemain, recontacté le Service Client afin de vérifier l’encaissement de ladite somme qu’un interlocuteur manifestement congolais m’a confirmé « Oui oui Madame, nous nous excusons de cette erreur technique, le prélèvement de la somme de **€ a bien été pris en compte, nous nous excusons, c’est une erreur technique, veuillez nous excuser« ***** Après quoi ce monsieur m’a gentiment signalé que mon forfait était hors de prix et que je pouvais désormais bénéficier d’un forfait plus avantageux pour nettement moins cher. Il a sans doute omis de me rappeler que cela m’engagerait à nouveau pour 24 mois alors que je suis désengagée depuis le mois de septembre…

* Et c’est là que je me rends compte que parmi mes lecteurs connus, pas un ne sait ce qu’est un Fichier d’Actions, en fait c’est moi la Geekette, je retourne me cacher.

** Au passage, nous n’utilisons jamais le téléphone fixe pour appeler vers des mobiles, ma propre ligne de portable est plus ou moins faite pour ça, mais bon, je veux bien croire à une défaillance soudaine et simultané de nos deux cerveaux.

*** Dans la réalité, l’échange n’était effectivement pas si franchouillard ! Pour être honnête, j’entendais bien faire comprendre à cette aimable individu mon mécontentement, et mon ton était tout sauf cordial.

**** Cet indice vous permettra d’ors et déjà d’éliminer un fournisseur d’accès de la liste des potentiels. Et je rappelle au passage qu’étant moi-même fonctionnaire, je suis en droit de nuire à leur réputation, même si l’image est infondée.

***** Cette fois, je n’exagère pas la politesse du monsieur qui a BIEN insisté sur le fait qu’il s’excusait. Par contre je vous fait grâce de l’accent, ne souhaitant pas être taxée de xénophobie : je respecte tout à fait les Congolais. Par contre, je respecte beaucoup moins la manie qu’ont les fournisseurs d’accès à expatrier leurs services d’accueil téléphonique dans des pays où les employés seront payés au lance-pierre et qui rendent certaines conversations tout à fait épiques.

Il va falloir que je me calme sur les notes de bas de page sur les articles de cette longueur, ça devient invivable !!!