Même dans le bâtiment, les miracles existent

Cette note s’adresse principalement aux personnes qui ne partagent pas notre quotidien, puisqu’il s’agit de narrer nos aventures électriques. Ceci exclue donc d’emblée le Jérôme (qui jusqu’à preuve du contraire partage mon quotidien au quotidien, fichtre !) et mes augustes géniteurs qui font actuellement office de logeurs, restaurateurs, artisans, nounou, et j’en passe.

Je ne sais plus bien où je vous ai lâché la dernière fois que j’ai sorti M. Tanner* de son étagère, mais les choses se sont pas mal bousculées ces derniers temps concernant le dossier « fée électricité ».

Fée mon derrière** oui ! Après une lutte acharnée menée par Mon Héros (Jérôme quoi), nous parvenons fin janvier à obtenir qu’ERDF daigne se pencher sur notre dossier. Nous devons, à ce moment de l’intrigue, emménager fin février, mais ERDF nous impose un délai hallucinant. Finalement, Mon Héros parvient à obtenir une interlocutrice valable qui nous promet rapidement un branchement de compteur avant le 1er mars. C’est sans compter sur la mairie. Nous déménageons donc chez mes parents.

Fausse alerte juste avant les vacances de mon électricien de père : ERDF nous annonce que c’est bon, ils ont l’autorisation de la mairie. Le paternel quitte le territoire français en toute quiétude mais en fait non ! Il se trouve que l’an dernier, la mairie a complètement refait la route et supposément tiré les « attentes » (terme déroutant désignant les câbles préparés par les concessionnaires -EdF, Lyonnaise des Eaux, France Telecom, tout ça- pour qu’ils puissent y accrocher un compteur relié à notre réseau personnel le jour où on dit qu’on veut que…) sur tous les terrains encore inhabités de la rue. Sauf qu’en fait, nous n’avons que celle de la Lyonnaise des Eaux, et la mairie tient mordicus que mais si enfin ils l’ont fait !

Heureusement que je bosse à la mairie d’ailleurs, ça aura permis à mon électricien de père (toujours lui !) de s’entendre dire, à son retour de vacances « ce dossier n’est pas prioritaire« . Donc une famille avec un bébé de 6 mois qui vit sous les ponts parce qu’un petit BIIIIIP de collègue a décidé qu’il préférait glander, ce n’est pas prioritaire. J’apprécie au passage. L’a de la chance que je ne le connaisse pas celui-là, et il a intérêt à planquer ses fesses pour éviter les présentations.

Au final, après deux mois d’efficacité flagrante de la part de mes comparses de la mairie, et après plusieurs menaces, demandes de rendez-vous au maire, etc., mon paternel s’est présenté à la mairie et a demandé à voir le Maire dans la minute. Malheureusement pour sa secrétaire, le Maire n’était pas présent, et en plus elle a eu la mauvaise idée de descendre au lieu de recevoir l’intrus dans son bureau. Donc elle s’est faite lynchée en public au beau milieu du hall d’entrée. Puis il a débarqué au centre technique où il a à nouveau lynché… la première personne qu’il a croisée… la directrice des services techniques… Avant d’aller finalement lyncher la personne responsable du dossier. Vous savez, celle qui a sorti que « ce dossier n’est pas prioritaire« . La semaine suivante, ERDF (ou plutôt son sous-traitant… ERDF n’est là que pour faire le lien entre EDF, le client et le sous-traitant qui fait les travaux, et empocher le pognon en fait) avait reçu l’autorisation de la mairie, faisait des trous dans la jolie route toute neuve et installait les coffrets de compteur. Samedi dernier, mon père a donc branché ses câbles aux compteurs.

La boulette ? Le sous-traitant d’ERDF a oublié de passer les fourreaux pour le téléphone en même temps alors qu’il avait dit qu’il le ferait. Qu’à cela ne tienne, avec toute cette affaire, ce type et mon père sont désormais fesse*** et chemise. Le monsieur a promis de repasser poser les fourreaux qu’il a oublié. Et mon père attend toujours son rendez-vous avec le Maire pour savoir qui paiera les frais de traversée de route que nous ne devrions pas avoir à débourser vu que « mais si voyons, les attentes ont été mises !!!« .

Dans le même temps, le CONSUEL passera lundi. Youpi, on va être bons pour s’installer… dans notre appartement ! Ben ouais, les finitions de la maison ne sont toujours pas finies !

Bref, voilà tout le comique de cette catégorie (Monsieur Tanner). Je l’avais ouverte en m’attendant aux pires co… bêtises de la part des artisans. Ben les artisans ont assuré (ou presque. Je vous parlerai peut-être un jour des malfaçons de la maison), ils ont tenu leurs délais au maximum de leurs possibilités, mais le gros du retard vient des concessionnaires et des finitions qui s’éternisent. CQFD.

Et re-bref, parce que rien ne vaut une conclusion de conclusion, j’ai désormais deux héros : mon époux et mon géniteur. Vade retro Freud !

* Les plus attentifs observeront que « Tiens, les liens de bouquins ne pointent plus vers Mollat ». Les plus attentifs sont remarquablement attentifs. Je pointais jusque là vers Mollat parce que c’est une librairie indépendante et régionale avec un service de commande Internet. C’était oublier (et je l’avais effectivement omis) le réseau de 1001 libraires, qui au passage a bien besoin d’un petit coup de main, contrairement à Mollat. Oui je milite toujours pour la librairie indépendante, oui je rappelle encore que la France est soumise à une loi sur le prix unique du livre autorisant une remise maxi de 5%, et non je ne pointerai pas vers le démon Amazon parce qu’ils sont méchants, pas indépendants du tout, et certainement pas « moins cher » étant donné la loi sur le prix unique du livre justement. Ni même libraires d’ailleurs.

** A cause de la boîte à gros mots, j’apprends à maîtriser mon vocabulaire, c’est dur.

*** Voir note précédente

Et le sommeil dans tout ça

Le sommeil, vaste sujet s’il en est.

Avant, il y a l’innocence. Une mauvaise nuit, c’est une nuit (une seule) pendant laquelle ce con* de chat a foutu** le bordel ***, les voisins bourrés ont déraciné un arbre rien qu’avec leurs hurlements, le stress vous a empêché de fermer l’œil… Les exemples sont légions et les nuits pourries MAIS le cas reste isolé dans le temps.

Puis il y a le TEEERRRRIBBBLE premier trimestre. On dort le jour. Pas la nuit. Le problème étant que votre patron, lui, vous demande d’être opérationnelle de jour. La nuit il s’en fiche un peu lui. D’ailleurs je propose de faire circuler une pétition pour qu’on ait un congé mater pendant le premier trimestre !

Puis il y a le troisième trimestre. Toutes les nuits à heure fixe, la baleine tente de rouler hors du lit.
– Mmmmh… ‘a va pas ? Zzz…
– Si si, je vais juste faire ma tournée nocturne des petits coins

A ce stade, le sommeil est perturbé à fréquence quotidienne, mais c’est encore gentil.

Puis vient la naissance. A noter d’ailleurs qu’on appelle l’expulsion du placenta « la délivrance » pour nous faire croire que ça y est, c’est fini. Mouahaha, la brigade des nurses a encore frappé. En vrai ce qui est fini, ce sont vos nuits, malheureux géniteurs !

La nuit qui a précédé mon accouchement, lorsque les contractions ont commencé à devenir vraiment gênantes, mon obsession était de parvenir à dormir un peu parce que ce serait ma dernière nuit de sommeil avant longtemps. Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’une fois la Gussette sortie de son cocon, dormir la nuit ne présentait qu’un intérêt mineur pour moi. Jérôme n’a manifestement pas partagé mon point de vue lorsque nous sommes rentrées à la maison (voir le dernier paragraphe de cette note). Toujours est-il que j’ai vécu avec angoisse les espacements de tétée de la Gussette (« Mais pourquoi elle ne se réveille pas ??? Elle doit crever la dalle, pauvre bout de chou ! Une si petite créature ne peut pas survivre aussi longtemps sans manger !« ) et j’ai presque moins dormi que si elle s’était réveillée pour manger.

Et puis elle a fait ses nuits. Bêtement, on s’est ré-habitué à dormir. Du coup, les réveils nocturnes systématiques d’une Gussette angoissée/affamée/endolorie des gencives/amusée**** (rayez la mention inutile) sont franchement pesants (« Mmmmh… Guchette…. Zzz… Dors« ). Pour mémoire, depuis le demi-déménagement, Gussette dors dans la même pièce que nous. J’ai soudain hâte qu’elle ait sa chambre !!!

L’angoisse vient quand on réfléchit à l’avenir. Ce n’est pas parce qu’un enfant grandit qu’il dort toute la nuit. Bientôt, à nous les cauchemars, les pipis au lit, les Maman-j’ai-vomi et tout le toutim. En fait, nous avons hâte qu’elle soit adolescente. Non qu’on dormira mieux hein, parce que les ados qui font le mur/ne rentre pas à l’heure dite, ça n’aide pas Papa et Maman à dormir. Par contre on se fera un plaisir à faire du bruit devant la porte de sa chambre à 8h le lendemain matin. VENGEAAAAAANCE !!!

* 1 centime dans la boîte à gros mots

** et encore 1 centime dans la boîte à gros mots

*** et encore 1 centime dans la boîte à gros mots. Je vais être vite ruinée moi. En plus, Jérôme a décidé d’ouvrir le compte en banque de Gussette avec le contenu de ladite boîte. Au moins son héritage ne sera pas taxé ! Surtout si Jérôme parvient à ses fins : il estime que le cours du gros mot n’est pas assez élevé.

**** Maintenant Gussette se réveille la nuit pour jouer ! Et vas-y que je tape comme une branque sur le matelas avec mes petits pieds… Et vas-y que je donne des grands coups de poings sur le bois du lit (qui résonne le con (et voilà, encore 1 centime))… Et vas-y que je bavarde pendant une demi-heure… Et après, quand elle est bien excitée, elle n’arrive plus à s’endormir, alors elle hurle.

Bon sinon, je ne sais pas si vous avez relevé le miracle, mais on dirait que je suis de retour sur la blogosphère !

Les vraies raisons pour allaiter

A peine la petite croix est-elle apparue sur le petit bâtonnet blanc qu’on nous abreuve de toutes ces formidables raisons pour lesquelles il FAUT allaiter. Faut bien avouer que le discours devient assommant à force : « immunité… blablabla… ce qu’il y a de meilleur… blablabla… sécurisant… blablabla… » et j’en passe.

Bon dans mon cas, c’était prêcher une convaincue, mais même si tout ça c’est vrai, on passe à côté des VRAIES raisons. La Gussette est sevrée (à mon grand désarroi) et j’en fais l’amère expérience !

  • D’abord, c’est E-CO-NO-MIQUE ! Les biberons, le lait en poudre, les centaines de bouteilles d’eau… Tout ça ça coûte un bras ! Alors qu’une tétée ne coûte rien. Ma seule dépense : un coussin d’allaitement. Certes ce n’est pas donné à l’achat, surtout si on en prend un bon (je jalouse celui de Foufie), mais ça m’a servi pendant ma grossesse pour dormir en posant mon gros ventre, pendant l’allaitement pour caler Gussette et mon coude, encore et toujours pour faire la faire dormir sur notre lit en toute sécurité, et je suis certaine qu’on lui trouvera de nouvelles prérogatives par la suite. Je n’ai même pas eu à acheter des coussinets d’allaitement, puisque ma sœur m’en a donné en tissus et m’en a refilé en jetable de quoi équiper les mamans d’une armée de bébés. Vu ce qu’il me reste, je peux vous sponsoriser ^^
  • Ensuite c’est PRA-TIQUE ! 5h30-6h du matin, Gussette a faim. Allez hop, à la tétée, et re-dodo direct, on changera la couche au réveil définitif. Là, maintenant, faut prévoir le matos pour le biberon sur la table de nuit la veille, préparer le tétou au moment voulu (« OUUUUUUUUUIIIIIIIIIIIIIIIN !« ), lui donner à manger (et là, le coussin cité ci-dessus sert toujours) et la rendormir (parce que paradoxalement, le biberon ne l’endort pas comme le faisait la tétée). Non mais sérieusement, j’aurais jamais pu faire les premiers mois au biberon quand elle se réveillait la nuit !!!
  • En plus, pour les mamans qui tirent leur lait, le lait maternel se CON-SER-VE ! J’ai rangé dans un coin les recommandations officielles françaises (c’est comme l’alcool ça, j’ai rangé cette interdiction formelle dans un coin et décidé d’en profiter occasionnellement) et je me suis fiée aux données scientifiques fournies par Véronique Darmengeat. Ca m’a permis de tirer mon lait le samedi pour le donner à Mme Nounou le mardi sans aucun scrupule. Au contraire, la conservation du lait en poudre, est nulle voire inexistante, et c’est franchement pénible.
  • Enfin c’est SYM-PA ! Oui bon, je rentre dans le discours habituel. Mais maintenant que je n’ai plus mon câlin, ça me manque. Pourtant il m’est arrivé de culpabiliser parce que je n’avais pas le sentiment de profiter de ces moments-là, mais maintenant que je ne les ai plus, ils me manquent.

Bref. Mon allaitement est mort, il me manque. Versez une larme sur sa tombe.

Petit escargot…

… porte sur son dos sa maisoneEEEeeEEetteEueUh…

 

Non vous ne rêvez pas : 2 notes en 2 jours…

MOUHAHAHAHAH !!! J’ai triché : je l’ai programmée hier parce que bon, faut quand même pas aller croire que j’ai le temps de passer deux fois d’affilée, nonononon !

Mais celle-là ça faisait longtemps que je voulais la poster, et là, j’avais du « temps libre » (entendez par-là que j’ai laissé Gussette hurler) et la Wacom Bamboo de ma mère me faisait de l’œil (et elle est trop trop trop bien d’ailleurs !)

 

Donc c’est une note que je voulais faire depuis 2 bons mois, et CA ALORS, elle est toujours d’actualité !

Pour la petite histoire, depuis qu’elle a 2 mois, Gussette bavouille. Alors au début on m’a dit que ses gencives s’élargissaient. Ensuite on m’a dit qu’elle aurait des dents très tôt (dixit l’ostéo). Ensuite on m’a dit que ma grande sœur avait des dents à 3 mois (« 3 mois 3 dents, 4 mois 4 dents ») et que Gussette ferait sûrement pareil (dixit ma mère de moi). Puis que d’ailleurs ses cousines avaient fait leur première dent assez tôt, alors pourquoi pas elle ? (dixit ma grande sœur de moi). Et enfin que regarde elle se masse les gencives, elle va sortir une dent (dixit Belle-Belle-Maman).

Puis elle a sorti tous les symptômes : joues rouges, petite fièvre, hurlements, caca liquide (pour une fois qu’elle constipait pas !), et j’en passe…

Mais voilà, Gussette a 6 mois et demi, et elle n’a pas de dent. Par contre, qu’est-ce qu’elle bavouille !!!!!!!

Conclusion, ma fille est un gastéropode : elle bave, mais elle n’aura jamais de dents… Faut que je vérifie : elle est peut-être aussi hermaphrodite ?

Le premier gâteau de Gussette

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De toutes évidences, Gussette a apprécié son premier gâteau. C’était il y a une semaine. J’ai ensuite appris que c’était beaucoup trop tôt. Bon d’accord. Mais dans tous les cas, elle l’a aimé, c’est certain !

(Faut dire que ça fait un moment qu’elle essaie de me piquer mes gâteaux à moi)

Cette note est brève, MAIS c’est une note. On fait avec le temps qu’on a, désolée pour mes fans… 🙂
La photo a été prise par sa Mamisa depuis son téléphone. Sur l’écran du téléphone, elle avait une meilleure qualité que les photos de mon appareil 12Mpx, mais en fait non, c’est clair…