Mon périnée et moi

ATTENTION : ceci est un post TRASH ! Esprits sensibles (et masculins) s’abstenir.

S’il y a une chose qu’on est sûre d’avoir après l’accouchement, c’est la rééducation périnéale. Enfin moi ce que j’en savais avant c’est que :

  • ça permet de ne pas faire pipi dans sa culotte au moindre ricanement
  • que ça permet d’éviter les descentes d’organes (mais à quoi donc ça correspond, cette jolie expression ?)
  • il existe deux méthodes de rééducation : une manuelle (euh ça donne quoi ? un cours de gym de l’entre-jambe ?) et une technologique avec un godemiché une sonde
  • que le périnée c’est un muscle (ou en tous cas un ensemble de muscles) dont on n’a pas conscience et que pour le rééduquer, faut apprendre à le trouver

Six semaines après l’accouchement, la jeune maman se rend consciencieusement chez son gynécologue pour vérifier que tout s’est bien remis en place (le col, l’utérus, tous ces trucs qui ont *un peu* bougé ces derniers mois). En bonne élève*, je suis sortie dudit rendez-vous avec la mention « Excellent ».

Bien souvent, la jeune maman en ressort donc munie d’une ordonnance à présenter à un kiné ou à une sage-femme pour 10 séances de rééducation du périnée, et d’une autre ordonnance, à présenter cette fois en pharmacie pour l’acquisition d’un godemiché d’une sonde. Pour ma part, je n’ai eu que la première ordonnance, car je savais, et ma gynéco également, que ma sage-femme** est une grande adepte des méthodes douces.

En tous cas, cette rééducation, j’avais hâte de la faire et ce pour plusieurs raisons :

  • je faisais pipi à la culotte au moindre éternuement (pour les ricanements, ça va encore, ouf)
  • après avoir testé la cystite sans périnée, j’ai pu découvrir le vrai sens du mot « incontinence »
  • j’espérais reprendre une activité sportive à un moment ou un autre de ma vie (qui a dit janvier ? non mais tu rêves Cocotte !) surtout qu’après un rapide examen, mes petits abdos que j’aimais tant se sont littéralement fait la malle : il n’y a plus rien à cet endroit-là !

Bref, premier rendez-vous avec ma sage-femme, elle me pose plein de questions super glamours (genre « avez-vous des fuites urinaires quand… » ou « lorsque vous avez des gaz, parvenez-vous à les retenir ? ») que si jamais j’avais encore un tant soit peu de fierté, après ça j’ai fait une croix dessus. Pour preuve, je n’ai même pas fait l’effort de m’épiler lors des séances suivantes (la dernière épilation datant d’avant l’accouchement -restons dans le glamour). Elle conclue la séance par un franc « Bon ben vous n’allez pas reprendre le sport tout de suite hein ! ». Argh !

Second rendez-vous, petit cours d’anatomie. Voilà, le périnée en fait, c’est une espèce de grand 8 autour de mes parties intimes, et puis encore des muscles sur les côtés, et puis encore une espèce de hamac dans le dedans qui retient les organes. Bref, en fait, si on fait court, le périnée c’est tout un entrelacs de tonnes de muscles qui servent à refermer les orifices d’en-dessous et à retenir les organes au-dessus (en tous cas c’est ce que j’ai compris). En plus, la rééducation ne sert pas uniquement à remuscler tout ça, mais aussi à remettre en place mes organes qui ont été *un peu* bousculés à la sortie de Gussette il parait.

Et alors là, on m’a demandé de faire des petits exercices super mignons où que je dois imaginer des ponts levis qui se referment, des herses qui descendent et des petites bulles qui montent qui montent qui montent. C’est trop choupi trognon, moins sportif et nettement moins glauque que je ne l’imaginais (si on oublie les doigts de la sage-femme posés euh… ‘fin bref).

Aujourd’hui, après quelques séances, ma sage-femme a voulu faire un état de l’avancement de la chose, et elle a conclu que finalement, j’allais quand même avoir droit à mon godemiché en complément de la méthode « manuelle » parce que non, là c’est pas possible. Alors de une, je suis super frustrée qu’on puisse remettre ma musculature en cause, alors qu’on m’a toujours dit que « Wouah Angélique t’as le dos super musclé » ou encore « Dis donc Angélique, ton corps est vachement ferme pour une femme ! »*** alors même que j’avais abandonné toute pratique sportive depuis des années. Donc là, une petit bébé de 3kg100 et hop, il n’y a plus rien ??? Non mais c’est quoi ce délire ?! De deux, je suis super déçue, ma sonde elle ne ressemble pas du tout à un godemiché !

* Celui qui rappelle que j’ai toujours été une élève passable, je le passe à la baïonnette !

** Il y a déjà tout le corps médical bordelais qui a examiné mon intimité, pas la peine d’y rajouter un kiné, merci. Ma sage-femme fera donc farpaitement l’affaire.

*** Dixit des gens qui ont tenté de me masser, dont ma collègue qui a été masseuse professionnelle dans une autre vie (ma collègue c’est une warrior de l’expérience professionnelle : réflexologue, masseuse, agricultrice de graines d’alfalfa, hôtesse d’accueil en banque et en mairie, bibliothécaire, et je suis sûre d’en oublier ! Fiou !)

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4 réflexions au sujet de « Mon périnée et moi »

  1. J’ai bien rigolé 🙂

    Pour les garçons qui trouvent que c’est exagéré ou les filles qui ne l’ont pas encore vécu… J’ai le regret de vous dire que c’est exactement comme ça que ça se passe !
    Et en plus, des fois, les 10 séances ne suffisent pas 😥

    Dommage, je n’arrive pas à retrouver le dessin de Nathalie Jomard sur le sujet…. « Alice Dupot, sage-femme »

  2. Au sexy-center, la vendeuse nous a fait l’éloge des boules de geïsha pour muscler le périnée.
    Bizarre que ta sage-femme n’en parle pas.
    Je comprends vraiment pas ! 😉

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