La première fois (2)

La première fois que Gussette a VRAIMENT fait sa nuit… Je n’en reviens pas !

7h30 : premiers couinements qui me réveillent… Tiens, mais elle n’a toujours pas tété ??? Alors je commence à me lever. Puisqu’elle ne pleure pas encore, je prends le temps de mettre un peignoir, de donner quelques croquettes au chat, d’aller au toilettes et… de me recoucher, la demoiselle s’est rendormie.

Bah je ne me fais pas d’illusions, elle se réveillera à 8h avec le réveil, comme d’habitude quoi.

A 8h20, Jérôme et moi nous levons, Gussette dort toujours. Petit déjeuner (presque) peinard (ce n’est pas rassurant tout ça quand même). Je finis par aller la voir, et je trouve un bébé en train de téter ses deux doigts tranquillou. Youhouuuuu, elle a fait sa nuit !!!!

Projet couture

Alors oui je sais, j’avais dit que je ferais une tunique pour Gussette assortie à son sarouel. Mais plus je réfléchis à la question et moins je suis motivée à m’embêter là-dessus pour que ça serve si peu. Le sarouel était très facile, et peut-être que je renouvellerai l’expérience en 6 mois (j’ai dis « peut-être ») et à ce moment là peut-être que je lui ferai ladite tunique (j’ai dis « peut-être » aussi), mais faire une tunique nécessite plus de 2 morceaux de tissus, ça demande un peu plus de temps à la confection, et si c’est pour qu’elle la mette 1 mois, voire moins, ça me déprime à l’avance.

Par contre, ça fait un petit moment que j’ai envie de me remettre à la couture, et la découverte de ce blog m’a donné envie de me bouger un peu. Et puis en cherchant du tissu pour le sarouel, je me suis rendue compte que mes réserves comptaient quasi-exclusivement du coton tout fin uni. Donc jeudi, j’ai mis Gussette dans le bus, direction Bordeaux. L’expérience était très instructive d’ailleurs : il semble qu’elle adore ! Un tour à Toto plus tard, je reviens avec du tissu bien épais pour me faire un ensemble pour Noël.

Les plus assidus me rétorqueront que tous les ans je projette de me coudre une tenue à Noël, et que tous les ans je finis par sortir une vieille robe à l’arrache. Certes. Mais cette fois, j’ai découpé le patron de la jupe !!! Avouez qu’il y a du mieux ! D’autant que j’ai un mois devant moi, que je suis  la maison toute la journée (avec un bébé sur les bras oui bon) et qu’en plus Gussette est en adaptation chez la nounou à partir de mi-décembre.

Alors à moins que Jérôme ne me refasse un coup pendable genre je me fais hospitaliser quand ce n’est pas le moment, il y a des chances pour que cette année, je sois habillée made by myself pour les fêtes. Ce serait incroyable non ? Donc l’idée serait de faire ce modèle de jupe, accompagné de ce modèle de haut. Faut encore que je trouve quoi mettre par-dessus pour ne pas me les peler (hé oui, mince alors, Noël tombe encore en décembre cette année !).

Le coup de gueule du jour

Je vous entends d’ici (oui, mon ordinateur a de très bonnes oreilles) : « Oh non, elle va encore nous gaver avec ses fonctionnaires ! ». Non point messieurs-dames. Nous allons aborder aujourd’hui un sujet bien plus sérieux : les poils de brosses à dents !

Non parce que bon, y’en a marre quoi ! Quand donc l’honnête citoyen -qui s’applique jour après jour à la fastidieuse tâche d’entretenir sa dentition ! Quand donc pourra-t-il s’y adonner les yeux fermés sans craindre de rendre son petit déjeuner au lavabo de la salle de bain ? Car ces objets qui occupent une place toute particulière dans notre quotidien sont tout de même d’une sournoiserie sans limite, il faut bien l’admettre. Qu’ils perdent leurs poils, admettons. Mais il se trouve qu’ils vont toujours se fourrer tout au fond de la cavité buccale, là où ils chatouillent la glotte de l’usager assidu, et incitent ledit usager à la régurgitation. Car non contents de se fiche dans des lieux inadéquats, ils sont de surcroît obtus au point de refuser de s’en faire déloger facilement.

Il est donc grand temps de pousser un bon coup de gueule et de taper du poing sur la table. Puisque les poils de brosse à dents sont de nature sournoise, il revient aux fabricants de s’appliquer à créer des brosses qui ne perdent pas leurs poils. Et c’est là que le bât blesse : quelle que soit la qualité de l’objet que j’utilise, vient toujours le moment où je m’étrangle au-dessus de mon lavabo, bavouillant avec beaucoup de grâce pour tenter de recracher l’intrus !

Mes amis, prenons notre toilette en main et battons-nous pour que cesse cette ineptie et pour que nos brosses à dents gardent leurs poils pour eux !

L’actualité mon c***l

Régulièrement, aux infos, on en entend des vertes et des pas mûres sur les fonctionnaires. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on y a réchappé puisque entre 8h (allumage de la radio) et 10h (fin de l’émission de Bourdin), la Fonction Publique en a encore pris pour son grade. Alors certes, J.-J. Bourdin n’a cessé de dire tout du long qu’il fallait arrêter de stigmatiser le public et le privé, mais bon, la consultation du jour c’était quand même « les fonctionnaires sont-ils des privilégiés ? », et évidemment l’émission s’est terminée sur un joli « oui » à 62%.

N’empêche que si je suis fonctionnaire, ce n’est pas tout à fait par choix, c’est juste que pour faire de la communication publique, bosser dans le service public c’est un peu obligé. Au passage je suis ravie de signaler que je ne fais même pas mon boulot, parce que dans la Fonction Publique on vous embauche pour pouvoir vous mettre à votre vrai poste « quand il y aura de la place » et après on vous entube. Alors bon, je ne me plains pas forcément, bibliothécaire y’a pire comme placard, mais un bac+4 pour toucher à peine plus que le SMIC, je suis enchantée ! « Oui mais vous avez la sécurité de l’emploi ». Oui, et aussi des avertissements et des blâmes dès que vous vous investissez un peu, mais que votre patron n’a pas envie de se bouger. Et puis le harcèlement moral pour faire partir les collègues encombrants ça existe aussi.

Alors je ne dis pas, il y en a qui profitent, c’est vrai. Comme partout. Il y a des incompétents, c’est vrai. Comme partout. Mais beaucoup moins qu’on ne veut bien le laisser croire parce que c’est toujours facile de juger les gens quand on ne connait pas leur travail. Je suis loin d’être tendre avec les fonctionnaires d’une façon générale, mais je ne suis pas tendre non plus avec un type du privé s’il fait mal son job, de la même façon que je suis contente quand un fonctionnaire ou un privé est efficace.

Qu’on arrête les histoires de privilèges dans la Fonction Publique, de salaires, de 13° mois dans le privé… Qu’on mette tout le monde à la même enseigne. Moi je veux bien faire une croix sur mes avantages, je veux juste pouvoir faire le métier que j’aime, être reconnue dans mon travail et être payée en conséquence, parce que le bénévolat pour des cons, c’est non (en tant que fonctionnaire, j’ai toujours bossé pour le contribuable, mais malheureusement dans la réalité, ce n’est pas le contribuable mon patron).

Au risque de me répéter, si je peux dissuader ma progéniture de suivre ma voie, je le ferai. Être fonctionnaire, c’est la merde (et pourtant mon père m’avait prévenue), et les beaux sentiments genre se mettre au service des Français, ben c’est du pipeau.

Mon périnée et moi

ATTENTION : ceci est un post TRASH ! Esprits sensibles (et masculins) s’abstenir.

S’il y a une chose qu’on est sûre d’avoir après l’accouchement, c’est la rééducation périnéale. Enfin moi ce que j’en savais avant c’est que :

  • ça permet de ne pas faire pipi dans sa culotte au moindre ricanement
  • que ça permet d’éviter les descentes d’organes (mais à quoi donc ça correspond, cette jolie expression ?)
  • il existe deux méthodes de rééducation : une manuelle (euh ça donne quoi ? un cours de gym de l’entre-jambe ?) et une technologique avec un godemiché une sonde
  • que le périnée c’est un muscle (ou en tous cas un ensemble de muscles) dont on n’a pas conscience et que pour le rééduquer, faut apprendre à le trouver

Six semaines après l’accouchement, la jeune maman se rend consciencieusement chez son gynécologue pour vérifier que tout s’est bien remis en place (le col, l’utérus, tous ces trucs qui ont *un peu* bougé ces derniers mois). En bonne élève*, je suis sortie dudit rendez-vous avec la mention « Excellent ».

Bien souvent, la jeune maman en ressort donc munie d’une ordonnance à présenter à un kiné ou à une sage-femme pour 10 séances de rééducation du périnée, et d’une autre ordonnance, à présenter cette fois en pharmacie pour l’acquisition d’un godemiché d’une sonde. Pour ma part, je n’ai eu que la première ordonnance, car je savais, et ma gynéco également, que ma sage-femme** est une grande adepte des méthodes douces.

En tous cas, cette rééducation, j’avais hâte de la faire et ce pour plusieurs raisons :

  • je faisais pipi à la culotte au moindre éternuement (pour les ricanements, ça va encore, ouf)
  • après avoir testé la cystite sans périnée, j’ai pu découvrir le vrai sens du mot « incontinence »
  • j’espérais reprendre une activité sportive à un moment ou un autre de ma vie (qui a dit janvier ? non mais tu rêves Cocotte !) surtout qu’après un rapide examen, mes petits abdos que j’aimais tant se sont littéralement fait la malle : il n’y a plus rien à cet endroit-là !

Bref, premier rendez-vous avec ma sage-femme, elle me pose plein de questions super glamours (genre « avez-vous des fuites urinaires quand… » ou « lorsque vous avez des gaz, parvenez-vous à les retenir ? ») que si jamais j’avais encore un tant soit peu de fierté, après ça j’ai fait une croix dessus. Pour preuve, je n’ai même pas fait l’effort de m’épiler lors des séances suivantes (la dernière épilation datant d’avant l’accouchement -restons dans le glamour). Elle conclue la séance par un franc « Bon ben vous n’allez pas reprendre le sport tout de suite hein ! ». Argh !

Second rendez-vous, petit cours d’anatomie. Voilà, le périnée en fait, c’est une espèce de grand 8 autour de mes parties intimes, et puis encore des muscles sur les côtés, et puis encore une espèce de hamac dans le dedans qui retient les organes. Bref, en fait, si on fait court, le périnée c’est tout un entrelacs de tonnes de muscles qui servent à refermer les orifices d’en-dessous et à retenir les organes au-dessus (en tous cas c’est ce que j’ai compris). En plus, la rééducation ne sert pas uniquement à remuscler tout ça, mais aussi à remettre en place mes organes qui ont été *un peu* bousculés à la sortie de Gussette il parait.

Et alors là, on m’a demandé de faire des petits exercices super mignons où que je dois imaginer des ponts levis qui se referment, des herses qui descendent et des petites bulles qui montent qui montent qui montent. C’est trop choupi trognon, moins sportif et nettement moins glauque que je ne l’imaginais (si on oublie les doigts de la sage-femme posés euh… ‘fin bref).

Aujourd’hui, après quelques séances, ma sage-femme a voulu faire un état de l’avancement de la chose, et elle a conclu que finalement, j’allais quand même avoir droit à mon godemiché en complément de la méthode « manuelle » parce que non, là c’est pas possible. Alors de une, je suis super frustrée qu’on puisse remettre ma musculature en cause, alors qu’on m’a toujours dit que « Wouah Angélique t’as le dos super musclé » ou encore « Dis donc Angélique, ton corps est vachement ferme pour une femme ! »*** alors même que j’avais abandonné toute pratique sportive depuis des années. Donc là, une petit bébé de 3kg100 et hop, il n’y a plus rien ??? Non mais c’est quoi ce délire ?! De deux, je suis super déçue, ma sonde elle ne ressemble pas du tout à un godemiché !

* Celui qui rappelle que j’ai toujours été une élève passable, je le passe à la baïonnette !

** Il y a déjà tout le corps médical bordelais qui a examiné mon intimité, pas la peine d’y rajouter un kiné, merci. Ma sage-femme fera donc farpaitement l’affaire.

*** Dixit des gens qui ont tenté de me masser, dont ma collègue qui a été masseuse professionnelle dans une autre vie (ma collègue c’est une warrior de l’expérience professionnelle : réflexologue, masseuse, agricultrice de graines d’alfalfa, hôtesse d’accueil en banque et en mairie, bibliothécaire, et je suis sûre d’en oublier ! Fiou !)

Un sarouel pour Gussette

Belle-Belle-Maman* avait fait pour Gussette un adorable ensemble en laine pantalon + pull, ainsi qu’un pull en rab. Super chouette avec l’hiver approchant (Hein on est en novembre ? Zêtes sûrs ?) : chaud, pratique et en plus joli, surtout que les pulls et les pantalons en 3 mois, je suis preneuse. Oui mais voilà, je suis une boulette. Une lessive lancée un peu à la va-vite et le tout part dans une machine « synthétique ». Bref, la laine a bouilli, je n’ai plus qu’à habiller un doudou de Gussette avec.

Il m’a fallu un bon moment pour me remettre de ma connerie, mais à l’arrivée, j’ai décidé de ressortir ma machine à coudre. Enfin si Gussette voulait bien m’en laisser le temps. Il y a 3 ans, j’avais fait une tentative de sarouel pour ma nièce n°2, j’ai nommé Bichette à Paillettes (oui, ma sœur donne des surnoms encore plus stupides que moi à ses filles). Fumble comme on dit : à l’époque je ne savais pas comment était fichu un bébé (les couches, tout ça…). Mais là maintenant je sais, et le patron en lui-même est très facile. Donc 3 jours après ( hé non, Gussette n’a pas été très coopérative), et après avoir découvert que sur une tenue pour bébé, vaut mieux faire les ourlets AVANT le montage (sinon ça ne passe plus à la machine), j’obtiens un adorable sarouel :

Sarouel devant
Devant
Sarouel derrière
Derrière
Sarouel porté
Sur Gussette

Trop fière de moi, faut absolument que je fasse une tunique assortie. J’ai plusieurs patrons en vue, faut que je fasse un choix, tout en tenant compte des paramètres « facilité » et « rapidité » parce qu’avec Gussette à côté c’est un poil compliqué quand même.

* Beau-Papa est remarié

Inecrédibeul

Ce matin un miracle s’est produit. Je ne me fais pas d’illusion, la journée ne va pas se terminer de façon aussi positive, mais en tous cas elle a bien commencé.

  • D’abord cette nuit, Gussette a tété à 5h et c’est tout. Youhouuuuu ! Ouane poïnte ! Bon, elle y a passé 3/4h, on ne peut pas tout avoir. Égalizéïcheune.
  • D’habitude, à 8h le matin, si elle n’est pas déjà réveillée, elle s’aperçoit soudain qu’elle a faim. A 8h pétante de façon systématique, oui oui. Parce que mademoiselle entend le radio-réveil de Jérôme qui l’a pourtant baissé autant que possible (et elle dort dans la pièce d’à côté). Inutile d’avouer que généralement, on est réveillés par les pleurs de Gussette plutôt que par l’objet destiné à cette fonction. Ce matin, pas vraiment. Elle l’a entendu hein, le réveil, mais là elle a attendu que son père se lève pour ralouter (8h15 quoi). Et même pas faim, elle s’est laissée installer dans le transat à faire plein de grands sourires à son géniteur pendant qu’il prenait son petit dej’ (au lieu de pleurer à chaudes larmes parce qu’elle préfère être dans nos bras). Au final tétée à 9h30. Tou poïnte eugaine.
  • De toute la matinée elle n’a presque pas pleuré alors que je l’ai laissée tout le temps dans le transat. Ouane poïnte. Sauf quand j’ai sorti le tire-lait*. Alors là j’ai fait une connerie : on ne peut pas en vouloir à Gussette de se mettre à hurler en voyant sa mère se désaper et donner son lolo à autre chose qu’à elle. Ben oui, je suis bête, je l’avais gardée près de moi pour qu’elle ne soit pas seule, je n’ai pas pensé aux conséquences. Bon, tétée de consolation, ça allait mieux après.
  • Au passage elle n’aime toujours pas le bain hein. Ouane poïnte for heure.
  • La journée, Gussette NE DORT PAS. Ou alors seulement dans nos bras. Mais pas genre, elle ne s’endort que dans nos bras et on peut la poser après hein, non non. Si on la repose alors qu’elle s’est endormie, elle se réveille. Voilà, c’est tout, faites avec les vieux. Ben là, en ce moment, elle est en train de pioncer. Dans son lit. SI ! Je ne dis pas que l’endormir a été facile, mais n’empêche, le résultat est là. Ouane poïnte.
  • Tout le monde me regarde avec des gros yeux quand je dis qu’à presque 2 mois, ma fille tète encore toutes les 2h en journée. Réaction de Copine Cécile que je l’aurais assommée quand elle m’a sorti ça : « Tu devrais passer au biberon alors » (on ne touche pas à mon allaitement, screugneugneu ! Le biberon c’est LE mal, et c’est l’anti-solution absolue). Bon alors depuis hier, elle tète moins souvent mais beaucoup plus longtemps et bien plus nerveusement (va falloir que mon corps s’adapte au changement, maintenant c’est moins souvent mais plus de quantité). Donc aujourd’hui, à 15h30, elle a 3 tétées dans le ventre. Ouane poïnte quand même.

Résultat : 6 à 2, on progresse !

Bon, si la demoiselle, toujours accorte, poursuit sa sieste (ce dont je doute là, elle commence à s’agiter), je vous prépare un post couture (et oui, messieurs-dames, j’ai eu le temps de faire de la couture). Sinon ce sera dans les prochains jours parce que, une fois n’est pas coutume, je suis trop fière de moi ! (EDIT : Ben voilà, c’est fait !)

* Samedi après-midi, on va au ciné, youhouuuu \o/ Et donc il faut que je laisse un stock de biberons à Beau-Papa qui va faire office de nounou. Et comme la journée sera chargée, pas le temps de tirer le lait le jour-même