Promende à Pau

Jérôme était en déplacement professionnel à Pau lundi et mardi. Comme ça me prenait la tête qu’il soit absent 2 jours en plein dans mes congés, je l’ai accompagné. Alors c’est cool, parce que son patron m’a payé la chambre du coup (merci M. Daurel) à l’hôtel 3 étoiles Surpris Très confortable. Autre chose que le 3 étoiles en Italie ! 

J’en ai profité pour aller rendre visite à mon grand-oncle et ma grand-tante (qui a pris un sacré coup de vieux Confus). Au passage Michel et Annie passent le bonjour à la famille.

J’ai également visité le château de Pau, qui est plutôt classe (désolée pour le manque d’enthousiasme : quand on a vu la Toscane, on est blasé pour un moment…). Le plus marquant à mon avis restent les statues de Henri IV et Sully en « carton pierre » : connaissais pas Surpris. La carapace de tortue : beaucoup de bruit pour pas grand chose, vu que ce n’est jamais qu’une légende. Beaucoup autour d’Henri IV, peu de choses à propos de Marguerite d’Angoulême et Henri d’Albret ou de Gaston Phébus, le château ayant été entièrement retouché au XIX° siècle autour du personnage d’Henri IV. Guide cynique au possible : je me suis bien marrée. En tous cas beaucoup plus que dans la grande bâtisse où Jérôme et sa collègue Caroline faisaient leur relevé.

Caroline a commencé par annoncer lundi matin que le bâtiment avait été brutalement abandonné 40 ans plus tôt et laissé en l’état. Le cabinet dentaire était intact et les casseroles sales toujours dans l’évier (véridique !) Moment de recul… Souvenir brutal d’un navet cinématographique : La maison de l’horreur, film d’épouvante qui se passe dans un ancien asile de fou des années 30 dans lequel les « médecins » pratiquaient des expériences sur les patients. Une rébellion avait occasionné la mort de la totalité des occupants de l’établissement et les salles d’expérimentations laissées en l’état (vous remarquerez que j’ai une haute opinion des cabinets dentaires Rire)

Le mouvement de recul ne me laissera plus. A chaque fois que j’ai mis les pieds dans ce fichu bâtiment, une angoisse oppressante m’a pris. Evidemment : pas d’électricité. Volets clos et difficilement ouvrables (ce qui a posé problème à Caroline et Jérôme qui devaient prendre des photos de la façade avec les volets ouverts). Mobilier toujours en place, papiers recouvrant les sols suite à un (des ?) cambriolage, tapisseries à moitié arrachées et moisies, portes condamnées créant un véritable dédale. Tout pour aider. A un moment, je me disais que s’il arrivait le moindre truc, il nous faudrait 1/2h pour pouvoir dégager. Ce moment-là, c’est celui où nous étions dans un étage tout moisi, où on s’attendait à percer le plancher à tout moment, où la luminosité était quasi nulle, où l’orage grondait dehors et où les fenêtres claquaient sous l’effet du vent. Pour ne rien cacher : je tremblais (froid, vertige occasionnel et trouille incommensurable). Caroline jetait des petits coups d’œil pas rassurés, et Jérôme lui-même a avoué ne pas être tranquille ! Ma crise d’angoisse n’a pas vraiment dû les aider Embarrassé

Ils n’ont même pas pu terminer le boulot : plus de batterie dans aucun des appareils photo, pas le temps de finir le « rez-de-jardin » (j’ai découvert un mot !). On a terminé à 19h30, il n’y avait plus de lumière et il restait encore 3h de trajet jusqu’à Bordeaux. Sans compter qu’il fallait rendre les clefs, que la personne qui devait venir les chercher s’est retrouvée bloquée ailleurs, qu’il nous a envoyé à l’agence, place de Zerdun (en insistant sur le « z »), qu’il n’y avait pas de place de Zerdun sur le plan, qu’on a dû passer à l’hôtel pour se renseigner, que l’hôtel n’a pas trouvé non plus et que du coup on a essayé la place de Verdun, qui était bien la bonne place mais tellement immense qu’il a d’abord fallu trouver l’agence (Caroline a de très bons yeux).

20h passées, pas question de manger au resto, y’a plus le temps, on atterrit au Mc Do, déco aviation. On s’est installé à une table à côté d’un compteur de vieil avion. De façon instinctive pendant la moitié du repas, je m’écartais de ce compteur. Je me suis rendue compte tardivement de ma réaction et de sa cause : le compteur d’avion ne me rappelait que trop les compteurs électriques antiques qui se trouvaient de façon éparse dans la bâtisse que relevaient Jérôme et Caroline. Je ne parlerai pas des ados qui faisaient une bataille de bouffe derrière nous ni de l’engueulade que Jérôme leur a passé quand le contenu d’un verre est passé derrière Caro. Je ne l’avais jamais vu s’énerver. Apparemment, Caroline non plus.

Arrivée à la maison à minuit : Jérôme a bien roulé ! Je me rends compte à ce moment-là que la trousse de toilette comprenant notamment ma pilule et deux petits flacons de gel-douche « empruntés » à l’hôtel est restée à Pau Grenouille

 

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Une réflexion au sujet de « Promende à Pau »

  1. Hum … c’est pas comme si je m’étais vraiment énervé quand même … j’étais soft là ^^(pas bien de jouer avec la nourriture)

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